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 Mon foetus quantique tac, tic tac...tic tac...

26/8/2008

http://fr.youtube.com/watch?v=PcAVxdjiyrk&feature 

 

 

 

1)Mails et grande querelle littéraire!

 

-l'art pour l'art, ou l'art engagé? bla bla bla Dans les deux cas, postez mon message, svp.De Michael Flamand (michaelflame@hotmail.fr) Envoyé : ven. 22/08/08 16:54 À : mv@crétin.fr 

 

Bonjour Marc,

Je m'étais convaincu, compte tenu de l'actualité de notre "échange", à ne plus vous réécrire par ce biais pompeusement qualifié de "privé". Mon troisième bouquin "Mon Kampf" sera également une dénonciation rarissime et inégalée de cette idole vieille comme le monde, et férocement à la mode "vie privée/publique". On se range où on veut quand ça nous arrange, et le monde ne s'en porte guère mieux. Enfin, ça n'est là qu'une formation très naïve de la question, je vous l'accorde, et je ne vous écris pas vraiment pour ça, ce serait vous donner l'importance d'un confident, que vous ne méritez pas. Non, au contraire, si je vous écris, c'est pour répondre à votre lâcheté toute puissante, par un jeu de lâcheté impuissante, qui ne m'amuse guère. Je me suis dit "écris lui gentiment, poliment, sinon tu n'obtiendras rien". Alors voici ce que je veux, et vous le savez : la publication du commentaire écrit hier dans votre article "mon quotidien". Je sais bien qu'il n'était pas aussi passionnant ni aussi utile que celui de notre amie Rose, mais tout de même. Depuis votre initiative de noble prudence et de septicissme, j'ai eu le temps de vous faire un sublime cadeau, aussi discret que votre vilénie : je me suis payé le luxe de vous faire confiance. Je m'explique : au départ, j'étais été imprudent. Je me souviens vous avoir, par réflexe, envoyé un message sans l'enregistrer, et avoir attendu pour enfin le relire. Et il est venu. J'étais passé par un stade de découragement en l'attendant, me disant "non, pas lui, il peut pas me faire ça", et j'étais à ce point énervé, que je ne l'étais même plus, et partant, dans l'incapacité de vous écrire : vous ne le méritiez plus. Ensuite, vous m'avez fait un bien fou, lorsque j'ai vu que vous le publiiez tout de même, me disant bon, je vais pas dire que j'admire sa petite police, mais je l'ai pris comme un jeu, s'ajoutant, pimentant ce que j'aurais de toute façon écrit sans ce dispositif, mais peut-être pas en fait, j'en sais trop rien : ainsi est la vie, on s'adapte, on est victime des autres, ou coupable des autres, toujours, mais on va pas refaire l'histoire et se demander ce que j'aurais pu écrire, ça n'a aucun intérêt, n'est ce pas? Alors donc : je n'ai pas enregistré ce message intitulé, de mémoire "Faut être une femme pour aimer cet homme, pas une tapette!" dans votre article "mon quotidien". Au passage, vous aurez noté, parmi d'autres effets, la puissance et la richesse, coutumière, de ce post, dans un tel cadre! Votre quotidien c'est Libé, moi c'est votre blog...c'était un joli message, dont je comprends qu'il ait pu, accessoirement, vous tourner en ridicule. Mais accessoirement, car d'une, j'y défendais aussi Angot, que j'aime beaucoup, Doc Gynéco, dont je n'ai pas attendu de lire Libé pour le trouver "attachant", etc. Je répondais, comme on dit chez les gens civilisés. Peut-être y ai-je mis plus de talent et de mordant, en pareille circonstance et cadre, que ne l'auraient fait mes concitoyens. Là est mon crime, celui d'exister, au fond! Je le mets dans ma confession ça, peut-être l'avez-vous lue : "dans ce monde, vaudrait mieux se taire que d'exister". Passons. De deux, j'ai osé pratiquer une censure à mon tour, mais la seule légitime, ou à tout le moins, dont on peut, moyennant certaine philosophie, y trouver une certaine satisfaction, hélas non partageable : l'autocensure. En effet, je m'étais alors empêché de vous écrire ceci "c'est vrai qu'un ex de science-po et une avocate, c'est tellement plus romantique et original comme couple!" C'eut été à la fois vrai, mais pas très sympa. Non, j'ai estimé que votre femme ne m'avait rien fait, et qu'il ne fallait pas tout mélanger. Qu'ensuite, vous aviez déjà votre lot de moqueries dans ce post. Mon problème, c'est ma richesse, je mets tellement de lectures possibles, de choses, de détails, de grandes lignes, de sens, de non-sens, de tons, demis-tons, de contextes tacites, dans tout ce que je fais, que, pour une raison que je ne vous demande pas de comprendre, j'aimerais relire ce message, que vous pourrez donc publier comme il se doit, ou du moins, me renvoyer par mail. En effet, ce n'eut été qu'un bête post contre vous, et seulement contre vous, avec rien de plus, outre l'agacement de conviction quant à votre censure, je m'en serai remis, très honnêtement. A mon tour, je vous demande de ne pas me donner plus d'importance que cela, et le cas échéant, si vous le souhaitiez toutefois, de le faire avec vos armes : me répondre, avec des mots. Me snobber en me répondant pas, y a toujours des solutions, je suis pas un terroriste dans votre avion. Voilà, j'espère, Monsieur Villemain, que vous aurez retrouvé l'intelligence nécessaire à la compréhension de ma petite requète. Dans le cas contraire, je m'en remettrai certainement, me disant que les plus tristes victimes de cette histoire, c'est Gynéco et Angot, effectivement importants. Bonne continuation Monsieur Villemain.

Diplomatiquement,

Michael Flame

 

-Re: l'art pour l'art, ou l'art engagé? bla bla bla Dans les deux cas, postez mon message, svp.‏ De : Marc Villemain (mv@crétin.fr) Envoyé : ven. 22/08/08 17:12 À : Michael Flamand (michaelflame@hotmail.fr)

 

Je ne fais que parcourir ce message car, comme ceux que vous postez habituellement, il est trop long - je suis très avare de mon temps. J'en tire juste la substantifique moelle : je n'aurais pas publié un de vos commentaires et vous aurais donc censuré - vous adorez cette idée qu'on vous censure. Or je n'ai jamais reçu ledit commentaire. Il ne se trouve pas dans mon boîte mail, et lorsque je vais sur la plate-forme d'administration de Canalblog, il n'y figure pas non plus. Je connais votre paranoïa, mais acceptez qu'il n'est pas absolument impossible que vous ayez fait une mauvaise manoeuvre. J'en suis désolé pour vous, et vous demande de me croire.

Maintenant, rien ne vous empêche de réécrire un commentaire, si cela vous amuse encore, que je publierai, pour peu qu'il ne porte pas trop atteinte aux recommandations que j'avais un jour publiées, et sur lesquelles je n'ai aucune envie de revenir. Je vous rappelle simplement que vous avez débarqué un jour sur mon blog parce qu'un autre vous avez chassé du sien. Que je n'ai pas fait d'histoire, en dépit de ce que je pouvais penser d'un certain nombre de vos commentaires. Maintenant, libre à vous de faire de la "vie privée / vie publique" un "Kampf" à votre manière ; je crois, sur ces questions, avoir bien compris ce qui vous animait.

Un mot, j'en profite, tout de même : je répète que j'aimerais a minima que vous vous reteniez de railler tel ou tel commentateur dès lors qu'il ne pense pas exactement comme vous - je pense au dénommé Augustin, que vous méprisez avec arrogance, fût-ce avec humour ; après tout, il a lui-même un blog : pourquoi n'y déposez-vous pas ce que avez envie d'y déposer, dès lors que c'est pour lui parler, à lui ?

MV

 

-RE: l'art pour l'art, ou l'art engagé? bla bla bla Dans les deux cas, postez mon message, svp.‏ De Michael Flamand (michaelflame@hotmail.fr) Envoyé : ven. 22/08/08 17:29 À : Marc Villemain (mv@crétin.fr)

 

Pourriez-vous me renvoyer votre réponse svp? Je ne l'ai pas reçue! Je vous demande de me croire, et je la lirai sûrement ce soir, ou la semaine prochaine (je suis trop occupé à lire votre blog public, j'ai pas le temps!)

 

-Re: l'art pour l'art, ou l'art engagé? bla bla bla Dans les deux cas, postez mon message, svp.‏ De : Marc Villemain (mv@crétin.fr) Envoyé : ven. 22/08/08 17:32 À : Michael Flamand (michaelflame@hotmail.fr)

 

Je n'attendais en effet de votre part pas de meilleure argumentation.

 

-RE: l'art pour l'art, ou l'art engagé? bla bla bla Dans les deux cas, postez mon message, svp.‏ De Michael Flamand (michaelflame@hotmail.fr) Envoyé : ven. 22/08/08 17:36 À : Marc Villemain (mv@crétin.fr)

 

Monsieur Augustin ne s'est pas privé de critiquer Assouline sur SON propre blog, dans un débat qui ne le concernait pas personnellement. Je respecte ca, moi je juge pas, je dis pas aux gens ce qu'ils doivent faire ou pas, dès lors que ça n'est pas conforme à mes convictions. Non, je m'adapte. Pour le reste, il était tres original, sur son Blog à lui, de se donner de l'épaisseur en reprenant certaines de mes idées, humeurs, et convictions, sans jamais me citer : honneteté intellectuelle. Ainsi, il s'est permis de dire cette chose horrible, et pas étonnante, sur Soljet. Mais la différence est énorme avec Betancourt, au dela meme de la différence des contextes et des gravités historiques : moi j'ai attendu qu'elle revienne vivante pour balancer ma vanne. Elle eut été tué, j'aurais trouvé cela triste, et ca m'aurait inspiré une autre réflexion, nécessairement. Je vais meme vous dire que, si l'on sait me lire sans me juger aussi puérilement que vous le faites, on aura bien compris qu'au contraire, je suis trop heureux qu'elle ne soit pas morte, car ca m'a permis d'exprimer ce délire sur son cas, sans le probleme de conscience d'insulter lâchement un mort. Lui ne se pose pas ses questions, et pense m'imiter...je trouve ca ridicule, j'ai eu envie de m'en moquer, et de ne pas lui faire l'honneur de le faire "chez lui". Visiblement ca l'a agacé, car il a compensé en vous flattant hypocritement, mettant le lien de votre article! lol Bref...Enfin, je pense que ça vous arrange de penser que la censure m'arrange...et c'est tres confortable d'etre de votre côté de la barrière. Dans mon article de défense sur Angot, je vous disais que les bien penseurs "ont toujours le dernier mot sur le premier mot". Je vous expliquais la grandeur de cette femme, meme tres brièvement, avec mes moyens allégoriques, et je vous montraires une vidéo de lynchage de Gynéco, pour vous montrer que vous etiez dans la doxa, et qu'en plus, l'ignorance est une tare, autant que la télé.

 

-Re: l'art pour l'art, ou l'art engagé? bla bla bla Dans les deux cas, postez mon message, svp.‏ De : Marc Villemain (mv@crétin.fr) Envoyé : ven. 22/08/08 17:59 À : Michael Flamand (michaelflame@hotmail.fr)

 

Enfin, je vous retrouve, tel que je vous ai toujours lu, vindicatif et pratiquant la confusion, sciemment ou pas.

J'ignore de quoi vous me parlez, en évoquant Assouline et le blog du dénommé Augustin. Je ne suis pas concerné.

Sur Soljenitsyne, j'ai été en désaccord absolu avec lui, et le lui ai écrit : je n'ai aimé l'esprit ni la lettre de son message ; d'une certaine manière, il me faisait penser aux vôtres.

Cela ne m'arrange nullement de penser que vous la censure vous arrange : ce qui m'arrangerait surtout, pour ne vous rien cacher, c'est que vous changiez d'hôte (je me passerai, même douloureusement, de cet "honneur"). Mais puisqu'il en est question, oui, bien sûr, que la censure vous arrange ! Il vous faut même l'inventer, perpétuellement, et fouiner et la dénicher partout où elle pourrait se dissimuler ; vous la guettez de pied ferme : enfin alors vous pourrez redresser les torts de ces pauvres humains qui s'ébrouent et que vous dominez de toute votre superbe.

Mais de tout cela je me fous éperdument, soyez en certains. La vraie question est : quelle force irrépressible vous conduit à perdre votre temps avec moi - dès lors que vous savez au plus intime de vous-même tout ce que je suis : un "bien penseur", un pathétique représentant de la "doxa", un "ignorant", un "juge" ? Mais bien sûr (je vous cite) : "Je respecte ca, moi je juge pas, je dis pas aux gens ce qu'ils doivent faire ou pas, dès lors que ça n'est pas conforme à mes convictions."

 

-RE: l'art pour l'art, ou l'art engagé? bla bla bla Dans les deux cas, postez mon message, svp.‏ De Michael Flamand (michaelflame@hotmail.fr) Envoyé : ven. 22/08/08 18:08 À : Marc Villemain (mv@crétin.fr)

 

Non non, nulle confusion : j'ai conclu en disant "l'ignorance est une tare". Enfin, me faire "traiter" de parano par une personne "pas concernée", vous comprendrez que j'adore ça autant que la censure. Le courage c'est pas de pas avoir peur, c'est de faire ce qu'on a peur de faire...Méditez, et laissez moi : vous n'etes pas concerné.

 

-Enfin De Michael Flamand (michaelflame@hotmail.fr) Envoyé : ven. 22/08/08 18:12 À : Marc Villemain (mv@crétin.fr)

 

"Mais de tout cela je me fous éperdument, soyez en certains. La vraie question est : quelle force irrépressible vous conduit à perdre votre temps avec moi - dès lors que vous savez au plus intime de vous-même tout ce que je suis : un "bien penseur", un pathétique représentant de la "doxa", un "ignorant", un "juge" ? Mais bien sûr (je vous cite) : "Je respecte ca, moi je juge pas, je dis pas aux gens ce qu'ils doivent faire ou pas, dès lors que ça n'est pas conforme à mes convictions."

Attention, rendez-moi l'honneur de me citer entièrement : j'ai aussi écrit "non, je m'adapte"...sourire. Bonne continuation Marc, je ne vous répondrai pas, mais vous recontacterai dès que mon projet de revue sera opérationnel, s'il l'est un jour. Je suis tellement contre la censure, que je donnerai n'importe quoi pour garder un juge de la doxa comme vous dans une revue ambitieuse. Et puis, je tiens mes promesses. Bonne continuation d'ici là.

 

 

 

 

2) Quelques heures plus tard...

 

-Entente cordiale De Michael Flamand (michaelflame@hotmail.fr) Envoyé : ven. 22/08/08 21:10 À : mv@crétin.fr

 

Rebonsoir Marc,

Je n'ai pu écrire ce post dans les meilleures conditions, ma grand-mère me faisant une scène de ménage derrière pour venir manger, juste derrière moi (le pc est dans la cuisine/salon), aussi vous demanderai-je de publier le dernier des trois envois. J'ai fait trois envois, c'est le dernier que j'ai eu à peine le temps de vite fait survoler pour le corriger. Merci d'avance, et bonne continuation.

Paranoïaquement,

MF

PS : Puissiez-vous dépasser Angot, je vous le souhaite. Vous avez le droit de pas aimer. J'ai le droit de la défendre.

 

-Respect du contrat! De Michael Flamand (michaelflame@hotmail.fr) Envoyé : ven. 22/08/08 22:46 À : Marc Villemain (mv@crétin.fr)

 

Promis, après je vous laisse, comme vous me l'avez demandé (et comme je m'adapte, je vous ai dit, rhétoriquement, laissez moi.) Je vous informe juste que mon post respecte scrupuleusement vos directives normatives : pas de juron, pas de grossiereté, que des mots courants, "propres". Certes, je ne disconviens pas pour autant qu'il ne s'agisse, hélas non, de votre apologie. Non! Mais j'ai progressé! J'ai droit à une image? Non mais dites, j'ai besoin de maître à penser moi, à mon âge. Bon sérieux : Ca respecte vos exigences, et ca vous servira de leçons, à votre tour : je suis sûr que vous échangeriez volontiers ce post contre un "*****, prout, *******! toi et ta femme, vous etes betes! idiots, inutiles, mesquins, des orduuuuuuuuuuuuuuuures! et tu sais pas écrire pov tache, tu te répètes! a cette aune, toutefois, fut-il futile, c'est inutile!". Je pense que là, un simple et mérité "lol" de votre part, aurait fini d'attester la cohérence de vos limites éthiques, et de vos convictions. Non, je suis bete, immature, méssant, drole, sadomaso et parano, mais y a des limites! Ca ne me résume pas! Bon. J'aimerais lire ce message ce soir, jouir enfin de la non-censure (ca me changerait). Ne m'obligez pas à le poster chez vot pote Augustin, ni sur mon blog, car je serais aussi obligé de balancer votre grand conseil de moralité et d'hygiène publiques, selon lequel la moindre des courtoisies (forme et fond, bien sur, tsss hein hein) serait de poster aux gens ce qu'on à leur dire chez eux! Et quitte à vous faire plaisir, c'est une conviction, figurez-vous, que je partage! Comme enfin, soyons en certains, vous n'en avez rien à foutre de tout cela, je me réjouis d'avance de la certitude confiante, loin de toute paranoïa, de me savoir bientôt publié. Je ne vous écrirai plus avant un bout de temps, je pense avoir fait le tour de votre personnalité : sociétale, bien entendu! C'est tellement plus brillant! Bravo!

Superbement,

MF

PS : au fait, vous avez rien écouté à toutes mes justifications par mails. Rien, vous m'avez balancé les votres, que je n'attendais pas, les connaissant deja. L'ignorance est une tare, vous vous en rendez bien compte, maintenant? Un exemple : mon bouquin ce sera pas "Kampf", mais "Mon Kampf". Quand vous le citerez, faudra dire "Mon Kampf"! Vous savez trop bien l'importance du premier mot d'un titre. Si vous ne pouvez déjà le dire, avant meme qu'il soit écrit...avouez que c'est déjà un chef d'oeuvre! Partant, votre mépris et vos certitudes, n'ont d'égale que la ridicule majesté de vos proses de "premier de la classe", et cela doit inviter une relecture critique, très critique, du septicisme purement grammatical dont vous vous parez par imitation de ce que vous comprenez de Millet (j'ai déjà lu ca quelque part...mais où! Aaaah, c'est tellement plus intello de se moquer de Villemain que de Gynéco!) Rassurez-vous, comme secrètement et sadiquement, vot pote Augustin : la guerre mondiale est surement pour bientot. Ma génération y passera. Vous aurez la chance, vous les quinquas, d'y survivre, et tout le restant de votre vie pour pester contre les clichés générationnels, contre la difficulté et l'absurdité de l'existence, pour vous enorgueillir, prophétiquement, de vos intuitions que tout allait de mal en pis, et d'en souffrir l'éternelle et magnifique incompréhension généralisée. Nous on sera là haut, au paradis ou pas, y aura un fou dans un champ, qui s'appelle Nichtzzzz, gueulant à qui veut l'entendre que "la vie est belle! il n'y a pas d'idéal, puisque je vous le dis!" et près de lui, un Hitler rajeuni, purifié, lisant "Mon Kampf" de Michael Flame à des enfants juifs adorables, à l'ombre d'un saule pleureur. Et vous, toujours en bas, au plus bas, à pleurer vos ambitions d'attardés sans valeur, sans rien. Vous n'etes rien, Marc. Pardonnez moi d'etre, ca durera pas. Bon blog!

 

 

 

 

3) Pendant ce temps, à Vera Cruz...

 

(source : http://villemain.canalblog.com/archives/2008/08/21/10302116.html )

 

-jeudi 21 août 2008

 

Mon quotidien

Exercice auquel je me livre assez peu, par prudence et scepticisme : le commentaire de l'actualité - du moins telle qu'elle est rapportée et perçue par les journaux, en l'espèce, le journal LIBÉRATION de ce jour.

AFGHANISTAN
. Je n'ai pas d'avis particulier, ou particulièrement pertinent, sur la présence de la France dans ce pays. De manière assez instinctive, qui tient pour partie à mes années de formation intellectuelle et à une chimérique mais persistante "idée de la France", j'y suis plutôt favorable. Nous n'y sommes sans doute pas très opérationnels, mais notre présence est au moins symbolique de l'attention que nous portons aux plaques tournantes du monde. Une certaine folie terroriste étant ce qu'elle est, il n'est peut-être pas anodin, ni inutile, que nous nous affichions auprès de ceux qui visent à la contenir - étant entendu qu'être un allié n'induit pas d'être un allié inconditionnel. Restent bien sûr à examiner les modalités de cette présence en terres afghanes. Aussi Pierre Moscovici en appelle-t-il à une redéfinition de nos missions autour des impératifs de "reconstruction", de "développement économique et social de l'Afghanistan", "d'affirmation d'un État de droit" et de "lutte contre la corruption" : voilà qui ne mange pas de pain. Toutefois, il faudrait pour cela y consacrer un budget dont on voit mal quel socialiste, dans les circonstances que connaît actuellement ce parti, pourrait l'approuver et le voter.

Les réactions de certains responsables politiques me laissent toutefois un tantinet pantois, tant elles semblent assez indignes de leur statut et des responsabilités qui y sont attachées. Ainsi Jean-Pierre Brard, apparenté communiste, semble souffrir de ce que ce "bourbier" lui "rappelle celui que la France a connu dans l'Algérie coloniale", Olivier Besancenot, en conclusion d'une analyse géopolitique prophétique, ne voyant quant à lui dans cette implication militaire "qu'une guerre pour le pétrole", tandis que Jean-Marie Le Pen, une fois n'est pas coutume, ne semble pas être prêt à "se faire tuer pour l'oncle Sam." On aimerait aussi savoir ce que recouvre exactement l'exhortation de Paul Quilès à "infléchir la stratégie vis-à-vis du terrorisme" ; même chose pour Pierre Lellouche, qui dit attendre "une remise à plat de la stratégie de l'Otan." Quant à Thierry Mariani, dont l'Assemblée est coutumière des coups de menton, sa naïveté et sa foi en la grandeur de la France sont finalement assez touchantes, et nous serions assez peu charitables de moquer sa conviction selon laquelle "le renforcement de la présence française" permettrait "que la menace terroriste soit éradiquée et que l'Afghanistan puisse un jour sortir de l'obscurantisme." Sur un autre registre, il nous avait d'ailleurs déjà convaincus, il y a quelques temps, que les test ADN pratiqués sur les candidats étrangers au regroupement familial amélioreraient nos politiques migratoires et du même coup l'image de la France.

CAUCASE. Tribune édifiante de Mikhaïl Gorbatchev, qui pleure "une crise dont la Russie ne voulait pas." N'étant ni dans le secret des dieux, ni dans ceux d'Alexandre Adler, je me demande s'il fait ici montre de naïveté, d'hypocrisie patriotique ou de sénescence. Contre toute évidence, il explique donc que la Russie est la première surprise de ce qui arrive, qu'elle ne s'y était préparée en rien, que toute la faute en revient au président géorgien Saakachvili, et que c'est le président russe Medvedev qui décida de "cesser les hostilités", faisant ici "ce que devait faire un dirigeant responsable." Militairement pourtant, et quelle que soient les torts, avérés, de Saakachvili, il ne nous explique guère comment il fut possible aux troupes russes de réagir en quelques heures, alors qu'il leur aurait normalement fallu trois à quatre jours pour être en position ; gageons qu'elles ne devaient quand même pas être bien loin.

Si l'on s'attendait en effet à ce que l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud réclament leur indépendance, s'appuyant de plus ou moins bonne foi sur le précédent du Kosovo, il est intéressant aussi de noter que c'est précisément hier qu'a été signé entre la Pologne et les Etats-Unis l'accord sur le bouclier anti-missiles. Il faudrait être retors pour y voir une conséquence, même indirecte, de tout ce qui précède.

VERTS. Je m'amuse toujours de la place que consacre LIBÉRATION aux imbroglios d'appareil de nos amis écologistes. Il fallait bien une pleine page, en effet, pour évoquer ce parti qui a tout de même récolté 1,5 % des suffrages aux élections présidentielles et 3 % aux législatives, et pour se réjouir au passage que José Bové et Dany Cohn-Bendit se soient serrés la main.

ANGOT, ENFIN. De vous à moi, je ne crois guère au succès de son petit livre sur ses petites embrouilles avec Doc Gynéco, ce Marché des amants où le mot le plus important est sans doute le premier. Pas surpris, mais agacé, tout de même, de voir LIBÉRATION monter dans le wagon et se sécher les mirettes devant cette "tendresse" nouvelle qu'affecte la rude Christine, qui, "infailliblement douée pour faire évoluer des personnages", aura en effet réussi le tour de force de rendre le Gynéco "attachant." Et LIBÉ de moquer au passage "la rive gauche, la gauche caviar, le pré carré des intellectuels médiatiques, éditeurs, journalistes, écrivains" et autres "individualistes vigilants, convaincus de se tenir à distance des fratries illusoires", ce qui était tout de même assez osé ; surtout pour ne jamais citer le nom de celui que le rappeur et la moderne soutinrent avec quelque enthousiasme : Nicolas Sarkozy. Mais c'est une vieille histoire : la presse de gauche a toujours adoré se tromper d'adversaires.

Posté par marc_villemain à 11:57

 

-oh mais je vais me remettre à lire Libé, alors

Posté par Rose, vendredi 22 août 2008 à 11:36

 

-Confusions paranoïaques! (+ erratum)

Bonsoir,

Monsieur Villemain vient, très courtoisement, de me signaler par mail qu'il n'avait pas censuré le commentaire ici posé hier soir. Ainsi délicatement invité à la naïveté, je ne peux que consentir à admettre que je me suis trompé quelque part. Toutefois ma mémoire, qui en aucun cas ne saurait être une preuve, me rappelle bien avoir vu marqué "votre message a été enregistré. Il sera bientôt contrôlé et surveillé avant toute publication par les ayants droits, nonobstant bla bla bla". Je l'ai vu, je le jure!! En fait, il est possible qu'une erreur soit survenue, car je me rappelle aussi avoir, dans ce post, copié-collé le lien même de cet article "mon quotidien". On peut penser que cette mise en abîme ne fut pas du goût de l'administrateur. lol Bon, je ne vais pas insister, car ma naïveté me suggère aussi que MV se fout de tout cela, à n'en pas douter. Je vais donc, de mémoire, tenter de reposter ce que j'avais écrit hier. Don't act. Ca tourne!

Bonsoir,

C'est non sans courage que je vais à mon tour me soumettre à un exercice de commentaire de l'actualité - du moins telle qu'elle est rapportée et perçue par la blogosphère, en l'espèce, l'article "mon quotidien" de Marc Villemain signé aujourd'hui (cf lien suivant)

-Afghanistan : rien à foutre.

-Caucase : rien à foutre.

-Verts : passionnant.

-Angot, enfin : je suis outré de ce point de vue de MV, que je trouve inadmissible et scandaleux! Je n'ai pour ma part pas attenu Libé pour trouver Doc Gynéco, le rappeur, "attachant". Il est vrai que le rappeur trimbale la casserole d'un engagement politique un peu formaté, loin de l'intelligence et du talent qu'on lui connait (quand on le connait), et dont la seule excuse que je lui trouvais à l'époque, était l'idée qu'il pouvait y avoir derrière quelque ironie. Néanmoins le sérieux, encore moins en politique et dans le domaine des convictions, n'est pas un crime, à quand bien même serait-il une casserole. Monsieur Villemain n'a certainement pas vu cette émission en 2007, où il ne manquera pas de se reconnaître et de nous dire ce qu'il en pense : ça n'est plus d'actualité, il pourra y dominer, sans confusion des genres, tout ce qui s'y est dit et montré, afin de rappeler sa superbe, à quiconque l'ignorerait. Car l'ignorance est une tare, et il faut bien lui reconnaître l'immense courage et pertinence qu'il peut y avoir à se moquer gentiment de Gynéco, et de la femme qui l'aime et qu'il aime, amour dont l'actualité littéraire se fait l'écho. N'était l'engagement politique et littéraire de Monsieur Villemain, on serait tenter d'ironiser sur la facilité qui le pousse à se moquer, aussi classiquement, d'une modernité littéraire aussi légère. Ces gens-là ne sont concernés que par des valeurs et des problèmes bien plus graves, comme le "marché", dont ils savent soupeser tout le premier degré dans les titres de bouquins qu'ils n'ont pas encore lus. Tout juste les survoleront-ils, étant avare de leur temps, que l'on sait tout particulièrement précieux - il reste peu de temps à ceux qui se foutent de l'actualité, sans même évoquer leur vie privée, romantique et originale. Un ex de science-po avec une avocate, c'est quand même autre chose qu'une petite auteure française et qu'un vulgaire rappeur, ou qu'un manager de foot déclarant publiquement, après la défaite, sa chère et tendre en mariage. A cette aune, on comprendra qu'un tel amour, loin de toute convenance sociale, de perte stérile de temps, et de tare psychiatrique, ne s'aurait se contenter de la facilité littéraire de ce qu'on se gargarise à désigner comme "modernité", et qu'un tel sujet, afin de trouver sa substantifique moelle représentée en littérature digne de ce nom, devra attendre au moins autant que l'écriture de l'importance d'un père. Sujet trop pudique et trop noble pour se risquer à n'en lâcher que des bribes sur un blog, ou quelqu'autre média populaire. Honte à Angot, elle n'est pas Villemain, elle n'est pas Millet, elle n'est pas avocate, elle est juste Angot, et elle aime juste cet attachant Gynéco. Elle perd pas de temps à écrire bien ses banalités, dont la presse libérée se saisit, tel un marché des amants, uniquement premier degré.
Moi j'ai aimé cette idyle, ou du moins, ne me suis pas senti en mesure de la railler, aimant beaucoup Angot et Gynéco, chacun à sa manière. Il est vrai néanmoins que, pour la première fois et en moi-même, je me suis surpris à trouver belle Angot, à découvrir sa beauté, sans pour autant avoir la prétention de penser que je la lui inventais, mais en considérant avec satisfaction combien j'eus été ridicule de m'en moquer. C'eut été trop facile, on je juge pas un livre à son titre, après tout. Quiconque de sensé, revendiquant, à bon droit, ne pas s'abaisser à la vaine polémique, consignera cet engagement pour le moins audacieux. Je l'ai trouvée belle, et retrouvée belle, d'une autre façon, en songeant à ce lynchage médiatique dont Gynéco fut la victime, sortie de justesse la tête haute, grâce à une phrase, une seule : lorsqu'il transfigura le dramatiquement grotesque de la situation, en décochant cette phrase "On n'est pas à la télé là!", dont le sublime ne pouvait être que difficilement partagé et compris, sans être taxable de confusion paranoïaque. Ainsi les grands mots se méritent, et c'est ce qui fait en partie leur charme. On ne leur reprochera pas leur faible succès, comme on ne le reprochera pas à ceux qui, n'ayant pas de télé, pensent que l'ignorance est moins une tare que de vivre dans son époque. Si encore ils ne lisaient pas Libération, pour vainement s'en moquer, et faire qu'on s'en moque, on leur pardonnerait la cohérence d'une telle philosophie. Mais ceux-là ne sont pas, aujourd'hui, concernés...Non ceux à qui je m'adresse, sont les courageux qui se targuent de leur grandeur d'âme devant qui veut bien ne pas les contredire -ils n'attendent que cela- mais plus encore qui s'offusquent devant ceux qui, les monstres, osent se moquer de BHL, et là alors, ils n'hésitent pas (ils en jouissent, eux qui connaissent si bien les rouages psychanalytiques de leurs contemporains inférieurs, eux qui, repompant Houellebecq, nous expliquent leurs convictions littéraires en article de critique, selon lesquelles le sociologique pas concerné des bouquins américains est tellement plus brillant que la si souvent consternante littérature française, psychologisante et intimiste, et uniquement, qui leur fait concurrence, jusque dans les bras de Libération) là alors, ils n'hésitent pas, et avec un courage d'une attachante fidélité canine, osent défendre l'indéfendable BHL, la pauvre victime harcelée de toutes et tous, par la doxa, sur laquelle fusent les railleries rhétoriques les plus violentes ("Vous n'êtes pas philosophe, Monsieur!"). Ceux là peuvent se moquer de Gynéco sans savoir, ceux là peuvent reprocher à une femme qui ose l'aimer d'etre formatée aux valeurs du marché. Ceux là peuvent, les bien penseurs, avoir le dernier mot sur le premier mot. Cette émission, quant à moi, humble spectateur devant son poste, animé quasi végétativement par la seule épaisseur d'un irrépressible intérêt pour les choses futiles, n'aura été, ce soir là, que ma seule et plus sincère émotion concernant les élections présidentielles (n'était la formidable et bouleversante prestation de Mireille Mathieu à la Concorde!).

http://fr.youtube.com/watch?v=SwNxqy8Gpzg  
Il faut être une femme pour aimer cet homme, ce "rappeur". Pas une tapette! Pas même une avocate : une avocate est payée pour défendre. Une femme comme Angot, elle, paye pour son amour. Elle le paye jusque dans ce qu'elle écrit, car là oui, sans avoir lu, on sait déjà ce qu'on y lira, on sait déjà que le premier mot est le seul valable, on sait déjà que c'est futile devant la situation géopolitique dans le monde. On sait déjà, que cette femme, n'est pas concernée par le monde...Car n'en doutons pas, ceux qui oublient que ce que cette femme a de moins critiquable, ça n'est pas sa réelle modernité littéraire, ceux-là sont concernés par le monde, le vrai, loin de la télé, dans leur blog. On n'a pas le même quotidien ;)

Bonnes vacances à toutes et tous!

Finalement,

MF

http://fr.youtube.com/watch?v=CT4gAv256jY

Posté par Michael Flame, vendredi 22 août 2008 à 20:57

Catégorie : Non spécifié

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