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 En attendant mon retour!

7/11/2008

 

 

 

 

 

                                                                   JF-2
 
 
De suite, il n’y aurait jamais, recommença-t-elle. Le concept a ses limites, quand de la beauté il se moque, ou qu’elle se moque de lui, dans un sens ou dans l’autre, non-sens, et…elle recommença, encore, le pianotement des touches lui tenait compagnie, hi hi, elle en rit même, ça ne voulait rien dire, mais c’était beau. Elle s’arrêta et relut, à voix haute, assez vite : " De suite, il n’y aurait jamais, recommença-t-elle. Le concept a ses limites, quand de la beauté il se moque, ou qu’elle se moque de lui, dans un sens ou dans l’autre, non-sens, et…elle recommença, encore, les touches qui pianotent toutes seules lui tenaient compagnie, hi hi, elle en rit même, ça ne voulait rien dire, mais c’était beau. Fermeture des guillemets ". (La porte s’ouvre), parenthèse de sa mère, enchantée, elle l’écoute et déchante, repense à Duchamp, le cadavre solitaire face à la masse, fanatique, en extase, c’est de l’art, c’est sensible, et c’est rare, malsains, gauche et droit, on voit les deux, ça la touche, elle retouche les siens, repense à lui, lui l’écrit, elle va le lire, le relire. La suite, la suite, la suite ! De suite elle relut, puis lui écrit qu’elle trouvait ça quelconque. Quel con !
 
Quel con de m’écrire ça en prose
De suite il n’y aura
Que si j’la compose
En vers etcetera
 
Et contre tout je t’implore
Le sens, bon dieu, le sang
De ta plume n’explore
La syntaxe, avec ou sans
 
Mon écran n’fait pas tout
Ta souris peut bien plus
T’es pas veto mon toutou
Viens que j’te pique, que j’te nique, lapsus
 
Message envoyé, voyez-vous, j’suis comme ça, qu’il vienne, je veux mon massage, mais…(Toc toc toc) Oui ? ( C’est Dascalie ! bla bla bla) Quoi, qu’est ce qu’y dit Dascalie ? (Je blablate un jeu de mots, conceptuel) Hein ? Répète ! (Toc toc toc) Quel fou !
 
Oui je suis fou, et alors ?
T’as vu l’heure !
Le temps dedans vaut de l’or
Dehors quel malheur
 
Les rimes c’est bien beau
Mais le sens c’est caca
Vidons le lavabo
Et n’en fais pas un cas !
 
Deux strophes seulement
Quand t’en as mis que trois
Et même si je te mens
C’est ça l'génie, ma foi !
 
 
 
                                                             JF-1
 
                                
Quand tout sera détruit, je songerai au divin, je me dirai " pourvu que plus rien… " et plus rien, je tomberai. Le vent soufflera alors au présent, et m’emporte. Je glisse sans fin sur des souvenirs morts, tout le temps rentre en moi, en ressort. Les almées d'armées de feuilles grises mitraillent des corps sans vie qui perdurent légers dans la nuit synthétique, où les chloroplastes explosés transforment nos âmes en matière, nos corps en poussières, et encore…La destruction se poursuit, violente, c’est nul, c’est niais à en mourir. Les phrases s’enchaînent, et le vent s’essouffle, il est mort, chancellent les corps, les troncs, les souvenirs, dans les tapis de feuilles encenseuses du temps encensoir, où déjà l’aube délirée fait renaître un soleil enflammé d’un noir de jaspe inventé, comme écrit par un poète déjà oublié, et le coup de vent par derrière me dit STOP. C’est fini.

Une âme errante dans un corps bloqué pensait ainsi, fumant un recueil illicite. Un non-sens interdit où les mots semblaient seulement dire " oui mais, j'écris ". Les feux d’artifice éclataient au-dessus d’une foule affessée le soir d’une fête sur la plage occidentale des vacanciers aisés. La terrasse des festins sur commande additionnait à la pétarade céleste l’artifice des cliquetis de couverts. Et le ciel recouvert supportait les caprices sulfureux d’un tourisme rentable, où les couples s’aimaient, se trompaient, en contrebas des âmes seules terrassées, malheureuses qui se disaient au fond d’elles " quelle nuit formidable, tous ces gens qui me tolèrent en regardant ce ciel que je leur partage, ce ciel indifférent qui nous offre les voluptés de son silence d’acteur entre deux tirades de bruits vides de sens ". Les vagues scandaient " et moi, et moi, et moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, et moi, et moiiii, et moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii " soutirant quelques larmes sensibles à des cœurs déchirés ressassant le poids de leur solitude parmi tous ces gens, tout ce bruit, toute cette mer couleur de ciel, ces vagues apportant avec elles la nuit des contrées lointaines emmurées dans les horizons aquatiques de l'horizon des terres délaissées.

  
in Jouisciences folles, de Michael Flame! (à paraître en 2009-2010)

 

 

                                

 

 

 

 

Voilà, à bientôt pour la suite du BEST-OF!!

 

Publicitairement,

 

MF

 


 
http://fr.youtube.com/watch?v=FGjAs-8aFzs           

 

 

Catégorie : Non spécifié

Commentaires

 flameandco, le 07-11-2008 à 23:26:07 :

21 > 19 !

- (sources : http://lifeandlautreamont.over-blog.com/ )

J'aime biencrire en  

                                              ouge

    Je n’allais plus en cours ; à la place, je me réveillais dans l’après-midi après une nuit à demi-blanche, dans un un vague complet ; j’entendais l’ange social murmurer à mon oreille: “ça ne va plus f., ça ne va plus du tout” ; j’entendais mes parents me demander si les cours s’étaient bien passés, toujours sur le même ton, ce ton idiot et faux, qui s’allongeait vers la fin de la phrase, montait en tonalité, et avec leur question aigüe mes tissus de mensonges et mes inventions forcées sur le programme ; j’étais là, assise sur mon lit, dans le flou du matin, atteinte émotionellement par un triste rêve que je venais de faire, dont je m’éveillais, à cet instant, dans ma chambre, sur mon lit, assise, au milieu, les yeux plongés dans cette grande bibliothèque que je m’étais construite, comme un rempart, une forteresse, face au monde, face aux cieux dégoulinants de Novembre, face au désespoir hivernal. “Vous êtes en dépression” a dit mon docteur sur un ton médical. Je lui ai répondu, dans une insolence sans importance, une insolence inconséquente pour lui, pour moi, cette insolence que le patient se permet face à son docteur, parce qu’il sait que le docteur à l’habitude de cette insolence soudaine qui jaillit des corps révoltés par la psychanalyse, je lui ai répondu “Oui, vous avez raison, je suis en dépression. Mais pas en dépression de moi, pas en dépression de mon corps , je suis en dépression de vous et du monde éteint qui gravite tout autour, et dont vous faites partie, je suis en dépression de mon ancien corps.” Mon docteur est devenu insignifiant comme le monde que je fréquentais et dont je faisais partie.
    Je ne savais pas si j’allais avoir mon semestre ; dans ma tête, ce n’était plus un objectif, ce n’était plus nécessaire. Assise, sur mon lit, éveillée depuis quelques secondes, face aux livres, j’ai pensé: “Je n’aurai pas mon semestre ?” ; j’étais dans un néant de clareté matinale, je n’avais pas de réponse, je n’avais pas besoin d’en apporter une. J’ai arrêté de croire au scolaire le lundi 22 septembre à 13 heures, je me suis dit. En courant, le 22 septembre à 13 heures, j’ai laissé le scolaire derrière moi, parce que ce jour-là, ce 22 septembre, j’ai dépassé le scolaire. Le scolaire est devenu trop petit, pas assez grand, pas assez grandiose. Le scolaire est devenu médiocre ; un vêtement usé, un vêtement passé au sèche-linge, d’un coup, j’ai pensé : non , je ne peux plus le mettre. J’avais dépassé le scolaire.
    En me levant, comme chaque matin, depuis peu, je lisais. Je lisais le matin, sur mon lit, à peine éveillée, l’esprit encore endormi, les yeux abaissés. C’était, je crois, le plus grand plaisir de ma journée, lire, à cette heure, au réveil, lire c’était le plus beau cadeau qu’on me faisait. Nietzsche ou Schopenhauer ou Rilke ou Heidegger ou Rimbaud ou n’importe qui d’incroyable, tout simplement, tout merveilleusement, chaque matin, je lisais. C’était la meilleure nourriture, les meilleurs céréales du monde, meilleurs encore que les macarons Ladurée ou qu’une Tartine de pain Poilâne avec du beurre et de la confiture, avec du thé, avec une orange pressée, c’était un bonheur pur, sans attente, sans problèmes, sans rien, un bonheur blanc, simple, transparent de blancheur, c’était la meilleure drogue, la drogue inconcevable que je m’étais conçue, la plus élevatrice, j’étais loin, dans les nuages blanc du mois de mai, dans ceux de l’hiver, dans tous les nuages blancs possibles, j’étais avec Bernhard et Rimbaud, au plus haut de leur montagne, sur la cime, dans le ciel, j’avais franchi la distance. J’avais franchi la distance, les barreaux pertubateurs qui nous éloigent des phrases, qui nous empêchent d’accéder à leur corps , à leur âme, à leur respiration. En ouvrant un Bernhard je lui disais bonjour ; toute seule, dans ma chambre, je parlais, seule, bonjour Arthur ! Bonjour Arthur ! Je lui disais en prenant sa pléiade, parce que c’était la sienne, rangée au milieu, parfaitement, de la bibliothèque, au milieu, j’avais pris les mesures, parce qu’il était nécessaire et même essentiel que la pléiade de Rimbaud soit au milieu de la bibliothèque, que je puisse me  dire, Rimbaud est au coeur de mon existence, au milieu, parfaitement.
    Avec E. on s’est dit “nous irons en Pologne” ; cet été, on ira en Pologne. Mon grand-père est né à Cracovie et je sens que l’est m’appelle ; je veux connaître la Pologne, je veux connaitre l’Yiddish, je me suis dit, aussi, l’allemand, je veux apprendre l’allemand, c’est une langue très belle, j’aurais dû parler l’allemand depuis des années, depuis mon plus jeune âge, l’allemand, je le sais, m’appelle, je l’entends ; je veux lire Goethe en allemand, Bernhard en allemand, Nietzsche et Rilke et Buchner, oui je veux lire Werther en allemand, et je veux lire tous les écrivains allemands qui changeront ma vie parce qu’ils la construiront. Je veux faire comme ma mère, je veux lire Goethe en allemand, je lui en veux, qu’elle ait fait apprendre l’allemand à mon frère et pas à moi, et j’ai décidé, je me suis dit: “je vais corriger cette erreur”. Je hais l’hiver, mais en passant l’hiver avec l’allemand, j’ai pensé, je vais survivre à l’hiver, parce que je vais lire l’allemand et que je vais écrire l’allemand, mon écriture sera le bouclier à la violence de l’hiver.
Je suis heureuse dans ma plus grande souffrance. Mon corps s’assemble alors qu’autour le monde entier s’écroule, alors qu’il, le monde, entier, autour, se déchire. Je suis heureuse dans ma plus grande tristesse, dans un igloo, dans la chaleur des phrases. S’il n’y avait pas les livres et la musique, je ne serai plus là depuis longtemps. J’ai pensé. J’aurais disparu ce mois de novembre 2005. Je n’ai plus peur de le dire, maintenant, je crois, enfin, je me suis réconciliée avec ma propre peur, je peux le dire. Je n’ai plus peur, j’ai traversé ma peur. Joyeux anniversaire.

 

 

- Echanges facebookiens privés!

 

Non merci mademoiselle, on se connait pas, et je fais pas collection des amis ;)

Entre Frédérika Coppin Finkelstein et Vous 

 

3 octobre à 00:29
 
3 octobre à 00:39
Alice m'a beaucoup parlé de toi, c'est dommage.
 
3 octobre à 00:43
Michael Flamand par ci,
Michael Flamand par là...

Un mythe ! ahah. tu es sujet à des belles discussions dans les bars de Châtelet.
3 octobre à 00:58
C'est dommage de quoi? On peut très bien parler ici par message, comme vous le faites au Chatelet, sans etre "amis facebookiens". Non, c'est pas possible? Dites m'en plus sur mon mythe, je pourrai en discuter avec Alice (elle se demande si ca a du sens les mythes, c'est sa période prepa, c'est pour ca!) Et parlez moi de vous aussi, charmante inconnue.
 
3 octobre à 01:00
et puis vous savez, mademoiselle, les mythes ca se trouve pas dans les ragots des bars du Chatelet, pas plus que dans les salons de thé du temps pseudo-mythique de Saint-Germé-des-Prés. Maintenant tout le monde s'en fout déjà, ce sera idem pour les bars du Chatelet (n'était la présence de la mythique Alice, certes) ;)
 
3 octobre à 01:03
enfin : si j'écris et si je veux sauter (comme dirait Alain) votre amie Alice, c'est pas pour faire jazzer le tout Paris. Mais ca, pouvez-vous seulement le comprendre???!

Insupportablement,
MF

http://fr.youtube.com/watch?v=vAEguPQRcBA

Tenez, parlez plutot de mon blog (j'en fais jamais la pub, ou si peu, mais là je sens que je vais m'attirer du beau monde, olalaaaa! lol)

http://flameandco.bloguez.com/ 
 
3 octobre à 01:11
parlez-moi de votre blog, je vous parle du mien;
lifeandlautreamont.over-blog.com
je peine à vous lire cher ami, vous vous éparpillez, il se fait tard; l'alcool monte au cerveau, les pages dans les ombrelles, je cherche un oreiller, y vautrer mon sommeil;
il n'y a pas de mythe,
c'était une taquinerie, tant pour votre appétit que pour celui d'Alice; mais votre nom, certes, rôde souvent à mes oreilles, par Alice et par d'autres, par le vent d'internet.
Bonne nuit.

Sadiquement,

f.
 
3 octobre à 01:15
Vous vous trompez d'ennemi, mademoiselle. Je vais parler de mon blog : il le fera très bien pour moi. Pour ma part, si je veux lire du Lautréamont, je lirai les chants de machin, si je veux de la taquinerie, je lirai Alice ca me suffit, si je veux du mythe, je vous envoie ce message, et si je veux du sadisme, je lirai Sade ou je me relirai. Votre blog attendra. Notre amitié aussi, surement. Bonne nuit mademoiselle, essayez le sadisme ajun, c'est bcp plus dur! (burp) A bientôt?

Amicalement,

Michael Flame
3 octobre à 01:18
Il n'y a pas grand-chose à voir finalement... Restons-en là.
 
3 octobre à 01:18
Comme vous voudrez (burp). Je vous demande pardon, toutefois, si je vous ai blessée. Ce n'est pas contre vous personnellement, mais je prends personnellement le désintérèt raisonné que je vous inspire maintenant que vous m'avez lu, un peu. Mon mythe s'en remettra-t-il? Je vous taquine, minette. Bonne continuation.

Respectueusement,

Michael Flame
 
3 octobre à 01:24
PS : si toutefois vous aviez besoin de parler ou quoi, no soucy, ma porte reste ouverte, et je vous lirai. Je trouve ca plus intéressant que d'accroitre sans raison ma liste d'amis. Tout cela est factice. Voilà, bonne continuation dans le cas contraire, ca n'était pas contre vous, je n'ai pas la chance de vous connaitre aussi bien que vous me connaissez.
 
3 octobre à 01:26
factice, factice. oui... c'est vrai.
 
3 octobre à 01:27
N'empeche que moi je vous parle du fond du coeur! Et je l'ai pas si profond que ca...
 
3 octobre à 01:46
Bon, je n'aime pas me coucher en sachant que, peut-être, j'ai pu blesser injustement quelqu'un que je ne connais pas. Que les gens s'en soucient guère à mon endroit, c'est leur problème : je n'assume pas l'humiliation des autres. Je vous paraitrais surement ridicule, circulez y a rien à voir, mais je préfère encore ça plutot que d'etre injuste. Avec Alice, je baigne dans le doute, parce que je l'aime, elle me dit douter aussi, j'en doute encore davantage. Surement qu'on s'aime vraiment. J'ai lu votre blog, enfin, le premier article visible : c'est très bien écrit, y a du contenu, de l'espace poétique qui se dégage, j'imagine plein de choses sur votre "je", et de ne jamais vraiment savoir à quoi m'en tenir, au fond, c'est là que commence la bonne litté. Un peu comme Alice. Surement vous ressemblez-vous un peu, je ne sais ce que vous pensez d'elle, ni ce qu'elle pense de vous, je me ferai au pire deux ennemies, voire deux indifférentes, au mieux je rendrai grâce à ce fameux * qui vous manque tant, à vous, à je, à elle aussi, et me dirai que finalement, on se vaut tous. Partant, j'ai le choix de vous dire "vous etes géniale", ou "vous me faites honte". Comme on peut pas commenter, je vous laisse trancher ici. Fin de la litté, et bonne nuitée, comme disait l'un de vos potes. A bientôt?

Amicalement,

Michael Flame
 
3 octobre à 01:49
Bonus DiViDi!

PS : moi aussi j'avais peur de perdre ma mère, enfant. Enfin non, j'ai toujours peur de ça, mais enfant, j'en avais très peur, enfin. Mais c'était une peur tiède, j'osais pas la lui avouer quand je la voyais, et quand elle était plus là, c'était brulant, je me disais que si jamais la dernière fois que je l'avais vue serait la dernière, dernière, bah...j'arrivais pas à terminer cette phrase dans ma tête déjà. C'était vraiment brûlant, et en même temps, j'avais très froid, l'hiver, l'enfance, etcetera.
3 octobre à 01:50
Dormez en paix, vous n'avez blessé personne. Je ne sais pas quoi vous répondre, vraiment pas.
Vous me semblez quelqu'un de gentil. Et d'un peu plus que ça.

A bientôt,

Frédérika.
 
 
 
 
bla bla bla...
 
 
 
Evidemment,
 
MF
 
 
 
 
 
 

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