Bonsoir à toutes et tous ! (CLAP CLAP CLAP!! - sifflements - CLAP CLAAAP!!) A celles et ceux qui, déjà ! souhaiteraient me connaître plus intimement, voici, rien que pour vous, ma notice de présentation sur facebook.
-lun, 06/11/2006 01 : 09 michael flame Moui...je vous trouve un peu dure ici, mais cela est de bonne guerre dans un avis subjectif. Il me semble que "baiser quelqu'un" est souvent une imposture. Il fallait peut-etre y voir ici l'expression métaromanesque, voire métapoétique (au sens grec de "poein" qui veut dire fabriquer), d'une intentionnalité littéraire belle et bien subversive, quant à l'époque et aux attentes annagavaldisante qu'offre la consommation de masse à une masse informe dont les media se font si bien l'écho. Et puis de l'autre côté, y a des sensibilités errantes, qui puent bon dans ce monde de *****. Il y a une auteure douée. Petite fille, elle voulait surement qu'un prince charmant lui fasse l'amour. Finalement, elle nous a baisé. Et foutu en cloque. Elle restera, à n'en pas douter. NB : lire son dernier bouquin MF
(Attention Bonus CS : sa propre réponse dalors quelle a depuis autocensuré !) -Wahou, pas d'accord du tout... ;-) Parce qu'une gonzesse dépeint le monde glauque dans lequel elle évolue - et semble d'ailleurs se complaire - en émaillant sa production de bite et couille, on trouve ça génial, sensible et cela reflète forcément un don !! Que son bouquin ait défrisé quelques barbeaux parisiens entre deux pince-fesses à St Germain, sans doute, et cela leur aura peut-être rendu service. Ils auront eu l'impression de comprendre une partie de la misère humaine en se réjouissant de n'être pas concernés. Lire ce roman leur a permis de s'encanailler à bon compte, et ils ont adoré le petit frisson qui a parcouru leur échine, lorsqu'ils se disaient : "Pouah, c'est dégueulasse", et tournaient vite la page pour lire la suite Que cette page d'écriture soit nécessaire à VP pour exorciser ses démons, très bien. Sommes-nous pour autant obligés de trouver ça génial? Pour moi, ce genre d'uvre reflète précisément ce que la société de consommation offre de pire : une bouse - cathartique certes, mais et alors? - dans un papier marqué "génie", et le troupeau suit et achète! On dirait le conte enfantin sur les habits neufs de l'empereur!! Pas sur que je lise son dernier
-Il n'est pas question de se sentir obligé de trouver cela génial, rien de plus énervant que le consensus...au contraire même, ajouterai-je, il me parait que Despentes est plutot massivement décriée, que ce soit par l'infime tranche des gens qui la lisent, à fortiori par ceux qui ne veulent pas la lire. En cela, il est facile de prendre des citations grossières en les décontextualisant : le lecteur lambda s'imagine que cette grossièreté est gratuite et fashion. Que nenni, c'est ignorer qu'on a affaire à un roman, fictif, que la citation est celle d'un personnage, personnage qui correspond bien à une époque, qui n'est plus l'époque des amours bucoliques de Ronsard pour Cassandre Salviati par exemple...Je veux dire par là que l'on ne doit pas oublier un point essentiel de poétique du récit : virginie est une romancière, qui donne la parole à des personnages, et que son référent est actuel et sociétal. Bien. Ce bouquin m'a plu car il est d'époque, dérangeant, et intelligemment écrit. Sans même juger le style en le connotant, il y a un style Despentes, c'est tout ce que la postérité demandera en définitive, le style despentes, dans les pages 21ième siecle des ouvrages d'histoire littéraire...Lire un livre et l'apprécier à sa juste valeur nécessite une double approche (en plus de celle, légitime, de la subjectivité) : une lecture "trop près" de myope, qui questionne le rapport fond et forme, et une lecture "trop loin", en regard d'une production littéraire bien souvent formatée. Je ne sais pas moi, mais ca m'a surpris qu'une femme, écrivaine de son état, ait un style sordide et un univers aussi noir. C'est intéressant ne serait ce que pour une approche, très en vogue, dite de "gender study" : qu'est ce qui fait la femme ou l'homme dans le style. Marie Darrieussecq se pose la question, en analyste (pas en tant qu'auteur...encore que, forcément se la pose t'elle aussi à ce niveau là de son activité) : une femme doit elle écrire proprement? Faut il légiférer l'écriture à une époque donnée, et dire que si on trouve les mots "bite" et "couille" comme vous le faites pour résumer rhétoriquement votre parti pris d'une lecture cursive (à mon sens!), doit on dire que c'est une bouse?...Vous savez, Baudelaire et Flaubert, on leur a fait un procès moral de cet ordre là à leur époque...mais aujourd'hui, on ne peut exclure ces deux noms de notre patrimoine historico culturel. On peut trouver que c'est de la bouse, ou pas. Moi pas. Vous peut-etre, et c'est légitime, donc aucun souci. Mais bon, parler de Despentes comme de JM Bigard, ca a le don de m'agacer, comprenez. Bien à vous, MF
-Monsieur Levy fut président du jury du prix Montalembert (juin 2006 à lhôtel Montalembert, 3 rue de Montalembert - Paris (7ème))
Le Prix Montalembert, Prix du Premier roman de femme consacrera chaque année le premier roman dune femme écrivant en français et souhaite ainsi encourager les femmes à devenir auteures.
Le personnage est sympathique, l'interview était intéressante. Je constate juste une contradiction : sa dénonciation résistante, londonienne, de la démagogie bobo parisienne, et son respect des lecteurs qui le comparent, dans une visée négative, à Barbara Cartland. Qu'on le lise dans le métro fait son bonheur. Pour autant, il semble moins respecter le lecteur Guillaume Durand qui parle de son bouquin comme d'un roman de plage. Pourquoi mépriser la plage et aimer le métro quand on quitte Paris pour fuir la démagogie?
Respectueusement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 30 novembre 2006 à 19:23
-Jo Ann, qui a quelques problèmes d'informatique, m'a envoyé le commentaire suivant par email:
"J'ai beaucoup apprécié l'interview, d'autant plus que j'aime les livres de Marc Levy. Pour certains c'est une faute de goût, mais j'assume (mon préféré étant La prochaine fois et ayant HAÏ Où es-tu?, comme quoi...). J'aime cet écrivain parce que 1) il se moque royalement de ce qu'on dit de lui, 2) pas besoin d'écrire un livre dans lequel on ne comprend strictement rien, juste pour faire "style", 3) parce que ses histoires me font passer un bon moment (ou un mauvais quart d'heure avec La prochaine fois parce qu'il y avait des passages qui calquaient sur mes propres tragédies).
Il ne se prend pas au sérieux (du moins, il ne le montre pas) et c'est sûrement le genre d'écrivain décontracté que j'aimerai bien être (avant mes 30 ans?), il écrit ce qu'il lui plaît sans concession.
Côté technique: Il y a une introduction et une conclusion, c'est super. L'interview avance tout naturellement, il est à l'aise, ne pense pas deux fois à ce qu'il dit. Par contre, le seul hic, ce serait le bruit de fond... je me demande si un café est réellement l'endroit idéal pour une interview de ce genre qui n'est pas du gossip.
Overall, c'est chouette, le meilleur pod jusqu'à présent!"
-"Trouver un angle un peu plus original pour le prochain billet"...petite suggestion : pourquoi pas la concision?
NB : quant à l'analyse ontologique du blog, il manque peut-être cette dimension d'exutoire - juste pendant de l'égotisme gratuit du bloggeur- pour des gens qui, comme moi, ne viennent que survoler la longueur exubérante de billets dont ils se fichent, et qu'ils médisent juste pour faire leur malin!
Sérieusement, blog relativement intéressant et soigné, mais perfectible : le blanc sur fond noir ne fait pas tout, de même que, pour reprendre Gide, les mauvais sentiments ne font pas forcément de la bonne littérature.
Un peu de pertinence nondidiou!
Bonne continuation néanmoins cher inconnu.
Respectueusement,
Michael Flame
5 nov. 2006 22:07:00
->>>>Michael : si je ne me méprends, c'est ce qui s'appelle se faire descendre en Flame (moi aussi, je sais faire mon malin).
Plus sérieusement, je n'ose croire que malgré sa longueur exubérante, vous ayez pu penser que ce billet avait valeur de thèse exhaustive sur le sujet.
Pour ce qui est de la perfection, c'est bien évidemment l'objectif vers lequel je tends. Et je suis ravi de noter que vous ne m'en tenez pas rigueur, si j'en crois le message que vous m'avez laissé au billet précédent.
-Avec tous les livres que nous lisons...seuls les meilleurs nous laisse vraiment une trace..
Choupynette
-Pour ma part, tout au contraire, je m'étais tellement identifiée à l'héroïne que j'en suis restée très marquée, de cette lecture. Je me souviens par exemple, vers le début, qu'elle passe des heures avec le cochon d'inde sur les genoux à mesurer l'étendue de sa peur. Je me suis vue, c'était terrible ! Et puis encore une fois, c'est une question de moment, de résonnance, parce que je l'ai lu à un moment où je m'interrogeais sur la pertinence de laisser mon fils aller et revenir seul de l'école, du coup je l'accompagnerai jusqu'à ses 35 ans, je crois bien ;o)) Pour moi, le meilleur roman de Tatiana à date. Mais c'est sans doute le coeur d'une maman qui parle :-D
Cuné
-(CS)Choupynette
Cuné
;o)
: je pense que si j'avais des mômes, je me serais beaucoup plus identifiée, et je crois que les mômans qui le lisent doivent avoir des sueurs froides tellement elles vivent le livre justement!! , c'est vrai que je n'avais pas vu les choses sous cet angle... Et je pense que tu as sans doute raison...
-"Avec tous les livres que nous lisons...seuls les meilleurs nous laisse vraiment une trace.."
he oui, je ne suis qu'un petit auteur, qui ecrit des petits romans !:)
mais qui aime bcp avoir des echanges avec ses lecteurs, meme si ce n'est pas toujours facile à lire !
:)
Tatiana de R. (suivi de son site web)
-(CS)Aïe, je me rends compte que je me suis mal exprimée, et j'ai été maladroite dans cette réponse : il n'est pas question de
petits ou de grands romans, encore moins de petits ou de grands auteurs.
Simplement, je crois que le lecteur est différemment touché par le bouquin selon la période où il le découvre, sa propre histoire et les résonnances que le livre déclenche en lui, son état d'esprit... Quand je jette un coup d'oeil à la liste des bouquins que j'ai chroniqués ici, je suis parfois surprise par mon propre classement, et certains souvenirs de lectures vieillissent mal!! A l'inverse, certaines qui m'avaient semblé plus "lisses" m'ont finalement plus imprégnée que je ne l'aurais cru...
Encore une fois, ce n'est que mon humble avis, parmi tant d'autres et dont beaucoup adorent ce bouquin...
Tatiana : merci pour ton passage, tes réponses, ta gentillesse à la
toute petite lectrice que je suis ;-))
-Mon Dieu...toute cette fausse humilité est exaspérante. Vous n'auriez pas également le mail de Michel Drucker par hasard?
Choupynette et Cuné, vous pronez un magnifique amour de la littérature : le moment de lecture, les résonnances avec le nombril, la banalité de la vie de la mère au foyer, que c'est beau...
Désolé d'intervenir ainsi Mademoiselle so, contre vos amies, mais avec tous les commentaires que je lis sur les blogs...seuls les meilleurs m'inspirent...(points de suspension qui en disent long sur ma vanité, attention, effet de style, subtilité...olalalaaaa...vos amies m'intimident...)
Au fait, ca vous intéresserait de me lire? Sourire...rassurez vous, je ne suis ni un petit ni un grand auteur, d'ailleurs, mon texte n'est ni bien ni nul...tout le monde il est beauuuuuuuuu, tout le monde il est gentiiiiill...lalala...
"On ne sait s'il y a une crise de la littérature, mais il crève les yeux qu'il existe une crise du jugement littéraire" Julien Gracq, La Littérature à l'estomac
Respectueusement,
MF
-Mais c'est justement là où vous vous trompez, Michael Flame, nous ne faisons pas de "jugement littéraire", encore moins n'écrivons de "critiques". Nous rédigeons des commentaires, des ressentis de lecture, pour ceux que ça intéresse, dans le monde "des gens normaux", des petits hors littérature, si vous voulez. Il n'y a pas trace de mépris chez nous. Chez vous, par contre...
Cuné
-Je n'ai pas dit que vous faisiez des jugements "littéraires" Madame, que je sache...et je vois mal comment...Je citais juste Julien Gracq ; vous vous êtes sentie visée par mon ressenti de lecture sur vos commentaires? Il ne faut pas...
Respectueusement,
MF
-(NdMF : mon dieu lol. Cuné emploie le pronom " nous " surement une secte. Faut se méfier des " nous ". " Nous " sommes partout. Les bloggeurs donnent " juste leur ressenti de lecture, tres humblement ". Pour autant, ils se sentent très blessés par des petites critiques quon ose faire " juste sur leur ressenti de lecture ". Alors queux, se contentent juste de diffuser publiquement leur mépris occasionnel de gens qui écrivent, et qui investissent beaucoup dans cet acte. Quon aime ou pas. Minable )
-J'ai beaucoup aimé ce roman et pourtant je suis comme toi je n'ai pas d'enfant, mais je n'ai pas eu de mal à rentrer dans la peau du personnage tellement j'ai ressentit à travers ces mots sa souffrance, alors je ne pense pas qu'il suffit d'être une maman pour s'identifier au personnage. Mais comme tu le dis il y a des livres qui touchent différemment le lecteur et c'est tout aussi intéressant de pouvoir partager nos divers sentiments. ;-)
Florinette
-(NdMF : dans le genre, cest drole ca aussi : ceux qui précisent quils ne sont pas critique litté (NB : je ne suis pas critique litté au fait !) et qui ont des lectures bidon des textes sont aussi les plus moralistes, les plus théoriciens de mes couilles de la facon daimer un texte ou pas, des lecteurs, des réceptions (partageons nos divers sentiments bah oui ! cest ce quon fait dis donc à moins que vous cherchiez à me faire rentrer dans un " nous " un peu stupide ?) Pourquoi tant de connerie magace telle ? indépendemment de leur style, ortho pourquoi leur connerie magace au point de perdre mon temps à discuter ? Je suis tres *** moi aussi, dans mon genre )
-J'ai envie de défendre les bloggeuses. Ce sont de simples lectrices (comme moi), et c'est pour cela que je viens avec tant de plaisir sur leurs blogs. Moi aussi,quand je lis, je reste une mère de famille, épouse, femme, citoyenne... , je ne suis pas un critique littéraire (ce qui ne m'empêche pas d'apprécier l'écriture, le syle...). Je pense qu'elles fonctionnement de même.Certaines ont une formation littéraire, d'autres non, et c'est qui est intéressant à mon sens. Ceci est également valable pour les blogeurs hommes naturellement. (ndMF : et une théorie critique de plus, une ! ca se voulait fin et caustique visiblement meme pas sur je crois que cest sérieusement inintelligent )
sylire
-(CS)Boooon, je vois qu'on s'échauffe un peu la bile, pendant que je trime et que je ne peux répondre....
Alors, pour commencer, Flame, vous allez sortir et vous reviendrez samedi matin me copier 200 fois :
"Quand je suis chez Sophie,
Je ne suis pas chez mamie
Mépris et persiflage
J'ôte de mon langage"
Si les commentaires que vous lisez ici ne vous conviennent point, personne ne vous oblige à les lire.
Si ce sont les articles qui vous indisposent, personne ne vous oblige à venir.
Je suis quand même chez moi, et j'écris que ce bon me semble. J'ai pensé que mon com avait été maladroit, et je m'en suis expliquée, mais je ne crois pas que vous étiez concerné par cet ajout.
A Florinette et Sylire : les filles, je crois qu'on est sur la même longueur d'ondes... ;-p
-Ouahhh....bravo So, très bien ta réponse!
Attention à vous Mr Flame, les gentiiiiiilettes blogeuses savent sortir leurs griffes quand il le faut! Je continue à limer les miennes bien pointues, au cas où le besoin s'en ferait sentir.
Anne
-So,
te prend pas la tete avec l'aut' conasse de MF de mon cul... Plus ca va, plus je remarque que la toile est pleine de bien pensants, vachement surs d'eux, et vachement forts pour essayer de laisser des commentaires qui cassent.
Je me suis fait moi meme fait casser recemment sur un blog de pseudo- musicos de mes couilles. J'ai prefere lacher l'affaire.
Ils se branlent devant leur ecran en essayant d'etre ironiques... Ce que je suis exactement en train de faire moi meme. Ahahaaaa...c'est bon...
Note que j'ai egalement visite le blog de la morue (c'est bien chez toi que j'ai trouve le lien ?), qui m'inspire plus que je ne veux bien l'admettre, surtout au niveau de mon vocabulaire, je crois. C'est tellement agreable d'ecrire des gros mots ( a defaut de grands textes...)
Tant qu'il y a du plaisir, apres tout...
Hey, MF! Va te faire dilater la rondelle dans le Peloponnese !
Louis
-Voilà c'est fini, j'arrive trop tard... Attaque au verbe, parade au nom commun, estocade à l'adjectif... Ce fût une belle tantative de bataille au bloglaser gagnée haut la main par, YES, SO! So! So! So! Hurle et scande la foule en délire. Jidé et Marie
-c'est l'éclate sur ton blog ma jolie so !!! j'avoue qu'en lisant tous ces échanges, je n'ai pu empêcher de m'esclaffer bruyamment (et quand je ris, ça fait vraiment du bruit comme tu le sais...). d'abord le 1er revers de tatiana, puis une entrée fracassante de MF, suivie de ton revers du droit - que j'ai bien aimé - et la montée au filet de louis, alors là respect !
-J'ai beaucoup aimé ce livre et le film qui s'en est inspiré (avec un merveilleux José Garcia) mais... depuis... aucune envie de relire du Houellebecq. J'ai feuilleté les autres en librairie, j'ai eu trop peur d'être déçue, je sentais la déception monter à chaque ligne parcourue. Et quant au personnage... jocker. Je n'aime ni les manipulateurs, même souffrant réellement, ni les gens qui trouvent ça drôle de cracher sur tout ce qui bouge et d'écrire du trash parce que ça se vend. Et qui, pour couronner le tout, revendique "l'héroïsme d'écrire mal", parce "c'est fait exprès, c'est tout un art". Ah bon ? Pas très respectueux pour les lecteurs à mon goût. Je préfère de loin ceux qui font exprès, sans gloire, d'écrire le mieux possible. Et bizarrement, je n'avais pas trouvé toute cette amertume, ces postures irritantes, dans Extension du domaine de la lutte. Non, je suis déçue par ce monsieur. J'attendais de lui beaucoup plus, à cause de ce livre-ci. commentaire n° : 9 posté par : Gaelle (site web) le: 21/09/2006 12:05:26
-Je n'ai lu que les particules élémentaires, et j'ai été mal à la fin. Vraiment mal. Pour ca merci. Et aussi pour dire à mademoiselle Gaelle que la notion de "respect du lecteur" est un peu bidon et démago. Je ne demande pas à un texte de me caresser forcément, et s'il titille ma fibre masochiste, qu'il me met mal, me bouleverse, je ne vais pas le lui reprocher, car c'est de toute évidence intentionnel. L'intérèt de la litté, à mon sens, c'est de découvrir l'autre, quelqu'il soit, et cet autre me parait d'autant plus épuré qu'il écrit à un "narrataire absolu" (alors bien sur, vous pouvez penser comme Barthes que l'auteur est mort, seul compte le texte...vous pouvez ajouter qu'un texte se doit de "respecter" le lecteur...proner la censure, etc...chacun ses opinions...sourire). Le concept de pacte de lecture implique évidemment un rapport au lecteur, et entérine ce rapport sur l'autel de l'opinion subjective. Mais reprocher à une posture théorique suggérée en métatextuelle dans le cadre d'un roman ("l'art du mal écrire") qu'elle n'est pas respectueuse pour le lecteur...moué...je me sens plutot respecté quand je lis un mec qui écrit ce qu'il sait faire de mieux : écrire ses idées, sa sensibilité, dut elle être éloignée de la mienne. Chacun ses gouts, je me rends compte que je manque terriblement de personnalité moi, n'arrivant pas à trouver un texte nul, d'un point de vue objectif. Et je lis souvent en mettant ma subjectivité en sourdine, par je ne sais quel miracle! MF commentaire n° : 11 posté par : michael flame le: 06/11/2006 19:00:45
Ecritures et lectures critiques. Pourquoi jécris ? On dit que ça vient des tripes mais cest plus intense que ça, les tripes, ça ne suffit pas, cest tout le corps qui écrit, le moindre pore, la plus petite parcelle de vie. Et si cest ça, cest hautement identitaire mais cest aussi communautaire quand ça passe en lecture dautrui. Plaire alors ? Faire des courbettes et remanier lidentité pour la postérité ? Je lai déjà dit ailleurs, je préfère être damnée que condamnée. Acceptons la diversité, mais pas dans la complaisance ni dans la neutralité. Diversité ne veut pas dire accord. Arrivent les critiques, dans la diversité, elles sont toutes bonnes, même les mauvaises. Sont-elles justes ou injustes ? Si vous détenez la clé, prévenez-moi. Ce qui est intéressant, cest lobjectivité et la subjectivité. Lobjectivité est à deux doigts de la neutralité, mais la nuance est là, toutefois. Je peux donc envisager de rester objective face à un contenu et à une critique mais je serai indéniablement subjective quant aux effets et aux ressentis.
(CS)Oh, c'est fort simple : moi je pense, très péremptoirement, que toutes ces M-e-R-d-E-s ont le droit de s'exprimer...tout coume vous, 60 millions ;) Bonne fin de nuit. Quelque chose à ajouter?
-Mouais...un peu consensuel et cliché cet entretien de septembre. Quand c'est pas provo, j'aime bien que ca creuse un peu, que le journaliste donne envie de lire, plus que de discuter l'image. Vous avez visiblement raté, au lire des commentaires. Sans étonnement par ailleurs. Enfin, je ne devrais pas oser dire ca...vous avez pour "ami Fog", l'accent de Fogiel, et la fatuité hype de la majeure partie de la blogosphère. Dommage de se sentir obligé de faire du net quand on n'a rien à apporter de vraiment novateur, sur la forme comme sur le fond. En plus, utiliser la charmante Katia (qui est beaucoup plus intéressante que vous, je viens de survoler son blog, elle est plutot marrante et fine) comme pot de fleur et faire-valoir pour dissimuler vos propres trémolos et votre coté branchouille...c'est pas cool. Si "derrière son blog elle fait sa maline", qu'en est il des coulisses du tomcast... Mais il y a une justice : la vidéo montre bien la coiffure faussement échevelée du talentueux Zeller, à l'image de sa patience et de sa rhétorique bien simulées à vous renvoyer l'éclat de votre banalité dans le brillant candide de ses yeux qui vous disent :"mais non, je ne joue pas de mon image...du moins, le moins possible". Contrairement au post qui précède, je dirais que c'était vous le pot de fleur de l'histoire, et Zeller finement condescendant devant le sous talk-show de gens qui découvrent le concept de l'interview, comme un gamin découvre le feu en allumant un briquet, et qui se moquerait de cromagnon...vous voyez? Sourire. Défendez les bouquins, les auteurs...pas votre future image, largement éculée, on s'en rape le cul. "J'ai trop de respect pour la liberté pour écouter les radio libres" Desproges Cela dit, votre prose blog est sympathique, et relativement plus pertinente que la moyenne. Bonne continuation néanmoins Monsieur Clément. Respectueusement, Michael Flame Rédigé par: Michael Flame | le jeu. 16 nov. 2006 à 22:05
-Titre du commentaire Bande de tapettes! Moi je pleure jamais, je suis un vrai mec et tout...non, je rigoooooole! (enfin si, quand meme, je suis un vrai mec, là je rigole po). Votre post m'a fait pleurer...de rire, c'était pour la bonne cause rassurez moi? Sourire. Félicitations pour ce blog si drole et bien écrit, très vivant. Respectueusement, Michael Flame Posté par Michael Flame, 20 novembre 2006 à 19:55
-Calpurnia > La vache ! C'est carabiné, chez toi, les symptômes d'incontinence oculaire !!! Le coup du jaune d'oeuf, quand même... :))) (m'enfin j'peux comprendre... y'a des jours où même ça...)
Michael Flame > Après des gentils mots par mail, un gentil commentaire ? Ca fait plaisir, merci... :)
Géraldine > oups, j'avais pas vu, je viens d'aller lire son post ! Même titre, en plus. Boulette !!! mais comme quoi, on est bien toutes les mêmes, à deux trois choses près ! ;)
Dorothée > Connais pas "professeur Holland", non... Pour Elfy, t'as raison : c'est intolérable, et totalement inassumable ! Et moi aussi, quand on m'attaque sur mes points sensible, d'un coup, je redeviens une petite fille de 8 ans, et plofffff, fontaire... un vrai carnage ! Allo madame la psy ? :))) Posté par Katia, 20 novembre 2006 à 20:27
-Qui peut être contre l'interdiction de battre les femmes? Et ben, ceux qui battent les femmes, peut-être...Cela va de soi pour les femmes, mais moins pour les hommes, plus ou moins suivant le contexte socio-culturel et familial. Je ne suis donc pas d'accord avec Philippe Murray, qui, du moins dans ce passage, renvoie une image flatteuse un peu stérile de lui-même, par un procédé de prétérition qui fait pas avancer les moeurs. Son discours s'adresse à des intellectuels, des gens cultivés, ceux là peut-être, effectivement, ne battent pas leurs femmes. C'est meme pas sur. Mais faire sauter les menotes d'une longue tradition patriarcale implique des structures morales mièvres. C'est comme les journées de soutien aux enfants : ca ne s'adresse pas tant aux enfants qui passeront indifférents devant les affiches les concernant, qu'aux gens qui se verront rappeler qu'un enfant, meme si il a une tete de con, qu'il dit des conneries, qu'on a envie de lui foutre une tarte dans la gueule (pasque bon, c'est qu'un enfant quoi, un adulte en miniature, et donc, droits et devoirs en miniature....etc), même si c'est une gamine, et ben, on le tabasse pas impunément. Le coté moralisant des consensus m'agace aussi, mais paradoxalement, je ne me permets pas une seule seconde d'envisager leur inutilité en invoquant le plaisir intellectuel de philosopher sur de l'"intéressant". L'intérèt ici, c'est les justes causes, pas les "bien penseurs", encore moins les "mal penseurs". Consensuellement, MF PS : spéciale dédicace à Bertrand Cantat, si tu nous regardes...Michel Drucker t'encourage. Mais c'est pas bieennnnnn de tuer sa femme, vilain va. Allé, t'inquiete, dans 10 ans tu seras libre, et tu sortiras ton bouquin " un homme pressé de sortir : pourquoi j'ai envie de profiter des media pour raconter mon expiation (quiiiiii veut de moiiiiiiiiii, et des mietttees, de mon cerveauuuuuuu oooooo)" Rédigé par: Michael Flame | le 26 novembre 2006 à 11:49
-Moi aussi je suis contre la violence faite aux femmes. Par contre on peut casser la gueule de n'importe quel homme, ca n'a aucune importance. Des fois, je vous jure, on se marre bien. Rédigé par: Chproutz | le 26 novembre 2006 à 15:54
-D'autant plus que certaines les méritent, leurs baffes. Rédigé par: Gadrel | le 26 novembre 2006 à 16:27
-oh, de la provoc facile... Rédigé par: wrath | le 27 novembre 2006 à 01:18
-Non, certaines les méritent vraiment. Par ailleurs, j'y réfléchissais hier soir et je suis surpris par ton billet. Toutes tes nouvelles sont remplies de gens qui nourrissent des pensées noires et criminelles, voire qui commettent des crimes dont tu aimes comprendre les motivations. Et d'un autre côté, tu sembles considérer que tous les gens qui battent leur conjoint (certaines femmes battent aussi leur mec) sont des salauds. Rédigé par: Gadrel | le 27 novembre 2006 à 11:32
-Heu, personellement ca n'est pas du tout ce que j'ai compris du post! Par ailleurs on peut aimer les criminels sans les excuser.... Cela dit je suis d'accord certaines en meritent, des baffes. Comme la Trintignan sus-citee. Bon OK le Cantat y a ete un peut fort, mais il a ecrit d'excellentes chansons donc je lui pardonne. Rédigé par: Chproutz | le 27 novembre 2006 à 12:53
-Une année dans la vie dune jeune fille de 15 ans, Doria.
Quand elle sennuie, elle prend le métro, comme ça, pour se distraire. Elle fait toute une ligne, de terminus à terminus. Elle trouve que ce qui est relou avec tous les gens en " psy ", chologues, chiatres, chanalystes et le reste, cest quils veulent que tu leur racontes toute ta vie et eux, ils te disent rien. Après ça, tas plus envie de leur parler. Cest de larnaque. Mais quand lassistante sociale de la mairie, par contre, ne se fait pas prier pour raconter sa vie, elle trouve que " cest bon, elle a de la chance, on a compris, pas la peine den faire tout un cake. " Sa mère aime bien le copain qui lui file un coup de main pour les devoirs parce qu "elle croit que cest un mec plein dambition. Il veut carrément participer au " Bigdil " et gagner la voiture."
Le quotidien dune jeune beurette très désargentée, seule avec sa mère dans une cité de banlieue, lironie en bandoulière et le sens de lhonneur comme ultime recours.
Cest un premier roman très frais, très efficace et qui donne résolument le sourire. Je lai lu dune traite et jen redemande.
-Il est dans la pal. Reste plus qu'à trouver le temps.
-Je le l'ai pas lu mais je viens de dévorer son deuxième, Du rêve pour les oufs : beaucoup de tendresse et d'humour. Un régal ! Critique sur passion des livres....
-(CS)Ce bouquin est génial, et en plus d'etre frais, il n'est pas non plus sans une certaine profondeur littéraire, réflexion romanesque sur l'acception du langage. je m'explique! Le récit se propose de développer, en définitive, une philosophie de vie, mais il le fait intelligemment et en subtilité, si bien qu'on y croit : arriver à faire de "kif kif demain" un enthousiasmant "kiffe kiffe demain". Ou comment la littérature donne ses lettres de noblesse au langage de son temps. Bravo. Ce fondu d'une expression à l'autre est un axe de lecture intéressant à décortiquer, et il ne faudrait pas non plus y exclure un rapprochement intertextuel fameux avec le premier bouquin de la jeune Sagan : dans ce dernier, Bonjour Tristesse, le personnage de Cécile pose en définitive la définition romanesque du mot "tristesse", qui au tout début ne signifie rien pour elle, non plus que pour le lecteur qui se doit d'etre intégré dans un univers qu'il ignore encore, et à la fin, lorsque ce mot prend tout son sens, on l'éprouve. Voilà! Félicitations pour votre blog, charmante Madame Cuné! Sur ce, je continue à le potasser.
Respectueusement,
Michael Flame
-(CS)Ah ah, je l'attendais le passage du Michael Flame qui avait laissé ses traces chez mes copains In Cold Blog et So :-D Bon, que dire, merci Michael, tu es resté très soft avec moi, tu as raison, il faut être gentil avec les vieilles dames, c'est bien. Ton analyse est elle aussi très intéressante, c'est tout ce que je ne sais pas faire, donc je ne fais pas, elle est simple la vie quand on veut ;o))
-(CS)Votre petit jeu de la "franchouillarde déconnade" pour mieux asseoir votre condescendance auprès de jeunes inconnus...me laisse voluptueusement de marbre chère Cuné. Mais vos critiques sont amusantes, je reconnais. Sourire
MF
-(CS)Ah mais non, pas de condescendance, c'est mon humour "naturel". Mais après c'est tout à fait possible qu'il ne passe pas, ça m'arrive assez souvent, je dois dire.
Tu sais Maman, cette année la maitresse elle a dit quon allait lire plein de livres, on a un chapitre par jour à lire à la maison en devoir en plus du reste. - Chouette, on va découvrir un tas de nouveaux auteurs ! - Alors tu vas tous les lire toi aussi, et tu les mets sur ton blog et tu appelles ça Les lectures de Tom au CM2. - Ca marche.
Dont acte.
Voici donc le roman qui débute lannée scolaire des dix ans de mon fils, et il sagit dhistoire, celle précisément de la famille Frénolec, dont le manuscrit se transmet de génération en génération. Elle débute avec Aimé, petit orphelin élevé dans la campagne bretonne par sa tante. Lorsquil arrive à lâge de dix ans, elle lenvoie à Paris afin que son oncle Armand assure la suite de son éducation, ainsi quil en a été convenu à sa naissance. Nous sommes en 1789, au début du printemps, et Aimé a beau attendre et attendre, personne ne se présente pour le chercher au relais de la diligence. Muni de ladresse de son oncle, il va aller seul à la rencontre de sa nouvelle vie Et nous le quitterons en Juin 1789, date de son entrée en tant que tambour à la Bastille
Un ton très juste et bien adapté aux enfants de cet âge, Tom et moi avons été harponnés dès le premier chapitre. Il a découvert le système des astérisques renvoyant à un glossaire en fin douvrage, il trouve ça ingénieux. Pour les petits lecteurs, les chapitres sont quand même un peu longs, (9 pages environ), mais avec une alternance daction et dhumour qui aident bien à continuer.
Exemple ? Aimé, surpris par son oncle en pleine séance de fouilles dans sa bibliothèque, se saisit dun ouvrage au hasard pour se donner une contenance. Loncle, voyant quil sagit de Lodyssée dHomère en Grec ancien, lui demande, un rien narquois, sil maitrise cette langue. "Bien sûr !" Sexclame notre petit fripon, je connais bien " Le lycée de Mémère ! "
A noter quil sagit du premier tome de tout un cycle, à voir si la maitresse a prévu de sy tenir, ou si on va varier les genres (Nous on veut savoir, de toute façon, comment Aimé va vivre le 14 Juillet !!)
Je commence par un point complètement subjectif : je ne lirai plus de traductions de Robert Pépin, cest avéré, il ménerve et me gâche le plaisir. (Pikachu, par exemple, cher Robert, nest pas un méchant du jeu Pokémon. Il serait plutôt du genre héros-mascotte du bon côté les méchants chez les Pokemon sont des humains mais bref !)
Par contre, je lirai encore, et plutôt deux fois quune, les romans quil publie dans sa collection au Seuil.
Nous sommes ici quinze jours après le 11 Septembre de sinistre mémoire, dans une tranquille petite banlieue New-Yorkaise. Barry Schulman, gardant toujours sur la rétine le spectacle des corps qui tombent des tours, en découvre un matin un autre, noyé et sans tête celui-là. Il découvre très vite quil sagit de Sandi, la meilleure amie de sa femme Lynn. Au cur de lenquête il y a Michael, ex des deux amies et policier violent. Qui a tué Sandi ? Pourquoi ? Pourquoi la décapiter ? Barry va-t-il perdre son boulot ? Riverside est-elle devenue banlieue dangereuse ? Michael est-il fou ? Quelques questions, qui en entraînent dautres, dans une atmosphère pesante et dramatique
Il y a quelque chose chez Peter Blauner. Passé un moment de " mise en route " (trop long, trop alambiqué), il nous prend joliment dans ses filets et un vrai sens du dramatique se dégage. A mon goût, pas assez fluide, mais jaffinerai mon avis en le lisant traduit par quelquun dautre
A noter, la " théorie du cheeseburger qui accuse " : Tu mets un suspect dans une pièce avec des cheeseburgers White Castle. Sil commence à manger, cest quil est coupable. Et sil les laisse tranquilles, il y a des chances quil nait pas commis le crime : quel innocent pourrait supporter de manger alors quon laccuse faussement ?
-(CS)Sacré monsieur...très bonne revue bibliographique, vous m'avez donné envie de lire toutes ses nouvelles que je méconnaissais encore (dont la derniere, pour le scotch, bien que n'étant pas alcoolique!). En revanche, si votre avis sur le vieil homme et la mer, son grand classique, est intéressant, je trouve nulle votre petite pique finale...comment reprocher à un texte qui traite de la solitude ontologique, de n'etre pas passionnant "à votre gout"...lol ca me parait abscons comme prise de "fine bouche"...mais j'apprécie votre prose par ailleurs! Continuez!
-(CS)Vous faites ce que vous voulez, mais je ne me permets pas pour ma part de vous tutoyer...Pas que par respect des vieilles dames! lol Mais par respect de ma propre personne...beaucoup plus important. Je ne vous connais simplement pas assez. D'ailleurs, allé, un ptit conseil de lecture : lisons et relisons Benoite Groult, Claude Sarraute ("dis voir maminette", le titre tutoyé va vous plaire, à coup sur!), et Enfance de Nathalie Sarraute, afin de boucler la boucle. NB : pour mettre un peu de piment dans les relations consensuelles d'intérèts et autres qu'il semble exister entre les bloggeurs, je vais ici faire un gros scandale national : (pompompompompooooooommm.....j'ai une légère préférence pour mademoiselle so !! Plus personnelle dans ses réponses et commentaires, et un tantinet moins fate dans son arrogance... tintinnnnnnnnn! Vive la subjectivité, pour une fois, nous tombons d'accord chère Cuné! mdr) MF commentaire n° : 5 posté par : michael flame le: 06/11/2006 21:15:33
-(CS)Je m'en voudrais de manquer de respect à votre personne, ouh la. :-D Dans ce que j'ai lu d'elles, Benoite Groult, j'aime bien. Claude Sarraute, pas du tout, et sa maman est d'un abord trop difficile pour moi. Chez les bloggeurs, il y a aussi d'autres relations que consensuelles d'intérêt (si, si), et moi aussi, j'aime beaucoup mademoiselle So, le scandale fait flop, ah zut. Je ne me sens ni fate ni arrogante, question de subjectivité, sans doute :-D
-(CS)Puisque vous m'aimez autant, cela vous intéresserait il de me lire? Je vous enverrai mon début de deuxieme roman, d'un abord très facile, et c'est pas long en plus, vu que je n'en suis qu'au premier chapitre. Votre avis m'intéresserait énormément, mais vraiment!
MF
-(CS):-D Je ne vous connais pas, difficile de vous aimer déjà. Très sincèrement, je suis incapable de me faire un avis sur un chapitre, et puis imaginez que je n'apprécie pas, vous seriez encore méchant avec moi, je suis trop fragile. (En plus, je n'ai aucune relation dans aucune maison d'édition).
-(CS)Hi Hi...merci, c'était précisément la réponse que j'attendais...je n'en attendais pas moins. Je continue à lire votre blog, n'étant pas non plus éditeur, vous ne m'en voudrez pas.
-" Il ne serait pas exagéré de dire que si je dis Nietzsche, Nietzsche est là" (Philippe Sollers). J'avoue que je suis restée perplexe devant cette citation, censée donner envie d'acheter le DVD "Nietzsche, miracle françaishttp://www.rdeparadis.fr/". Si un lecteur peut m'éclairer sur la prose sollersienne...
-Lisons Nietzsche plutôt que de lire des gens qui écrivent sur Nietzsche. Par ailleurs, je ne crois pas qu'il y ait quelqu'un de moins indiqué à ce sujet que Sollers. Rédigé par: Gadrel | le 20 novembre 2006 à 11:31
-j'ai tjs eu du mal avec sollers... Rédigé par: mademoiselle b. | le 20 novembre 2006 à 12:01
-" Nietzsche a souffert, Nietzsche est mort / Nietzsche est ressuscité, Nietzsche est vivant / Nietzsche reviendra, Nietzsche est là (bis) " Sollers se voulait peut-être messianique - maintenant que Dieu est mort, il y a une place à prendre... Rédigé par: secondflore | le 20 novembre 2006 à 12:37
-Les plus courtes sont les meilleures. Essayons : La prose de Sollers serait-elle en-deca du bien et du mal? Gratuitement, MF NB : lisons Sollers ET Nichtschhh Rédigé par: Michael Flame | le 20 novembre 2006 à 17:47
-je ne connais pas Sollers, mais je connais bien zarahoustra. je devrais connaitre la philo de Sollers avant d'éssayer de répondre à la question, mais essayons quand même d'aprés son petit clip. peut être que c'est le genre, si t'y pense c'est là? et si je pense à copernicus, il est là? ou peut être qu'il se prends pour cet hypocondriac de Nietzsche? un peu comme Robert Hossein qui se prenait pour Napoleon pendant un moment? psychose courante, il faut juste s'inquiéter si cela dure trop longtemps. sinon pour le dvd. si c'est juste Sollers qui parle pendant tout le dvd, sans aide visuelle ou sonore, une bande sonore me suffirait, ou au moins en avoir l'option. Rédigé par: manue| le 21 novembre 2006 à 09:59
-Je vous trouve durs avec elle. Plutot que de faire les moralistes, si on parlait litté? Mais tu fais quoi d'autre cher Gadrel? En plus, tu classes bien vite dans la "sous litté" ce que tu n'as pas lu : Thomas Clément et autres méritent surement qu'on les lise, quoiqu'on pense d'eux. Tu te figures la litté et l'écrivain avec beaucoup d'emphase stérile. La littérature, c'est avant tout les textes, pas les Oeuvres blablabla...la connotation idéologique, laisse la aux intellectuels. Ce sera ma petite suggestion. Ne vous laissez pas faire Mademoiselle Jaillant, ils critiquent votre authenticité car elle est neuve, et si on leur demande ce qu'ils pensent de Rastignac, ils jouissent sans comprendre pkoi. Balzac et vous-meme méritez d'autres lecteurs que ces pénibles moralistes. Vous avez mon soutien à moi, je vous ai lu, avec grand plaisir. Vous avez un style : ne laissez personne vous l'enlever. A bientot? Respectueusement, Michael Flame Rédigé par: Michael Flame | le 18 novembre 2006 à 20:37
-Cher Michel, à vous lire, l'homme de paille a encore de beaux jours devant lui (ie : vous ne répondez à aucun argument réel : vous créez un interlocuteur fictif auquel vous prêtez des propos folkloriques et/ou idiots, puis vous répondez à ces propos que vous venez d'inventer ad hoc avec force slogans vides et emphatiques. Mais dans les faits, vous ne répondez à rien ni à personne). Sinon, tous les écrivains ne sont pas également respectables. Je ne vois pas pourquoi qui que ce soit "mérite" d'être lu, l'écrivain lambda n'est pas une petite chose merveilleuse, adorable et rare dont les efforts éventuels imposent à chacun le silence et l'admiration. Si cela vous plaît de perdre les heures comptées que vous avez devant vous pour lire Thomas Clément plutôt qu'Ovide, Dostoïevski ou tant d'autres, c'est regrettable. Mais qu'en plus vous en tiriez un sentiment de supériorité morale que vous étalez ici avec beaucoup de complaisance et encore plus d'affectation, c'est carrément idiot. @ wrath : je ne t'inclus pas dans les écrivains dispensables, sinon je ne serais plus là depuis longtemps. Mais je n'ai pas été emballé par ta dernière nouvelle, et d'un autre côté je n'ai pas envie de me lancer dans une grande critique car j'ai l'impression que c'est un jeu très vain dès qu'on a dépassé le stade des fautes de grammaire et d'orthographe. Quel sens cela aurait-il de te dire d'écrire comme moi ? Or, une critique entre écrivains, ce n'est jamais que ça. Rédigé par: Gadrel | le 18 novembre 2006 à 21:27
-Mon Dieu...je ne prétends pas que les auteurs actuels sont tous mieux qu'Ovide. Ni l'inverse. Je dis juste qu'il vaut mieux lire Thomas Clément et Gadrel que rien du tout. Respectueusement, MF Rédigé par: Michael Flame | le 18 novembre 2006 à 22:01
-flame : lire le da vinci code plutôt que rien du tout ? Rédigé par: TheEraser le 18 novembre 2006 à 23:07
-Guillaume Robert on y a déjà eu droit chez ton mentor, Thomas Clément... Rédigé par: Philippe | le 23 novembre 2006 à 14:35
-Cher Guillaume, - quel est le positionnement marketing de Flammarion sur le marché du livre (c-à-d quelle image la maison veut-elle donner aux lecteurs) ? - pourriez-vous dire précisément quel type de roman recherche Flammarion, et quel type de roman recherchez-vous ? - Florian Zeller m'inquiète, à la lecture de ses deux premiers romans on avait l'impression qu'il possédait un style propre. Le troisième et surtout le dernier ont brouillé les cartes. Que pensez-vous de son évolution ? Et quels sont les chiffres de Julien Parme ? Rédigé par: Gadrel | le 23 novembre 2006 à 22:52
-Demandez lui s'il veut bien me publier, bien que je sois inconnu! lol Plus sérieusement, moi j'aimerais juste lui demander si, dans sa relation avec les auteurs qu'il veut bien publier, s'il se comporte plus comme une pute ou comme un mac. Avec un gentil sourire, car je suis très consensuel avec les commercants. Les gouts littéraires des éditeurs je m'en tape, je veux juste savoir s'ils acceptent de moins toucher que l'auteur, concernant la vente du bouquin, ce qui me paraitrait "juste". Quelle est sa flexibilité à lui, au niveau salaire, vis à vis des ventes colossales d'un jeune auteur par exemple? En bref, a t'il le dernier mot concernant les contrats. Merci d'avance. Curieusement, MF PS : j'oubliais une question très importante...c'est quand meme un éditeur! Quelle heure il est svp? Rédigé par: Michael Flame | le 24 novembre 2006 à 00:31
-je trouve aussi que ce blog ne te montre pas sous une lumière favorable, plutôt donne l'impression d'une môme bien francaise, gatée, butée et même un peu bête, mais bon la bêtise peut être mise sur le compte de la jeunesse, parfois en tout cas.
de mon coté, ce que ce blog me dis, est que je ne lirais pas tes livres, en tout cas à ton niveau actuel. une nouvelle de toi, m'a suffis à trouver ton charactère plat. je peux déjà deviner, que d'ici à ce que tu deviennes plus intéréssante (si cela arrive), cela feras longtemps que tu seras une page de publicité tournée. d'ailleurs, je commence déjà à oublier de te lire, ou juste sautez les lignes, parce que ce n'est que de la répetition.
aprés l'amusement initial pour tes petites complaintes permanentes et les quelques noms que j'ai découvert d'un certain milieu francais, un fois la nouveauté passée, tu n'est que rabachage sans trop de personalité.
sans les commentaires laissés sur ton blog, je ne serais plus ici. les podcasts, j'ai arrété de les regarder, ta voix et ton attitude étant trop agacante pour mon gout. en fait, tu pourrais ouvrir un salon, et juste ouvrir ta bouche une fois de temps en temps pour lancer une insulte vide ici et là, et voilà!
mais continue, je suis sure que quelqu'un te publiera un jour, aprés tout, il a tellement de livres nias de publiés, que pourquoi pas ton bout de papier à toi aussi. et puis idéallement, avec le temps et le travail, on améliore son style...sauf si il n'y en a jamais eue bien sur. il en faut pour tout les gouts aprés tout.
-ah...les petites bourges frustrées et trop trop trop vénères parce qu'on ne reconnaît pas leur vrai talent dans leur pays d'origine qu'elles détestent..
-Meme si je trouve Manue assez dure dans son commentaire je m'accorde avec elle sur certains trucs. Je pense en effet que un blog peut desservir une carrière professionnelle, c'est ainsi que sur le mien j'évite d'aborder cette partie là de ma vie trop dans le détail. De plus tu passes ton temps à casser ce milieu de l'édition, ses auteurs, ses professions et d'un autre côté tu cherches à tout pris à apartenir à ce monde, alors on peut dire que tu offre le baton pour te faire battre! Je ne pense pas que ce soit la solution pour percer. Attention je ne dis pas qu'il faut caresser dans le sens du poil mais il y a quand meme des limites à pas dépasser. Comment attendre du respect d'une profession que tu dénigre continuellement?
Après je pense que tu as raison de dire ce que tu penses des auteurs que tu lis, les gouts et les couleurs ca ne se discutent pas bon courage
-Je me risque ici à proférer une évidence des plus banales, dont vous ferez ce que vous voudrez. La voici : Dire d'un livre que les éditeurs refusent tous (?) de publier, qu'il est forcément mauvais, cela m'a l'air d'un argument de masse : puisque "tout le monde" n'aime pas quelque chose ça doit être mauvais. Et les publications posthumes dans tout ça ? (La conjuration des imbéciles, Lautréamont, Emily Dickinson, etc.) On me dira qu'on les a publié, que quelqu'un a finit par les remarquer, ce qui prouve que tout bon livre est toujours publié, mais quand même, cela revient à dire qu'il faut dans un premier temps, jusqu'à preuve du contraire, s'attendre à ce qu'on ne vous publie pas de votre vivant (et là je n'ai rien à redire, je suis entièrement d'accord que les éditeurs, les agents, les gros pontes des maisons d'éditions, ne doivent rien à personne et n'ont de comptes à rendre à aucun écrivain en herbe qu'ils se plaisent à maltraiter ou à mépriser), et puis, il doit y avoir des livres qui, aussi bons qu'ils soient, ne sont jamais publiés, qu'on ne connaîtra jamais et qui se perdent à jamais (pour une raison ou pour une autre). Ça doit arriver de temps en temps, non ? Une telle chose est-elle si improbable que ça ? Oui, les bons livres sont publiés, même souvent, avec les mauvais, mais c'est à parier qu'il doit y avoir, dans la foulée, je dirais pas autant, mais un nombre non-négligeable de livres écrits par des auteurs, je dirais pas de génie (mais pourquoi pas ?), dont on ne saura jamais rien. Vous me direz que je suis trop idéaliste, trop "reactionary" (comme le disent les ricains), trop enfermé dans mes idées, trop con, mais soutenir qu'un bon livre est toujours reconnu comme tel n'équivaut-il pas lui aussi, entre autres, à faire preuve d'un excès d'idéalisme ?
-merci de cette lesson. Je frequente avec mon blog depuis un an des éditeurs et des auteurs également mais - ca me n a donne pas grand chose et maintenant on me semble nier et ignorer. Pas grave: j' ai fait connaissance quand meme avec une superbe débutante et si je veux vraiment, elle me donnera un coup de pousse chez son éditeur... donc ça marche et marche pas en meme temps!
-ah oui. Moi biensur jaimerais aussi etre publie: mais je n' y fait pas un sujet pour mon blog, qui est reservé a la litterature, la critique, le petit monde etc. de temps en temps des petites discussions sur le sujet, dans les reacs, mais il y a tellement des blogs des gens qui veulent etre publiées, c' est a mourir.
Aussi: ca compromet la liberté de ton blog, tes sujets etc: wrath veut des interviews, alors, il faut choisir. Moi par ex. bientot j' aurai Audrey Diwan pour la interviewer: je la ne conaissais pas et c' est avec étonnement qu' en fait elle est qq un dans le petit monde éditoriale Parisienne... enfin: elle al donné le oui tout de suite, alors pour moi elle est OK. Et j' ai des bonnes espérences que je suivrais cette annee plus les francais que les - ennuyeuses - hollandais!
-Je ne comprends pas ce qui vous choque, Wrath, dans le coup de fil de cet éditeur. Il dit que ce blog vous dessert, et c'est vrai. C'est tout à votre honneur, d'un certain point de vue, de continuer sur la même voie, mais c'est certain, vous vous faites des ennemis de tous les côtés. Il ne disait pas ça pour vous embêter, je pense. IL dit que vous ternissez l'image de sa profession, bon, c'est un peu fort, mais enfin, il faut le comprendre. Si j'annonce partout (au journal de 20h, par exemple) que les boulangers sont des pourris, des truqueurs, qu'ils vendent du mauvais pain, recyclent de la vieille farine, magouillent avec les fournisseurs etc., je ne vais pas m'étonner que, le lendemain, ma boulangère me fasse la gueule. (Si ?) Ça me rappelle une histoire qui est arrivée à mon cher Vaquette. Il avait écrit un texte pour la revue Bordel, dont s'occcupe Stéphane Million mais qui était, à l'époque, "contrôlée", disons, par Beigbeder. Dans son texte, Vaquette tapait assez fort sur Pierre Mérot, qui est un ami proche de Beigbeder. Il y avait, dans le même numéro de la revue, un texte de Mérot prévu. Donc Beigbeder a dit : "Non, pas celui de Vaquette." Il a ajouté qu'il le publierait dans le prochain numéro (ce qui est assez sport, je trouve : moi je l'aurais, je crois, envoyé paître). Eh bien, Vaquette (qui a pourtant tant de qualités), s'en est étonné, indigné, a crié à la censure. Pour ma part, je trouve ça complètement normal. Il attaque vertement (rougement, devrais-je dire) un ami de Beigbeder, et ne comprend pas que Beigbeder ne veuille pas le publier ? Si un type dit a tout le monde que ma femme est une conne, une ******, je ne vais pas l'nviter à mon anniversaire pour qu'il fasse un petit discours. Les maisons d'édition, comme les revues, sont des "lieux" privés, pas des entreprises publiques obligées d'accueillir des gens qu'ils n'aiment pas.
-Literauuraire : l'accent s'entend il à l'écrit? PhJ: Peut être tout cela est un énorme "acte manqué". Comme si LM souhaitait inconscienment ne pas être publiée pour des raisons finalement autre que la qualité de son roman, de peur des conséquences possibles: ne pas avoir un mot dans la presse (les premiers romans d'inconnus nul ne son pas critiqués non?), ne pas en vendre 500...
-bozo: non: par rapport à mon compteur/detecteur en bas de mon blog... et je le remarque en particulier grace au fait que j'habite en Provence, moi aussi! (mais tout au plus je ne me sente pas 'provinciale' - sinon: peut-etre depuis ce qu- on a vu et lu ne devrait plus etre un contrainte pour les editeurs, tellement il y a des recets des gens debarquant ou vouloir s imposter dans la vie parisienne: ennuyante, meme pour moi hollandais, friand de comprendre 'la vie a la francaise'!
-ne t' en faites pas: ca ne veut rien dire onestats, juste pour l'idylle de savoir q'on es lu.. clikee... (120 visites individuelles par jour, pour les récensees francaises 100 fois dans le temps de qq mois, un bon nouvelle pour des livres inconnue mis en avant par mon blog!)
-@PhJ: Mais si, effectivement, "les boulangers sont des pourris, des truqueurs, qu'ils vendent du mauvais pain, recyclent de la vieille farine, magouillent avec les fournisseurs etc", tu fais quoi, tu le denonces au risque de te faire insulter par ta boulangere demain, ou tu continues a bouffer du pain degueu? Parce qu'au final, il faut bien manger...
(Tu remarqueras que je suis poli, je n'ai pas repris l'exemple de ta femme. Je n'aime pas trop les insultes.)
-Chproutz : d'abord, à mon avis, ce genre de supposition relève du pur fantasme, de la mise en bouteille caractérisée ; imaginer que toute une industrie est indécrottablement gangrenée de pied en cap n'est pas très crédible, et c'est oublier que partout toujours il existe des poches de résistances et des gens qui font du bon boulot sans nécessairement cracher dans la farine ou alors en visant bien et à bon escient ; puis, si vraiment rien ne va, il reste encore possible de faire son pain soi-même (il existe de très bonnes machines pour remplacer le sourire de la boulangère, comme il existe de très bonnes solutions d'auto-édition)
-(Merci pour ma femme, Chproutz.) Justement, ce que je voulais dire, comme le souligne Tsquaron (je suis d'accord avec Tsquaron sur tous les blogs, c'est pratique), c'est qu'il est idiot de critiquer une profession dans son ensemble. Je sais bien que les boulangers ne sont pas tous pourris etc... (Les éditeurs non plus, bien sûr.) Affirmer quelque chose comme ça relève de la généralisation bornée, de l'aveuglement ou de l'obsession paranoïaque, et ma boulangère, qui fait de l'excellent pain, aurait bien raison de me faire la gueule. Pour en revenir à cet éditeur (que je ne connais pas), il n'a pas dit : "Je ne vous publie pas parce que vous êtes méchante avec les éditeurs, vilaine fille", il a dit "Je ne vous publie pas parce que je n'ai pas aimé votre livre, et d'autre part vous êtes injuste envers les éditeurs." Et c'est vrai, non ? Tu penses toi aussi, Chpr, que toute l'édition est pourrie ? Va voir, je ne sais pas, Dominique Gauthier, du Dilettante, par exemple, et dis-lui en face : "Vous publiez les gens qui ont fait leur trou dans le milieu, ou les gens qui vous sont recommandés, c'est magouille et compagnie", il va te regarder avec des yeux ronds. Parce que ce que dit LM, ce n'est pas : "Chez Grasset, y a que le piston qui marche", ou "Flammarion ne publie que des beaux gosses de St Germain", elle dit, répète, martèle : tout est comme ça.
-Il faut arrêter de fustiger gratuitement les boulangers comme ca. Je veux dire que prétendre qu'ils ne font pas tous du mauvais pain, c'est sournois et lourd de sens. Comme si, pour prendre un exemple grossier, on disait que tous les éditeurs sont incompétents à évaluer la littérarité d'un texte. Donc faut arrêter de caricaturer comme ca le monde de la boulangerie : ce sont des artisans qui manient, pour la plupart (certes, y en a des pourris comme y a de bons éditeurs), la pâte avec art, amour, suivant une tradition pluriséculaire pétrie de noblesse, de moments de tension, de chute, de fermentation révolutionnaire, etc, etc. L'histoire du pain c'est l'histoire de France, et l'étude épistémologique de l'apprentissage de cet artisanat devrait être dispensé dans les grandes écoles de la République. Mais je ne veux point ici envenimer la querelle, et je suis pret à débattre. Au risque de paraitre con, comme dirait l'autre, j'ouvre le débat : qu'en pensez-vous? Populairement, MF
-Personnellement, pour les boulangers, c'est facile de repérer lesquels font du bon pain et d'y revenir. Les autres ne m'intéressent pas. Par contre, ce qui m'agace, c'est les prix qui montent sans cesse ...C'est vrai que ds ttes les professions il y a le bon grain et l'ivraie
-Un petit message pour Gadrel (désolé de mettre ça ici, mais je ne sais pas où le joindre, ce lâche qui se terre, tout tremblant, dans son petit trou sombre) : on m'a signalé ton beau commentaire sur Amazon, je suis allé voir : merci, c'est gentil (tu as lu, ça me fait plaisir, je t'assure, ça me touche, je me dis : quel brave petit bonhomme). Je te rendrais bien la pareille, malheureusement je ne peux pas, il faudrait que j'attende que tu aies publié quelque chose, or c'est pas demain la veille, et je ne suis pas éternel.
-"Ne vous laissez pas engluer dans la tolerance, ce pauvre stigmate de l'age". Decidemment, Michou a tout dit.
Qu'il existe encore quelques (rares) editeurs qui LISENT, certes. Et les lecteurs assidus de ce blogs savent que wrath ne le nie pas. Mais ce n'est pas la norme. Quant a Gauthier, je ne sais pas mais pour le coup il est de toutes les soirees celui-la. Et moi je trouve ca suspect. Cela dit c'est vrai que la Dilettante repond visiblement personellement a tous les manuscrits http://20six.fr/wrath666/art/1112072http://20six.fr/wrath666/art/1112072
-Ce n'était pas pour t'embêter : j'ai relu le Chameau sauvage, qui est finalement pas mal, et j'ai lu Les brutes, qui est moins bon. Rien de personnel à cela, ne t'en fais pas.
-Le fait que D. Gauthier soit de toutes les soirées peut effectivement surprendre, mais je ne pense pas qu'on puisse le soupçonner de quoi que ce soit de tordu (il fait aussi bien les grands trucs mondains comme le Prix des lectrices de Elle que les petits trucs à la bonne franquette genre les soirées Décapage) : je lui ai demandé pourquoi il faisait ça, que ça ne ressemblait pas à ce qu'on imaginait de lui, il m'a dit (sincèrement, ça se voyait) qu'il n'aimait pas être tout seul le soir chez lui, et qu'il avait la flemme de se faire à manger.
-C'est bien ce qui me semblait.De nos jours, on n'a même plus le droit d'écrire ou de critiquer ce que bon nous semble. Le milieu de l'édition trouve toujours moyen de nous dicter une conduite. Quelle hypocrisie!
-En effet... Et quelle étrange arrogance (qui confine à l'ingénuité) de ces éditeurs, qui n'en reviennent pas d'être critiqués par une jeune femme qui prétend être éditée un jour... Et qui pourrait critiquer les éditeurs, si ce n'est quelqu'un qui écrit sans parvenir (pour l'instant) à être édité? Les gens qui n'écrivent pas? Les lecteurs? _ surtout pas, les lecteurs ont envie de croire à ce qu'ils lisent, et donc à la propreté du monde éditorial, comme les inconditionnels du Tour de France ne supportent pas qu'on parle de dopage... Les éditeurs eux-mêmes pourraient-ils se remettre publiquement en cause? lol. Sacrée Wrath, joli combat, désespéré et sublime...
-Autre chose. J'ai découvert ce blog hier, et je constate 2 choses: 1) Miss Wrath peut être approximative, agaçante et se plante parfois ( cf, ne lui en déplaise, sa tragique prestation face à Alain Soral qui apparaît du coup brillant et incassable, bel exemple d'éloge involontaire), dans l'absolu je ne suis donc pas un de ses fans les plus fervents... Mais *****! voilà une fille qui dit et surtout arrive à faire dire aux éditeurs/auteurs la vérité sur le monde éditoriale, vérité entraperçue par beaucoup depuis des années déjà, mais sans cesse atténuée, déformée, passée sous silence au plus vite... des milliers d'écrivaillons dans la pénombre, se heurtant à un mur gris, et qui tout à coup voient le système, ses rouages, ses ruses, et peut-être aussi ses failles (lueur d'espoir). Ne serait-ce que pour cela, mille fois merci, mademoiselle. 2) je suis étonné par la violence des attaques dans beaucoup de commentaires, étonné surtout de voir la constance des esprits haineux, capables de suivre à la trace Wrath des mois durant... Très impressionnant, et instructif. Car enfin, si vraiment miss Wrath était juste une petite conne bourge de Science Po faisant du shopping en Angleterre, juste une voix régulièrement exaspérante assénant ses idées fixes à des éditeurs ironiques, juste une pauvre écrivaillonne de plus qui s'englue dans la Toile, pourquoi tant d'insultes, si régulières, si variées, si insistantes, et si rageusement argumentées? Pourquoi vouloir toujours la coincer sur ses citations inexactes? Moi, une petite conne, je l'insulte une fois, et je m'en vais. Alors... Alors peut-être que décidément la Wrath a visé juste... Et ces insultes à répétition sont alors autant d'encouragements et d'hommages... Un blog sur la bonne route, donc.
A aucun moment Marco n'avoue de coupable faiblesse pour Soral! Il fait juste remarquer qu'un mauvais interwiouveur sert quelquefois la cause d'un interviouvé plus que mauvais...
-@Marco "Moi, une petite conne, je l'insulte une fois, et je m'en vais."
Le problème c'est que vous n'êtes pas l'étalon auquel nous nous référons tous en matière de comportement. C'est une mission de salut public que de travailler à l'édification de mademoiselle Jaillant. Et cela ne peut pas se limiter à une poignée d'insultes jetées négligemment en sa direction.
-Très intéressante, cette vision des insultes à répétition centrée sur Wrath comme une mission urgente et supérieure...comme si il y avait quelque chose d'intolèrable sur ce blog, quelque chose de trop difficile à avaler peut-être... merci de confirmer ainsi mes hypothèses!
-Vous avez exactement raison, il y a quelque chose d'intolérable sur ce blog. Ce nombrilisme forcené qui condamne le nombrilisme, cet énorme égoïsme qui se fait passer pour une entreprise de dénonciation de la vilenie du milieu éditorial. Mais il n'y a que vous pour parler d'insultes. Personnellement je n'insulte pas.
-Exact, tu...euh pardon... vous n'insultez pas, je parlais de beaucoup d'autres commentaires en fait, désolé pour la confusion. En revanche, quelle étrange perte de temps quand même, que de vouloir absolument corriger un nombrilisme (du reste parfaitement assumé, semble-t-il, comme dans tout blog) parmi des millions d'autres nombrilismes... Enfin, chacun son truc.
-Oui, c'était mardi, et il s'en est passé, des choses, et il s'en est dit, des choses, tellement même que je ne sais par où commencer. Je propose donc un (incomplet) Abécédaire qui permettra de faire le tour de la question.
A comme Ah! quelle belle journée!
B comme Blog et comme Bof. J'ai cru malin à la fin de l'entrevue de préciser que je tenais un blog "littéraire". Flop total.
C comme Contrat à compte d'éditeur, ce n'est jamais de refus. Sur la base de 10%. Déjà que j'aurais accepté à 0,1%, 10% pensez donc.
D comme Deux personnes dans la salle qui avaient pris connaissance de mon manuscrit. Ce qui faisait trois en me comptant. Trois individus réunis dans un même espace restreint et dont le point commun est d'avoir lu mon roman, c'est grisant, ça donne presque le vertige. Qu'est ce que ça sera quand ils seront trois millions dans ce cas.
E comme Excuses, je présente mes excuses à tous ceux qui étaient persuadés qu'ils trouveraient des révélations croustillantes dans ce billet.
G comme Gains financiers envisageables. Voir "M" comme Mobylette.
H comme Hospitalité. "Vous voulez un café? _ Non merci, je viens d'en prendre un". Ce sont les premières paroles de notre échange. On sent tout de suite que c'est bien engagé, à la limite du fusionnel.
I comme Illustration. Monsieur (biiip) a déjà une idée pour la couverture, qui correspond bien à l'esprit du roman. Du coup, même si on en est encore à un stade conceptuel, ça devient terriblement concret. Nouveau vertige.
J comme Janvier 2009; ça pourrait être la date de parution de vous savez quoi. Si tout se passe bien jusqu'au bout. On touche du bois.
M comme Mobylette. Monsieur (biiip) a préféré être clair: "avec ce que vous allez gagner, n'espérez pas vous acheter une mobylette". Eh bien justement, je n'aime pas les mobylettes, engins beaucoup trop bruyants et beaucoup trop polluants pour l'éco-citoyen que je suis. J'ai donc été fort aise d'apprendre que je ne pourrai jamais m'en payer une.
P comme Pas d'emballement juvénile: rien n'est encore signé.
Q comme Que manger avant le rendez-vous? L'entrevue étant en début d'après midi, j'ai renoncé à une pizzeria pourtant appétissante, de peur d'être alourdi et de perdre toute vivacité. Par conséquent, j'ai stratégiquement opté pour un restaurant chinois, rapport qualité-prix intéressant, nems un peu gras mais riz cantonais irréprochable. (oui je sais, tout cela n'a aucun intérêt, mais vous savez bien que c'est ce genre de détails inutiles qui garantit l'authenticité des témoignages les plus poignants.)
R comme Relectures guidées. Assidues, à l'endroit à l'envers, impitoyables. Bizarrement, cette phase théoriquement ingrate me plaît beaucoup. Même si c'est toujours flippant d'arriver à repérer une nouvelle faute d'accord ou une répétition maladroite ou un adjectif en trop au delà de la soixante quinzième relecture.
S comme Sourire niais du Marco, du début à la fin de l'entretien, un Marco réactif comme une équipe de Russie en demi-finale de l'Euro.
T comme Transformation. Un passage en particulier ne plaît pas à Monsieur (biiip), un passage dramatique dont je n'étais pas spécialement fier. Donc hop! transformé le passage! méconnaissable! complète réincarnation! chirurgie esthétique intégrale! Et personne ne saura jamais de quoi il était question avant la transformation hin! hin! hin! hin! (rire diabolique du détenteur de secret dont tout le monde se fout)
-Désolé de m'incruster dans une si conviviale ambiance, je voulais juste féliciter Marc Villemain pour ses articles dans le dernier "Magazine des Livres", notamment ses analyses de l'évolution de Richard Millet. Du reste, je me trompe peut être, mais il me semble que le Magazine des Livres "nouvelle formule" est de plus en plus riche et intéressant (et ne sombre pas dans le dégoulinage consensuel de "Lire"...)
-Vu dans la newsletter de Zone littérairehttp://www.zone-litteraire.com/: "Spécial Prix : Le 13 novembre dernier avait lieu la soirée de remise du Prix Wepler. Traditionnelle, devenue déjà presque intemporelle, cette soirée fut une fois de plus prise d'assaut par le petit monde de l'édition. Savourer des huîtres, une coupe à la main, tout en écoutant parler littérature, quoi de plus plaisant." Je n'ai pas pu m'empêcher de me marrer: le "petit monde de l'édition" est-il à ce point affamé ? Est-ce que les intellos précaires en sont réduits à attendre la saison des prix pour se nourrir décemment ? Mais peut-être ai-je mauvais esprit. Après tout, tout cela est affaire de "littérature":)
-Moi je suis plutot "moule" en littérature. Publiquement, MF Rédigé par: Michael Flame | le 02 décembre 2006 à 00:58
-Erst kommt das Fressen. Dann kommt die Morale. Rédigé par: Aurelien | le 02 décembre 2006 à 14:32
-Un cocktail, c'est fait pour bouffer. Merde ! Arrête un peu de faire chier. Rédigé par: thom | le 02 décembre 2006 à 14:40
-T'es trop susceptible thom. Un petit lexomil? Psychiatriquement, MF Rédigé par: Michael Flame | le 02 décembre 2006 à 16:08
-"L'huître, de la grosseur d'un galet moyen, est d'une apparence plus rugueuse, d'une couleur moins unie, brillamment blanchâtre. C'est un monde opiniâtrement clos. Pourtant on peut l'ouvrir : il faut alors la tenir au creux d'un torchon, se servir d'un couteau ébréché et peu franc, s'y reprendre à plusieurs fois. Les doigts curieux s'y coupent, s'y cassent les ongles : c'est un travail grossier. Les coups qu'on lui porte marquent son enveloppe de ronds blancs, d'une sorte de halos. A l'intérieur l'on trouve tout un monde, à boire et à manger : sous un firmament (à proprement parler) de nacre, les cieux d'en-dessus s'affaissent sur les cieux d'en-dessous, pour ne plus former qu'une mare, un sachet visqueux et verdâtre, qui flue et reflue à l'odeur et à la vue, frangé d'une dentelle noirâtre sur les bords. Parfois très rare une formule perle à leur gosier de nacre, d'où l'on trouve aussitôt à s'orner." Francis Ponge, Le Parti pris des choses Copieusement, MF Rédigé par: Michael Flame | le 03 décembre 2006 à 00:40
-en fait j comprends pas l'idée: tu gratte à la porte de zone litteraire pr ecrire dedans et ensuite tu t'en sers pour alimenter ton mauvais esprit habituel? Rédigé par: O' | le 04 décembre 2006 à 15:01
-Oui oui, je crache dans la soupe, la critique n'est pas nouvelle. Rédigé par: wrath | le 04 décembre 2006 à 18:58
-Enfin, dans les huitres...(Blague douteuse, j'en conviens!) Rédigé par: wrath | le 04 décembre 2006 à 19:00