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 Le meilleur BEST-OF de l'été!! N°5

6/7/2008

" J’aimerais ressembler toujours à cette photo. Alors, j’aurais peut-être la chance d’aller à Hollywood " Journal de Anne Frank, 10 oct. 42 (en 4ième de couv d’un vieux ldp, renvoyant à sa photo de couverture)

 

" J’ai demandé à Margot si elle me trouvait très laide. Elle a dit que j’avais un air amusant et des yeux charmants. Assez vague tu ne trouves pas ? A la prochaine. A toi, Anne " 16 oct. 42

http://fr.youtube.com/watch?v=HaQvBbzslJE&feature=related

 

 

 

1)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2006/12/lectures_etc.html )

-Bon, toutes ces réponses sont vraies sauf la première (honest!). Eh oui, j'aime encore lire. Je suis restée pure et incorruptible :)
Les bouquins que j'ai lus récemment (et dont je parlerais bientôt): "Festivus festivus" de Philippe Muray
http://www.philippe-muray.com/ et "Remainder" de Tom McCarthy.
Et vous, que lisez-vous en ce moment? Quels sont les meilleurs livres que vous ayez lus cette année? (voir à ce propos la liste établie par Yansor
http://yansor.blogs.psychologies.com/fig_tree/2006/12/best_of_2006.html )

-Les meilleurs textes lus cette année sont....(j'ouvre l'enveloppe, deux minutes)...:
Vertiges, de W.G Sebald
Un été à Baden Baden, de Leonid Tsypkin
Maintenant, il faudra tout se dire..., de Benjamin Castaldi
Dignitas, de Lise-Marie Jaillant
Le retour du roi, de Tolkien
VRAIMENT,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 11 décembre 2006 à 02:03

-Je ne parle que des livres lus cette année et vraiment excellents à tous points de vue :
"Alexis Zorba", Kazantzakis
"Bel-Ami", Maupassant
"Disgrâce", Coetzee
"Le seigneur des porcheries", Egolf
le Journal d'Anne Frank
Rédigé par: Gadrel | le 11 décembre 2006 à 10:28

-A Gadrel : conseils de lecture pour l'année prochaine :
Le Petit Prince, d'Antoine de Saint Exupéry
Les fourberies de Scapin, de Molière
L'écume des jours, de Boris Vian
(Je me disais bien que ce mec avait arrêté les études au cm1)
Culturgénéralement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 11 décembre 2006 à 16:25

-Au fait, le journal d'Anne Franck, c'est de qui?
Minablement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 11 décembre 2006 à 16:30

-LOL
Rédigé par: Gadrel | le 11 décembre 2006 à 16:35

-4 livres pour 2006:
L’Histoire de mon Double de Jean Giraud.
Breaking Open The Head, aka, BOTH de Daniel Pinchbeck.
Siddhartha de Herman Hesse.
Carlos Castadena The Art of Dreaming.
Heu, M Flame, pourquoi t'aime pas le Petit Prince? faut le lire avec son coeur, car le coeur a ses raisons que... enfin tu connais la suite;)
Wrath, vivement ta revue de Philippe Muray. Merci de me l'avoir fait découvrir. Fan de spoken words j'acheterais bien son disque.
Rédigé par: manue| le 12 décembre 2006 à 21:52

-"le coeur a ses raisons que...la raison n'ignore peut-être pas" (James Bond, dans Tuer n'est pas permis)
Alcooliquement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 13 décembre 2006 à 01:53

-ahah MF, excellent;)
toute manière ce truc de coeur, c'est ce qu'on dis aux momes.
aprés on nous dis:
"Il faut retenir son cœur, car si on le laissait aller, combien vite, alors, on perdrait la tête !"
(Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche)
je me demande encore en quoi le coeur n'a pas sa propre raison, et en quoi est t'il séparé de l'ésprit placé dans la cervelle par ses bons vieux penseurs de la lumière? mais la lumière, c'est comme la masturbation, y parait que ca rends aveugle aussi.
m'enfin, la pensée de l'ouest est quand même en grande partie trés dualistique, il faut l'escuser pour cela, elle est encore bien jeune.
ps: donny darko m'a juste ennuyée. sur le même thème , j'ai carrément préférée the Buttergly Effect et Eternal Sunshine of the Spotless Mind.
Rédigé par: manue | le 13 décembre 2006 à 14:54

 

 

 

 

2)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2006/11/bourrage_de_crn.html )

-4) Pourquoi y a-t-il autant de jeunes gens qui veulent être auteurs? Comment expliquez-vous le phénomène?
C'est tout à fait spécifique à la France. Quand je dis à des amis anglais que je veux devenir écrivain, ils me regardent avec des yeux ronds. ça paraît très exotique d'être "writer", un peu comme un talent rarissime (comme savoir faire une danse du ventre ou rouler sa langue sur les côtés...)
Mais en France, tout le monde croit avoir quelque chose à dire, donc tout le monde (ou presque) écrit.

-10) Faut-il être beau pour réussir?
Bah, ça doit aider (cf Bénédicte Martin
http://20six.fr/wrath666/art/1239042/Promotion_canape ). Mais l'essentiel est d'être COOL et POPULAIRE. Et de flatter les puissants...

-Bonjour,
le point de vue de Lise-Marie est certainement vrai pour un certain type de livres et d'éditeurs.
Mais faut-il être édité à tout prix?
Il me semble qu'il y a des maisons qui lisent (enfin, j'espère...), comme Minuit, POL ou Verticales (certainement d'autres...).
Si tu veux être édité sans piston, sans cirage de pompe et autre, peut-être faut-il ne tenter que ces éditeurs-là?...
Et peu importe les peoples, moix s'autodéclarant "meilleur écrivain de sa génération" avant de virer claude zidi. Les grands écrivains vivants s'appellent Echenoz, Jauffret, Chevillard, sans parler de quelques plus vieux (Modiano ou le vénérable Gracq), ils ne passent pas chez fogiel, ni ardisson, ni beigbeder, mais dans 100 ans on les lira encore, quand les "vedettes" d'aujourd'hui auront disparu...
Et quand tu étudies un peu l'histoire, tu vois qu'il en a souvent été ainsi, Flaubert ou Proust n'étaient pas les grandes vedettes de leur époque...
Rédigé par: Mike | le 28 novembre 2006 à 22:20

-Hein hein...tu bosserais pas chez La Pleiade Mike? Allé, avoue, on t'a démasqué!
Moralité : un "grand écrivain" sert avant tout un "grand éditeur". Pour ca qu'ils ne lisent pas les futurs grands, car ils n'aiment que le passé, pas le futur. L'histoire littéraire garde une chose, une seule : le "présent".
Alors bienvenue dans le présent, et arretez vos téléscopages diachroniques de bon gout littéraire.
Les écrivains du 16ième, du 17ième, du 18ième, du 19ième siècle se connaissaient très bien entre eux, vivaient pleinement leur époque, la connaissaient, et de fait, la construisaient, pour en faire ce qu’on en sait. Certes, ils se faisaient la guerre entre eux, désaccords esthétiques et littéraires obligent. Aujourd'hui n'est pas hier : maintenant c'est le lecteur qui fait la guerre à l'auteur, au style, avec son p-U-t-A-i-N d'avis de M-e-R-d-E.
Alors faites votre morale, lecteurs, calquez le passé sur le présent. Le futur retiendra qui? Le passé, il l'a déjà. Maintenant y a des gens comme Lise, comme Houellebecq, comme Gracq aussi, comme Despentes, comme Benedicte Martin, comme Muriel Cerf, comme Zeller, comme Bret Easton Ellis, comme qui d'autre?...J'en passe quoi. Mais laissez les écrire et etre lus! Je ne trouve aucun déshonneur à se positionner par rapport à son époque.
Stendhal était bonapartiste convaincu, 1815 et la fin de l’empire sensibilisèrent davantage les " enfants du siècle " que la crucifixion de Jésus-Christ…aujourd’hui, il me semble que les gens, et j’en fais partie bien sûr, soit ne lisent pas parce que le choix est trop grand entre tous les classiques d’une part, et toute l’actualité d’autre part, soit se spécialisent vers le plus facile, le déjà connu, le déjà enseigné, c’est à dire tout, sauf le maintenant, la litté ultra-contemporaine, ultra-actuelle ! Les jeunes d’aujourd’hui, et pas qu’eux du reste, se tournent et se projettent trop exclusivement vers une ancienneté un peu floue - qui a son charme et son droit d’être-, mélange indéfinissable de choses révolues et fantasmées. Qu’on ne s’étonne pas d’y voir un déficit identitaire, conséquence logique d’un déficit de pleine appartenance à une époque ; je parle évidemment de la littérature, ce qui est le plus important, soyons francs.
Narcissiquement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 28 novembre 2006 à 23:15

-Au fait Mike, je viens de recevoir un sms de Gracq, qui me dit :
"On ne sait s'il y a une crise de la littérature, mais il crève les yeux qu'il existe une crise du jugement littéraire"
Etrangement signé ainsi : La littérature à l'estomac (1950)
Tu as raison, Gracq est un grand écrivain...Pour ce qui est des media, il en avait pas besoin, il est prof.
Facilement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 28 novembre 2006 à 23:29

-Moi je ne connais pas trop, alors je ne m'aventurerai pas. Je trouve simplement que le postulat de départ de Lise-Marie Jaillant consistant à penser qu'elle possède un talent indéniable (puisqu'il devrait exploser à la face des éditeurs) est peut être à revoir. C'est une autre piste à explorer pour expliquer ses semi-échecs de publication. Ne pouvant en juger, j'espère pour elle que la réalité est ailleurs. Pour ce qui est de se faire appuyer par Houellebecq, il semblerait que ce soit relativement peu possible d'après lui :
 
http://www.parismatch.com/rubriques/lire_article.php?article_id=1434http://www.parismatch.com/rubriques/lire_article.php?article_id=1434
Au passage, lui appréciait vraiment Guillaume Dustan. Enfin, on dirait.
Rédigé par: Vaniada | le 28 novembre 2006 à 23:45

-C'est assez amusant d'apprendre que je n'ai aucun talent, de la part de gens qui n'ont rien lu de moi (cf mes nouvelles, qui ont bien moins de commentaires qu'un post comme celui-là...)
Mais bon, comme d'habitude, Houellebecq a raison: "être insulté par un *** est un petit plaisir"
Et aussi: "les éditeurs confient la lecture des manuscrits arrivés par la poste à n'importe qui. C'est un travail bas de gamme dans les maisons d'édition, alors qu'il devrait être confié à la personne la plus qualifiée. Il est tout à fait possible à l'heure actuelle que de grands textes restent ignorés"
Rédigé par: wrath | le 29 novembre 2006 à 00:23

-Pour Captain Flam, mon propos n'était pas passéiste, Chevillard n'est pas un vieux crouton, pas plus que Jauffret, et ma liste n'était évidemment pas exhaustive. Ce ne sont pas les plus lus, certes.
Le propos était simplement de dire que l'important, c'est d'écrire, et qu'il y a sans doute encore quelques éditeurs qui lisent vraiment. Peut-être pas les plus grands ni les plus biz (show ou ness), mais certainement pas les plus mauvais.
C'est en tout cas le message que vient de me télécharger le grand Sam sur mon FTP, depuis on ne sait où...
Mais avec lui, bien sûr, on n'est jamais bien sûr...
Rédigé par: Mike | le 29 novembre 2006 à 01:09

-No soucy Mike, ma réponse concernait le "grand écrivain", expression galvaudée qui m'agace quand elle est employée dans un autre discours qu'un discours passionné sur un texte. C'est pour ca, Mademoiselle Jaillant a raison, on aimerait plus d'avis sur les textes, de la part de flics de la pensée littéraire. Pour en revenir aux "grands écrivains" : c'est à cause de tels qualificatifs lancés à la va vite que les gens ne lisent plus. On a déjà mesuré les auteurs avant même de les lire, et c'est démotivant. Alors l'inverse, un auteur pas encore lu ni mesuré, n'en parlons pas : c'est un bref, il n'existe pas quoi.
Un bon éditeur, c'est un éditeur qui a pignon sur rue, un pro de la distribution, faut pas déconner. Flammarion ou même la prometteuse Heloise d'Ormesson, ca a plus de gueule, niveau nom, niveau couv, niveau aura marketing, qu'un truc paumé bobo genre "Les lumières du 16ième (arrondissement)" ou "la plume dans ton cul", avec une couve blanche sur fond blanc déjà jaunie et une odeur de brocante. A la limite, n'importe qui pourrait se faire publier par n'importe quoi. Mais l'intérèt d'etre publié, quand on est auteur, est au moins double : etre lu, et gagner un minimum de fric. Rien d'anormal là-dedans, il est au contraire très hypocrite de le nier pour en filigrane espérer être récompensé par sa fausse humilité. Et c'est vrai pour tous les artistes. Philippe Noiret mettait son talent de comédien au service du cinéma, pas dans les petits théâtres d'ésotériques fanatiques de l'expression scénique. S'il fallait caresser Olga un dimanche après-midi pour que ses films soient vus encore plus, et qu'on les oublie pas après sa mort, et bien il le faisait. Je vous trouve juste débiles de fustiger une nana qui défend des idées tristes mais lucides, et des premiers textes non moins intéressants, à tous égards.
Tardivement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 29 novembre 2006 à 01:54

-Un texte, faut que ca sente bon un minimum. Le souci d'époque que pointe Marie Jaillant, c'est qu'il faille que l'auteur sente bon avant son texte.
Bonne nuit à tous!
Respectueusement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 29 novembre 2006 à 02:05

 

 

 

 

3)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2006/12/librairies_indp.html )

-Pour moi, la librairie idéale serait un Starbucks avec des livres. Se tasser au fond d'un canapé moelleux avec un cappucino et un bon bouquin, le rêve...
Et vous, pensez-vous que les librairies indépendantes aient un avenir? Quelle serait votre librairie idéale?

-Pas forcément Starbucks mais le coin café / canapé moelleux (ou table et chaise droite!) est en effet l'idéal.
Avec le café au milieu des livres, et non l'inverse...
Le plus bel exemple dont je me rappelle: la Librairie Molière, à Charleroi.

(Et sinon... J'ai passé qqs semaines cette année à chercher à Paris une librairie un peu vieillotte avec un libraire antipathique pour y camper une nouvelle - eh bien, je n'ai pas trouvé! Hormis qqs librairies-papeteries (hors concours), les autres étaient des endroits accueillants où on sentait l'amour des livres.
L'écrémage aurait déjà été fait, donc. Maintenant, pour concurrencer Amazon sur le volume, c'est autre chose...
Rédigé par: secondflore | le 27 décembre 2006 à 10:26

-Il y a un Starbucks ou un Second Cup ou je ne sais plus trop quel café dans une librairie Chapters par ici. Les odeurs du café et du papier se mélangent bien à cet étage !
Ma librairie idéale aurait... plus de littérature scandinave disponible.
Rédigé par: Skuderya | le 27 décembre 2006 à 18:08

-Je m'en fous, mais littéralement. J'adore la FNAC, pour le consommateur, y a pas mieux. Sinon, le café et la lecture, je suis très bien chez moi avec mon chat. Au fait Skuderya, j'ai une bonne nouvelle : ta librairie idéale existe...en Scandinavie! Allez, ravi de t'avoir connu.
Enfin, manue qui kiffe chapitre.com...je comprends mieux ton profil psychologique : cte petite boutique à l'Odéon pue, et y a une ambiance de mort pas possible, du genre t'oses pas tousser (enfin moi si, j'ose, mais je me place en focalisation omnisciente). Pas sûr d'y retourner, même pour un bouquin scandinave introuvable.
Toussotement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 27 décembre 2006 à 18:29

-Quand je serai assez à l'aise pour lire un livre suédois dans sa version originale, je ferai un tour dans une librairie de la scandinavie. D'ici là, pour me mettre quelque chose sous la dent, il me faudra me contenter des traduction françaises ou anglaises. De plus, j'ai envie de voir ma librairie idéale près de chez moi. L'immigration ? Plus tard, plus tard...
Ravi de t'avoir connu aussi, Michael Flame.
Rédigé par: Skuderya | le 28 décembre 2006 à 16:03

 

 


4)(sources :
http://wrath.typepad.com/wrath/2007/01/retour_la_ralit.html )

- Ah, le retour à Londres a été plus dur que prévu, après quelques jours idylliques en Sicile. Comme vous pouvez le constater sur cette photo prise à Taormina, le temps était sublime. J'ai aussi visité Syracuse, la ville des tyrans, et Catania, le deuxième centre économique après Palerme.
Pour les amateurs d'histoires glauques, Catania est un must-see: St Agathe, la patronne de la ville, a été martyrisée par les Romains qui s'en sont donnés à coeur joie (seins coupés puis passage au four). Yummy...

- Taormina...
C'est le titre du dernier album de Murat, soit dit en passant. Ce n'est pas une info de la plus haute importance mais j'ai connu cette ville grâce (ou à cause, je ne sais pas) de cela. On a la culture qu'on mérite...
En tout cas, si je puis me permettre, tu as le visage plus doux que tes propos. Main de fer dans un gant de velours?
Rédigé par: mandor, de la FAPM (et en plus président) | le 05 janvier 2007 à 07:44


-C'était plutot "main de velours dans un gant de fer", mais c'est pas grave, la maladresse ca touche les blondes en général. Et puis t'es journaliste, on va pas en plus te demander de maîtriser le fond et la forme de tes sujets, cher Mandor. Sinon, sympa tes vacances Lise! Si je devais manquer de toi (ca c'est Murat), j'aimerais tannnnnnnnt voir Syracuse, l'île de Paques et...Kairouannnnnn...(ca c'est Montand, Salvador...que c'est beau)
Bonne rentrée et bon courage Mademoiselle ;)
Amicalement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 05 janvier 2007 à 18:58

-Ceux qui me connaissent savent que je suis la douceur même :)
Rédigé par: wrath | le 06 janvier 2007 à 01:13

-Wrath> Jme permets, d'un point de vue amical bien sûr, non seulement tu es charmante, mais avec MON pays derrière toi c'est une vision utopique du bien-être que je ressens.
J'espère que tu nous as rapporté un peu de soleil ^^'
Rédigé par: Céhaime | le 06 janvier 2007 à 04:20

 

 



5)Entracte/pause clop!!  http://fr.youtube.com/watch?v=fwZE41mS_jQ 

 

 

 

 

6)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2007/01/rastignac_et_mo.html )

 
-Bon, pardon de m'être laissée emporter: Balzac et Sartre dans un même post, ça fait clairement élitiste. Quand on sait que la plupart des éditeurs et écrivains ont la flemme de lire leurs contemporains, il ne faut pas leur demander de parler des auteurs morts. La littérature? Tout le monde s'en fout. Il suffit de savoir qu'untel est "très sympa" pour juger son bouquin...
Vous croyez que j'exagère? Allez faire un tour sur le Podwrath de Philippe Jaenada. Quand j'insiste pour qu'il parle d'un livre qu'il n'a PAS aimé, Jaenada hésite et finit par lâcher, en parlant de l'auteur: "Il ne m'a rien fait, le pauvre homme". Confusion étrange entre les qualités personnelles et la valeur littéraire...

-Mais non, il n'y a pas "confusion étrange". D'abord (mais c'est marrant que tu ne veuilles toujours pas me croire, cette méfiance permanente), je t'assure qu'aucun titre ne m'est revenu à l'esprit sur le moment (j'ai une mémoire de passoire à nouilles, j'oublie facilement le titre des livres que j'ai aimés, alors ceux que je n'ai pas terminé, tu penses bien que je ne me fatigue pas à essayer de m'en souvenir). Ensuite, dire du mal d'un livre (a fortiori d'un livre dont quasiment personne n'a entendu parler, que personne ne songe à acheter), à quoi ça sert ? A une seule chose : blesser son auteur. (Tu verras bientôt que si tu as écrit un roman sincèrement, honnêtement, avec ton coeur ou ton âme ou je ne sais quoi, il y a, oui, un lien très fort entre l'auteur et son livre (qui n'est pas un simple produit détaché de soi), et attaquer le livre, c'est attaquer l'auteur.) Elle est juste là, la "confusion étrange". Pourquoi je blesserais gratuitement "quelqu'un qui ne m'a rien fait" ? Mais enfin la question que je me pose surtout, c'est : pourquoi tu tenais (et tiens) tant à ce que je cite des livres que je considère comme mauvais ? Ça te ferait plaisir, ça te rassure ? Je ne comprends pas. Moi j'attends exactement le contraire : qu'on me conseille de bons livres. Les mauvais livres, je les trouve tout seul (99% de ce que j'ai lu à la rentrée m'a consterné – et ça me consterne).
Rédigé par: PhJ. | le 08 janvier 2007 à 03:02

-Formidable réponse...
Franchement, j'applaudis des deux mains Philippe.
Pourquoi toujours déverser notre fiel? C'est quelque chose que je ne comprends pas non plus. (Ce qui ne m'empêche pas de revenir chez toi souvent!)
Rédigé par: Mandor | le 08 janvier 2007 à 09:46

-Pourquoi déverser son fiel ? Pour rééquilibrer la balance…Pourquoi ? Parce que les comptes rendus de livres ne sont, pour une grosse majorité, que des amas de léchouilles entre potes qui ne savent que se renvoyer l’ascenseur, se foutant pas mal du fait qu’à l’autre bout de la chaîne, il y a des lecteurs, très souvent bernés par des propos infondés, fruits d’un copinage débilitant... mais là où Wrath se trompe et où PhJ a raison, c'est que ce n'est pas le rôle des auteurs (pour autant qu’il ne soit, justement, " que " des auteurs) de se positionner par rapport à leurs contemporains, du moins il ne leur revient pas de le faire sur la place publique : cela est, en principe, l'apanage des critiques littéraires... malheureusement ces derniers ont, pour la plupart, complètement désinvesti leur fonction (l’ont-ils seulement jamais investie d’ailleurs ?), en en faisant quelque chose de mou, de consensuel, d'imbécile, qui ne permet pas/plus au lecteur de séparer le bon grain de l'ivraie...
Rédigé par: Thomas| le 08 janvier 2007 à 10:56

-D'autant plus que je crois que les écrivains ne sont pas nécessairement les plus indiqués pour critiquer des livres. Ils ont une conception de la littérature fort différente de celle des lecteurs et s'intéressent à d'autres aspects d'un livre que le lecteur lambda. Enfin, je crois que le problème principal des critiques c'est qu'ils essaient de faire de leurs billets des textes littéraires au lieu de se concentrer sur l'exposition des qualités objectives de l'oeuvre critiquée.
Rédigé par: Gadrel | le 08 janvier 2007 à 11:32

-Imaginons cette scène, dans quelques mois.
Mlle J., désormais artiste publiée, s'offre une plage de surf et tombe par hasard sur le pdcast d'une interview où un honorable auteur avoue, gêné, qu'il a lu 20 livres de la rentrée et les a tous trouvés mauvais. Le journaliste insiste pour avoir un nom, sans doute appâté par la perspective d'une polémique (ou parce qu'il pense que dire du mal, c'est dire la vérité?). L'auteur avoue qu'aucun nom ne lui vient spontanément en tête, puis devant l'insistance finit par lâcher un nom : "Crevez tous..., par exemple", lâche-t-il finalement. Il ne donnera que cet exemple.
Mlle J. ne se sentirait-elle pas "personnellement" visée ? (au moins un peu ?)
Bien entendu, ce n'est qu'une fiction...
(Et merci de me donner cette idée de retourner vers Balzac. Rastignac n'était-il pas en recherche absolue de reconnaissance ??)
Rédigé par: secondflore| le 08 janvier 2007 à 15:23

- L'année commence bien dis donc...que c'est consternant. Déjà, à mon sens, ce qui est touchant chez Rastignac, c'est le Père Goriot (deux pôles d'une société déjà comme la nôtre, la nouveauté en plus), et c'est Balzac, la figure de l'auteur qui rend attendrissant son personnage, surement par glissement poético-narcissique, chose tout à fait humaine, y compris dans les fictions ("VRAIES" ou "fausses"). La comparaison vous plait Mademoiselle Jaillant, à ceci près que Rastignac n'allait pas jusqu'à se comparer à son personnage (hi hi...ca me fait marrer moi). Pour avoir pas mal suivi vos post, chère Lise, je vous trouve plus de points communs avec Ariel Wizman (cf lettre A, dans l'excellent dossier wannabe du dernier Technikart! 'Slurp'), ce qui n'est pas une insulte, voyez comme il réussit, ce que je vous souhaite, puisque c'est ce que vous attendez (cf l'existence même de votre blog).
Ensuite, cher Jaenada, c'est très sympa votre style, les parenthèses et tout, ainsi que votre haute bienveillance à l'égard d'auteurs consternants que vous n'avez pas lu, mais franchement, si on paie des auteurs bankable pour promouvoir des bouquins, c'est quand même un peu pour qu'ils en parlent. En écoutant votre interview, je sais juste que j'ai pas trop envie de lire votre bouquin (comme ca, gratuitement, comme votre promo).
Enfin, tous autant que vous êtes, vous en avez pas marre de définir de facon dogmatique l'auteur, la littérature, etc...ce que le peuple et la société de salon font depuis que le monde est monde, à chaque fois avec ce sentiment d'être les premiers à le faire. Vous avez pas l'impression d'être emplis de fatuité et de stérilité égotiste? Regardez, même Sartre dit des conneries : Anne Frank elle a pas écrit à son public, mais à son Journal. Ca en fait pas une auteure? Ca en fait pas une figure de la littérature? Après, je sais plus quel autre crétin parle du "rôle de l'auteur"...mais attendez, un auteur pour vous, ca ne doit pas se positionner par rapport aux autres, ceci étant, selon vous, le boulot des critiques...ce qui vous amène rebelotte à réciter votre catéchisme de bistrot sur le "rôle" du critique...zzzz...zzzz..zzz...Si vous voulez jouer au rôle, ok, alors Céline n'est pas un écrivain, car son rôle c'était de soigner les gens, en bon médecin qu'il était socialement. N'écriront que les écrivains, ils ne se positionneront pas par rapport à leur époque, ils devront aller trinquer, ou au contraire, ne jamais le faire, avec Mr Jaenada qui lit en diagonale des 4ième de couv consternants. L'un ou l'autre, mais faudra choisir, tintinnnnnnnnnn. N'écriront que ceux qui ont lu Balzac, que les profs de lettres agrégés, ou bien que ceux qui n'ont jamais rien lu de leur vie. L'un ou l'autre, mais faudra choisir, tintinnnnnnnnn.
Vous êtes vraiment tous des crétins, la preuve : " le critique ne permet pas/plus au lecteur de séparer le bon grain de l'ivraie...". Vous avez besoin d'écouter le ministre de l'Agriculture pour savoir traire une vache? Pire (devinez de qui...) : "Enfin, je crois que le problème principal des critiques c'est qu'ils essaient de faire de leurs billets des textes littéraires au lieu de se concentrer sur l'exposition des qualités objectives de l'oeuvre critiquée." Ok coco, paie toi un cerveau et un esprit critique (et un peu de légereté), car moi perso, désolé, mais les quelques critiques lues d'Angelo Rinaldi, ne m'ont jamais motivé ni démotivé à faire le moindre achat. Il a un style, c'est déjà ca, LUI. Son rôle, c'est de donner son avis, indépendamment de son rôle social et de ses amis, et des lecteurs à la C-o-N qui pensent que le rôle d'un écrivain c'est de, et de, et de...zzzz...zzzz..zzzzzzzzzz
Je propose une conclusion paralittéraire, je crois que y a que là qu'on va pouvoir cohabiter tous ensemble : je suis tout ému, tout émoustillé, là, au moment où je vous parle ! ! Je viens de tomber sur la vidéo du dernier, et très attendu, secret of mana, sur Playstation 2. Quand je pense que le premier opus était mon tout premier jeu de rôle. Que c’est bon cet univers onirique, héroique, cette épopée enchanteresse et vaillante, avec des rebondissements dignes des meilleures réalisations cinématographiques actuelles. L'innocence de l'enfance face à la cruauté militaire, et la "pensée pas de l'oie" des adultes. Franchement, allez mater la vidéo, et allez dire après ca que les jeux vidéos ca ne vaut pas le cinéma (je vois déjà les réflexions " non, on ne DOIT pas confondre le rôle du jeu vidéo, et celui du cinéma, car…euh. ..car c’est pas bien ! "). Moi j’en bave d’avance, et je ronge mon frein en attendant la sortie US. Quel bonheur !
http://www.jeuxvideo.com/jeux/videos/0001/00016133.htm (trailer mirifique) 
Divinement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 08 janvier 2007 à 19:34

-"(Logorrhée) ... Regardez, même Sartre dit des conneries : Anne Frank elle a pas écrit à son public, mais à son Journal... (Déluge d'imbécillités)"
Tu vois, troll, tu ferais mieux de t'en tenir à l'élucubration des petites pensées de ton cru plutôt que de parler de littérature. Car si tu avais lu le Journal d'Anne Frank, tu aurais découvert (elle l'écrit elle-même dans ledit Journal) qu'elle l'a récrit à partir du printemps 1944 parce qu'elle avait entendu le ministre de l'éducation du gouvernement néerlandais déclarer qu'après la guerre il comptait rassembler et publier tout ce qui avait trait aux souffrances du peuple néerlandais pendant l'occupation. Elle a alors pris la décision de récrire son journal en vue de la publication, et cette réécriture a d'ailleurs été exploitée par divers négationnistes (dont Faurisson) pour douter de la validité du journal.
Pépère, je te conseille à l'avenir de laisser tomber toute référence à la culture, à la littérature et à l'histoire ; cela ne t'empêchera pas de te trouver irrésistible et te fera paraître moins C-o-N et inculte aux âmes charitables qui prendront encore la peine de lire ta prose de mongolien.
Amicalement,
Rédigé par: Gadrel | le 08 janvier 2007 à 21:18

-Ok, Genghis Khan (référence culturelle mongolienne). Toi coco, tu liras Boris Cyrulnik, et tu y verras que l'intérêt majeur du Journal d'Anne Frank, c'est le personnage du Journal. Le pacte de lecture inclut l'intentionalité du témoignage (davantage que le souci de notoriété et de wanabisme), ce que le récit est par la force des choses, mais littérairement et humainement, ca va plus haut que tes indications journaleuses de comptoir (pléonasme). Son Journal est ce qu'on appelle un tuteur de résilience. Les faits que tu mentionnes sont certes passionnants, mais franchement, s'en tenir à l'avis de la Fnac d'un bouquin pour y prouver sa lecture, juste pour discréditer quelqu'un qui te trouve con...ca me fait mal pour Anne Frank et le devoir de mémoire. Mais je te pardonne, grand seigneur. j'avais tort, t'es pas le plus C-o-N de la bande, t'es juste le plus susceptible. Pardonne moi. Ouba ouba.
Facilement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 08 janvier 2007 à 23:25

-Pensons moins et agissons davantage. Parfois, on veut tellement devenir écrivain qu'on en oublie d'écrire.
Être écrivain, c'est bien simple. Si on consacre du temps de sa vie à l'écriture, on peut se considérer écrivain. Au-delà de la volonté d'être écrivain, il y a celle d'être publié, qui, pour certains, est souvent celle de se faire un nom. Vouloir se faire un nom n'est pas une mauvaise chose en soi : ça tient occupé, je trouve que c'est un beau projet de vie. Il faut seulement accepter de faire les sacrifices nécessaires pour y arriver. Oui, il ne faut pas oublier qu’il y a des choses spécifiques à faire pour atteindre un certain statut. Pour se faire publier et se faire un nom, il faut notamment se faire des contacts. En tout cas, ça semble aider. Il y a sûrement d’autres moyens d’y parvenir, oui, sûrement. Mais là, les autres moyens peuvent être des routes plus longues qui repoussent le moment de l’arrivée à destination.
Pour continuer sur un des aspects du commentaire de Michael, je trouve que tous les artistes travaillant avec la forme narrative auraient avantage à s’inspirer des jeux vidéo. Surtout des RPG. L’alternance entre les séquences narratives et les séquences jouées, entre " passivité " et " activité ", permet une attention quasi inlassable de la part du joueur. C’est du divertissement duquel on n’est pas capable de décrocher. Un bon livre, ça devrait être ça : on n’est pas capable d’en décrocher. À date, j’ai passé plus de quatre-vingt heures sur " Final Fantasy XII " et j’ai toujours hâte d’y retourner pour continuer ma partie, pour en maîtriser tous les recoins et voir la fin ; après trois heures du " Château " de Kafka, même si j’avais la ferme intention de le lire au complet, je l’ai refermé pour ne plus jamais le rouvrir. Qu’arrivera-t-il à K., comment tout cela se finira-t-il ? Ça m’importe peu. Et je le vois, là, ce livre, au bas de ma bibliothèque, écrasé par une dizaine d’autres livres, j’espère qu’il ne se rouvrira jamais.
L’important, avec toute œuvre, c’est qu’elle nous donne l’impression d’avoir bien passé notre temps (puisque l’on va mourir et que l’on n’a pas rien que ça à faire). Chose subjective. Si on s’intéresse à la subjectivité des autres, on peut s’intéresser à la critique littéraire. Si on s’intéresse à notre propre subjectivité, on peut écrire. Et si on écrit, on est écrivain.
Rédigé par: Skuderya | le 08 janvier 2007 à 23:44

-@PhJ: personnellement, je préfère recevoir des critiques négatives que rien du tout (ou que des compliquements hypocrites...)
D'autre part, il me semble qu'un auteur doit prendre partie sur la production de ses contemporains. Un monde où il n'y aurait que des "coups de coeur" et des gens très sympa m'ennuierait à mourir...
Donc parler des livres que l'on n'aime pas, c'est aussi refuser le relativisme, le "tout se vaut". Si 99% des romans de la rentrée vous ont paru nuls, pourquoi ne pas les critiquer?
@Mandor: bah, je suis la seule à dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. C'est pour ça que j'ai des visiteurs fidèles :)
@Thomas: que les critiques littéraires ne fassent pas leur travail, on est d'accord. Quant aux auteurs, il suffit de se plonger dans n'importe quelle anthologie littéraire pour savoir qu'ils ont toujours exprimé leur admiration ou dégoût vis-à-vis de leurs contemporains. Tout simplement parce que la littérature ne doit pas laisser indifférent...
@Michael: écoute, fais des commentaires plus COURTS. Dans le cas contraire, je me verrais dans l'obligation d'exercer mon omnipotence et de supprimer tes interventions, même intéressantes.
Rédigé par: wrath | le 09 janvier 2007 à 01:06

-Mais ça veut dire quoi, Wrath, "prendre parti sur la productions de ses contemporains" ? Sur tout le monde, vous voulez dire ? Tous les gens qui écrivent ? Mais je vais passer ma vie à ça... Les livres que j'ai lus à la rentrée n'ont pas d'intérêt pour moi, j'ai déjà passé assez de temps à les lire (pour la plupart pas en entier – car quand il n'y a toujours pas l'ombre d'un début d'intérêt à la page 150, en général j'arrête –, mais je les ai lus quand même, contrairement à ce qu'avance sans savoir l'autre phraseur pathétique), je ne vais pas en plus en perdre davantage à les commenter, à les critiquer, à en dire du mal. J'en ai rien à foutre, de ces livres. Je veux bien vous dire que je trouve qu'Amelie Nothomb fait n'importe quoi, parce qu'Amélie Nothomb sait écrire, a des choses à dire, mais gâche tout, mais en quoi ça peut être intéressant, pour moi ou pour vous, que je vous dise que Tartempion, que personne ne connaît, qui écrit comme le pied gauche de ma grand-mère et qui s'est fait éditer je ne sais comment, sans doute parce que la plupart des éditeurs ne savent pas lire, en quoi ça peut être intéressant que je dise "Ce livre dont vous n'avez jamais entendu parler est nul" ? Est-ce que vous passez vos soirées avec vos amis à commenter la façon de parler de votre boulangère, ou à critiquer les vêtements de la guichetière de la poste ? Pourtant ce sont vos contemporains.
Rédigé par: PhJ. | le 09 janvier 2007 à 22:25

-PS : 99% des romans de la rentrée ne m'ont pas paru nuls, Wrath. 99% de ceux que j'ai lu. Or j'en ai lu 20. Sur 650, ça fait 3%. Donc 2,9% des romans de la rentrée m'ont paru nuls.
Rédigé par: PhJ. | le 09 janvier 2007 à 22:29

-(CS)L'autre phraseur pathétique...Hi hi! Vous avez beaucoup de mépris pour ce qui suscite votre pitié. Que vous soyez infoutu de vous rappeler d'un titre de bouquin et d'un auteur, je l'invente pas. En polémiquer deux heures, et servir rhétoriquement l'idée perverse que vous, le grand Jaenada, sur 20 bouquins lus, tout est sans intérèt, désolé, mais soit je n'y crois pas, et vous êtes un mito de plus faisant sa promo, soit vous etes le dernier des cons. Dans tous les cas, ca ne m'inspire pas beaucoup. Mais bon, c'est trop d'honneur que de vous répondre, quand on vous voit parler des Bienveillantes avec fatuité, et faire d'un refus de lire ce bouquin qui réactualise avec une force incroyable, et de façon très ambivalente et déroutante, le devoir de mémoire, à une époque qui n'a plus aucune valeur, ca en dit long, je pense, sur votre valeur humaine, intellectuelle, et finalement, littéraire. Car ce n'est que ca, l'écriture. Allez y, ayez des couilles, et citez nous enfin un de ces 20 bouquins nuls jusqu'aux pages 150, wrath et moi on en lira 10 chacun, et on comparera avec votre phrasé (pas pathétique (entre parenthèses soit dit) du tout). Blesser un auteur que personne ne lit, vous n'aimez pas ca, on l'a bien vu. Vous jouez le jeu, ou je suis irrécupérable de nullité?
Bien à vous, Herr Sturmbahnführer Jaenada ;)
Pathétiquement,
MF
PS : skuderya, je vais me faire une petite partie de final 12, après avoir explosé Jaenada en mode gambit! En bougeant à peine le petit doigt! mdr...
Rédigé par: Michael Flame | le 09 janvier 2007 à 23:18

-(CS)"...alors à quoi bon cette triste débauche? Si je posais la question à Zorn, je savais qu'il me répondrait : 'Justement, pour en profiter avant de crever, pour prendre un peu de plaisir', mais ce n'était pas au plaisir que j'en avais, moi aussi, je savais prendre mon plaisir lorsque je le voulais, non, c'était sans doute à leur manque effrayant de conscience de soi, cette façon étonnante de ne jamais penser aux choses, les bonnes comme les mauvaises, de se laisser emporter par le courant, de tuer sans comprendre pourquoi et sans souci non plus, de tripoter des femmes parce qu'elles le voulaient bien, de boire sans même chercher à s'absoudre de son corps. Voilà ce que moi je ne comprenais pas, moi, mais on ne me demandait pas de le comprendre."
Les Bienveillantes, de Jonathan Littell (p89 : à lire en dansant une ou deux allemandes)
Fictionnellement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 09 janvier 2007 à 23:31

 

http://fr.youtube.com/watch?v=SC249jPbBDY&feature=related

 

 

 

 

Voilà, à bientôt pour la suite du BEST-OF!!

Publicitairement,

MF


 

" J’ai mon idéal, j’en ai même plusieurs, j’ai mes idées et mes projets, bien que je ne puisse encore les exprimer. Ah ! toutes les choses qui se présentent à mon esprit le soir, lorsque je suis seule, et même le jour, alors que je suis obligée de supporter ceux qui m’ennuient et qui se méprennent sur tout ce que je veux dire ! En fin de compte, je retourne toujours automatiquement à mon Journal, qui est pour moi le commencement et la fin, car Kitty ne manque jamais de patience ; je lui promets qu’en dépit de tout je tiendrai le coup, je ferai mon chemin, et je ravale mes larmes. Seulement, j’aimerais tant voir un résultat, j’aimerais tant être encouragée, ne serait-ce qu’une fois, par quelqu’un qui m’aime.

Ne me juge pas, mais considère-moi simplement comme un être qui sent parfois que la coupe déborde. A toi, Anne. "

 

Journal de Anne Frank, 7 nov. 42

 


http://fr.youtube.com/watch?v=MEEpavnk7Uw&feature=related

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