Les femmes, la réussite, les mecs et le manque.
15/4/2009

Informations personnelles
-Livres :
Marguerite Duras, Hervé Guibert, Nina Bouraoui, Tristan Egolf, Joyce Carol Oates, Isaac Bashevis Singer, Sarah Waters, Augusten Burroughs, Colum McCann, Cormac McCarthy, ...
-Citations favorites :
"Et je suis là moi aussi, qui répands la poussière du récit, qui la laisse fleurir dans la bouche de tout un chacun comme s'il s'agissait de bouquets composés des mensonges les plus beaux." (Lars Saabye Christensen)
"La culture, c'est comme l'amour. Il faut y aller à petits coups au début pour bien en jouir plus tard." (Pierre Desproges)
"Si je n'avais pas écrit je serais devenue une incurable de l'alcool."(Marguerite Duras)
"N'importe qui peut sympathiser avec les souffrances d'un ami. Sympathiser avec ses succès exige une nature très délicate." (Oscar Wilde)
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Déclaration problématique, et requête!
23 mars, à 20:05
Bonsoir mademoiselle,
C'est au hasard d'une recherche que votre profil m'est apparu, et la curiosité aidant, je me permets de vous déranger! Je recherche un boulot qui me botte, dans l'écriture avant tout, mais j'ai la flemme d'aller à l'anpe, et j'ai décidé d'arrêter des études qui m'emmerdent, avant que d'avoir une licence inutile, en lettres modernes. Il serait aisé de me répondre que c'est très utile, mais non, c'est décidé, j'arrête! Voilà, j'ai par ailleurs un projet de revue sur internet, et je recherche des partenaires en management et webdesign, pour en discuter et le concrétiser : j'imagine que dans un premier temps, il faut monter une société, même modeste, pour accueillir ce projet. Vos contacts compétents, si vous en avez de cet ordre, seraient les bienvenus. En outre, je note que vous bossez dans l'édition, je note aussi vos goûts littéraires et vos qualités de rédactrice, enfin votre charisme de femme fatale, cependant choupinette comme tout, n'est pas pour me déplaire. De fait, si vous pouvez m'aider je ne serai pas en reste, et vous embaucherai volontiers, en tant que rédactrice, au sein de ma future équipe. Mon projet internet, Culture Aware, pour modeste et gratuit qu'il sera à ses débuts, devrait vite défier la concurrence, avant que d'être lucratif et fédérateur.
Si vous pouvez répondre à l'une ou l'autre de ces requêtes gratuites, ce serait pour moi un grand plaisir, motivé bien sûr par quelque nécessité, mais non dénué d'une infinie reconnaissance pour votre aide.
En vous remerciant d'avance, Marie, de votre bienveillante indulgence à l'égard du caractère, un peu artificiel je l'avoue, de ma démarche, je vous souhaite une excellente continuation par ailleurs. A bientôt?
Dérangement,
Michael Flame http://www.deezer.com/track/1029129
Marie
24 mars, à 11:58
Cher Michael,
Quoique votre projet soit porté par une audace toute sympathique doublé d'une énergie manifeste et amené avec un sens de l'humour et de la dérision appréciable, j'ai peur de ne pouvoir vous venir concrètement en aide pour le mener à bien... Hélas, en vieillissant (même si je suis sensible aux flatteries avec lesquelles vous caressez dans le sens du poil mon ego de femme ...), j'ai renoncé à agir bénévolement en faveur de la littérature. Je gagne ma vie en écrivant, en communiquant sur les livres dont on me confie la promotion et, partant, en entretenant mon "réseau" de contacts... Et pour tout vous dire, je suis déjà le mécène privé d'un compagnon artiste qui lui, gagne peu de son art... J'ai donc une préférence manifeste pour les activités (bien) rémunérées, pour l'exprimer tout simplement!!!
Cependant, je peux éventuellement vous proposer quelque chose, si ça vous intéresse : entre mes conférences à l'université de Villetaneuse et mon cours permanent de littérature contemporaine à Sciences Po, je rencontre beaucoup d'étudiants très motivés par la littérature et très avides d'expériences à tenter pour enrichir leur CV... Comme eux, contrairement à moi, ne sont pas encore suffisamment embourgeoisés pour avoir l'air de snober un projet bénévole (ce qui n'est pas le cas, même si j'ai bien conscience que c'est l'impression que je donnerai), ils pourraient éventuellement être heureux de rejoindre votre équipe pour participer à votre aventure. Je peux leur en toucher un mot, si vous le souhaitez. Bien cordialement,
MD
24 mars, à 15:28
Bonjour mademoiselle,
Et merci de ce retour particulièrement sympathique et respectueux, flatteur quoique frustrant. Mais point trop n'en faut, et d'ailleurs, vous me faîtes un autre compliment, presque sans le vouloir : celui de me rappeler, par votre style et votre charisme justement, à quel point mon intuition est bonne, lorsqu'il s'agit de repérer de futurs rédacteurs. Alors certes, en l'état embryonnaire, je conçois bien les motivations de votre refus, vous savez ce que vous valez, fort bien. Du reste, nul n'est irremplaçable. Sachez que vot' mec a beaucoup de chance, malgré l'embourgeoisement dont vous vous défiez d'être la caricature : ma copine, la jeune femme que j'aime, une gosse de riche pourrie gatée (pour ne citer qu'un défaut) m'a quitté récemment. Elle n'avait pas complètement tort, je ne foutais rien. Aussi j'ai décidé de remettre sur le tapis ce projet de revue socio-culturelle, que je souhaite moi aussi lucratif sur le moyen terme. Y a aucun déshonneur en effet, quand on sait ce qu'on vaut, à vouloir être (bien) payé. A ce titre, j'écris aussi, et j'espère bien publier mon deuxième bouquin (Récit d'un écrit vain), au moins pour le pognon, éditorialement parlant, même si bien sûr, on ne peut jamais prévoir le succès dans ce domaine, sauf à être un auteur de mayonnaise, euh pardon, de bestsellers. Merci de m'avoir trouvé drôle, c'était pas ma meilleure performance que ce message ; dans les circonstances ci-avant décrites, et n'étaient la rhétorique épistolaire ainsi que votre finesse et votre sincère douceur, ô Marie, j'y verrais presque un soupçon de condescendance, qui désoblige, autant qu'il excite, le macho géronto que je suis par ailleurs...sourire. Mon ex m'a quitté justement parce qu'un macho sans pognon, sans situation, et sans avenir sinon que des promesses, et une plume qui n'interdit pas la reconnaissance postmortem, et bien ça perd de son côté couillu. Et j'adore ce genre de femmes, un peu comme vous peut-être, misogynes des autres, car ce sont de grandes féministes, mais que de leur clito, pas de celui des autres! C'est un bon mot qui me revient de mes premiers échanges avec elle, en privé aussi. Bon, je digresse, mais je maintiens : mon projet n'a rien de bénévole sur le court moyen terme, j'ai foi en mes idées, et ça va marcher, y a aucune concurrence sérieuse sur ce medium qu'est le net. Pour vous en convaincre plus encore, je vous invite à lire le dernier article de ma page facebook. C'est un copié-collé d'échanges dits "privés" (où je me fous accessoirement de la gueule d'un blaireau, mais c'était mérité!) Vous trouverez aussi dans ces articles des extraits gratuits de mon deuxième roman en chantier depuis 3 ans. Vous trouverez plein de choses géniales sur ma page, mon art de faire du buzz revendiqué devrait vous rassurer quant à l'ambivalence de mes passions. Nécessité faisant loi, moi comme vous j'aime le pognon, et j'espère un jour pouvoir vous payer un bon restau!
Bien, je finis mon cappuccino en vous écrivant, et je n'y ai mis qu'un sucre, quand d'ordinaire il m'en faut deux. De vous avoir lu Marie, sûrement (touille touille). Du reste, vous excuserez le bordel de ce message.
Enfin, je reste ouvert à vos propositions, malgré mes apriori sur la jeunesse de la passion littéraire de vos étudiants ; et peut-être est-ce d'ailleurs ce qui vous repousse chez moi, derrière l'élégance de dissimuler vos exigences de contenu dans une cupidité, que nous partageons par ailleurs. A propos, c'est vous qu'avez formé Zemmour?! lol Faudrait lui expliquer que la littérature ça a commencé avant le 19ième siècle, et que ça continue encore, un peu, ici ou là. Il le comprendrait je suis sûr, il est loin d'être con. Vous voyez c'est des gens comme ça que je veux, qu'ont du baggage, j'ai pas de temps à perdre, encore moins de l'argent, à démarrer petit. J'ai toujours refusé de m'inscrire dans les sentiers déjà frayés, mon ptit côté Rastignac, à nous deux Paris! Pour l'heure, c'est ma précarité qu'est originale, vus mon intelligence, mon talent, et mon culot!
En vous réitérant ma déférence à votre égard, Marie, je souhaite avoir la chance de vous relire néanmoins, à défaut de pouvoir un jour vous payer. Mais j'insiste : l'équipe rédactionnelle c'est ni le plus urgent ni le plus dur pour moi. Ce que je recherche dans un premier temps, c'est des contacts en management et webdesign. Mais par intuition, j'en ai profité pour vous signifier le vif intérêt que vous m'inspirez, en tant que future pigiste, et je vous le réaffirme : c'est la moindre des choses. Une femme de votre trempe ne saurait être attirée par un mec qui laisse tout tomber. A bientôt?
Déplacement,
Michael Flame
http://www.dailymotion.com/relevance/search/au+fur+liane+foly/video/x2xf63_clip-au-fur-et-a-mesure-liane-foly_music
Marie
24 mars, à 18:12
Quel tempérament! quel panache!!... Et quelle fantaisie, aussi! Avec cela, vous ferez Michael, j'en suis certaine à présent, de grandes choses...
Pour vous répondre sur deux ou trois points:
1) Certes féministe, je suis, mais je réserve mon engagement en la matière à de grandes causes. Pour le dire en d'autres termes, je ne m'en fais pas pour moi, je suis en quelque sorte une privilégiée, qui s'assume mais attends un retour sur investissement des efforts fournis pour en arriver là, et ce n'est pas en tant que femme que je défends mes intérêts et poursuis mes ambitions, uniquement en tant qu'individu désireux, comme la plupart, de s'épanouir et de s'accomplir. Je n'ai pas la prétention de me concevoir comme un exemple ni de faire de ma réussite (aléatoire, toutefois, comme celle de chacun) un étendard politique... Je suis néanmoins agacée que l'on m'appelle "Mademoiselle", car mon statut marital n'a guère d'intérêt ici ou dans toute forme de présence sociale. Il y a une vague connotation "jeune fille" ou "femme en devenir" un peu fatiguante pour qui donne depuis des années les preuves de son indépendance et de sa détermination... Vous m'appellerez donc désormais Madame, ou bien Marie.
2) Je ne comprends pas la référence à Zemmour... Peut-être à cause de mon cours à Sciences Po? Zemmour a une quinzaine d'années de plus que moi, je ne saurais donc lui avoir enseigné quoique ce soit. J'ai toutefois parmi mes étudiants quelques loustics qui prendront sa relève : réactionnaires, légitimistes, de mauvaise foi, sur le sujet de la littérature, comme à d'autres propos... il en faut, parait-il...
3) Votre ex et mon conjoint. J'imagine qu'à 25 ans, on largue son camarade pour des tas de raisons plus ou moins futiles qui vont de ses menues infidélités à ses cuites trop fréquentes ou trop salissantes, de sa flemme congénitale à sa fumisterie arrogante, de son humour pas toujours fin à son esprit trop acéré... Que je vous rassure, si je le peux : 10 ans après, la femelle de l'humain découvre immanquablement que l'heure tourne et cherche à se caser, presque à n'importe quel prix!!! Comme entre-temps, le cuir du mâle s'est patiné, qu'il tient mieux l'alcool, maîtrise mieux sa libido, a appris à distinguer le bon mot d'esprit de la vanne mortifiante et ressent un soupçon d'angoisse (sinon de culpabilité) à l'idée de se faire entretenir par sa compagne, tout s'arrange, naturellement!!! et on s'aime mieux, je trouve, quand on se rend compte que même (un peu) chômeur, même (un peu) lâche, même (un peu) foutraque, son compagnon a avant tout un charme fou.
4) Votre demande de conseils en management et webdesign... Pour ce qui est du webdesign, j'ai peur de n'avoir dans mes contacts que des gens qui, comme moi, cherchent à gagner leur vie et ne seront pas forcément très partants pour donner un coup de main bénévole. Toutefois, certains blogs personnalisables sont bien faits et permettent de démarrer une revue en ligne avec une présentation très honnête. Je vais demander à mon compagnon (encore lui) s'il peut m'en conseiller quelques-uns... je crois qu'il faut payer un petit hébergement à l'année, mais c'est une somme modique (quelques dizaines d'euros dirais-je). Pour le reste, je vous déconseille de créer une société pour l'instant. Ca va vous coûter (en URSSAFF notamment) et vous amener toutes sortes de sollicitations inutiles (les entreprises de papéterie qui voudront vous refourguer un photocopieur high-tech et un quintal de ramettes A4 pour aller avec, des mutuelles diverses et variées qui tacheront de vous convaincre que même sans salariés, vous devez impérativement cottiser, les pages jaunes qui vous relanceront tous les deux mois pour vous inciter à prendre un encart dans l'édition papier du prochain botin... etc.) Je sais de quoi je parle puisque mon compagnon (toujours lui) et moi avons chacun une petite société individuelle de prestation de services (lui en tant que réalisateur et moi en tant que rédactrice) qui nous apportent toutes ces choses-là... Grosso modo, à moins de 10 000 euros de chiffre d'affaires par an, l'idéal est de fonder une association. Qui peut elle aussi facturer des services, embaucher des salariés si besoin mais n'implique pas toute une série de contraintes propres aux PME. De plus, les démarches pour créer une asso sont simplissimes: une simple déclaration en préfecture des statuts, l'élection d'un président et d'un trésorier. Hop, le tour est joué. Après, pour ce qui est du management, je dirais : gare à un fonctionnement trop démocratique! C'est toujours tentant, surtout si on est un peu idéaliste, mais c'est redoutablement inefficace à partir d'un certain seuil de collaborateurs : le coup à se retrouver rapidement paralysé par les enjeux de pouvoir et incapables de prendre la moindre des décisions... Tout le reste n'est qu'organisation : savoir élaborer des rétro-plannings, s'imposer une discipline, veiller au respect d'une charte éditoriale (calibrage des articles, remise à date etc...) Je ne sais pas si, Michael, tout ceci répond un peu à vos questions...
Amicalement,
MD
24 mars, à 18:56
Re mademoiselle, euh pardon, Marie!
Et bien, vous ne vous lassez de me surprendre, à mon grand plaisir. Votre pavé, votre disponibilité, malgré un formalisme dépêche AFP, me touchent. Combien vous dois-je? lol Le problème de "Marie" voyez-vous, c'est que j'en ai aimée une, d'un amour réciproque, mais purement platonique (je ne rentre pas dans le détail, il me faudrait une vie entière, et la recherche du temps perdu, j'ai pas le temps!) Mademoiselle, ça charrie bien sûr tout ce que vous dîtes, mais çà n'était donc pas le seul intérêt. J'ai voulu satisfaire mon voyeurisme, passablement facebookien, et sur votre mur public vous décrivez vot'mec comme étant votre fiancé. Appréciez vos contradictions comme je les apprécie, et on sera heureux tout deux ;) Pour le féminisme, sauf à tomber dans l'essentialisme, vous le redéfinissez parfaitement, par votre tonalité, vos arguments individualistes et la mise entre parenthèses de votre genre (votre ego de femme...souvenez-vous) J'ai coutume à dire, quitte à faire jouir les plus connes d'entre elles, qu'il vaut mieux être un homme...en tant de paix. Ne nous faisons pas la guerre, mademoiselle, euh Marie! Nulle mortification dans ma référence à Zemmour, sinon qu'une vanne facile pour avoir la chance de lire votre agacement, votre humour et vos mots. Je cautionne le portrait que vous en faîtes, j'imagine qu'il aurait eu l'impertinence de reprocher à votre bouquin de cuisine d'être indigne de Mauriac, de Barbey d'Aurevilly et de Balzac. Vous lui rendez bien sa monnaie en en faisant un science-po formaté : si je vous embauche tous les deux, y aura de l'ambiance, du contenu, de la chique et du molard, et c'est aussi ce que je veux (mais pas seulement)! Je dois vous dire que mon chiffre d'affaire excèdera largement les 10 000 euros annuels, à condition de ne pas m'imposer un simple blog. Je veux pas 800 visites par an, j'en veux 800000 par jour. Mon projet a des ambitions esthétiques autant que de contenu, et je compte adjoindre une ou plusieurs videos bien chiadées à chaque article. Lire sur un écran ne suffit pas, et faut attirer le chaland autrement : la vidéo (interview, débats internes de l'équipe) mettra en valeur le recul personnalisé de l'article, et réciproquement. J'ai déjà une proposition de parteneriat de Lucie Yeoung, dans mes contacts ; celle de vot'mec est la bienvenue, je suis pas en position d'être jaloux, mais pourquoi mélanger privé et public?! lol Je vous taquine aussi. Dîtes vous que dans un an même pas d'existence, ma revue explosera tout : l'internaute tape nawak sur google, et il tombe sur des occurrences de Culture Aware. Je rentre pas dans le détail, tant que ça n'existe pas et que je n'ai pas d'associés, ça ne rime à rien. Mais au bout d'un an, on aura ses 800 000 internautes quotidiens, peut-être moins, sûrement plus, et là oui, on mettra un forfait de 5 ou 10 euros par an, pour accéder aux vidéos, et aux anciens articles, via la dimension encyclopédique qu'aura acquise la revue. Tout ce que vous me dîtes, forte de votre expérience que je ne remettais absolument pas en question, m'impressionne mais ne me décourage pas : si je veux un associé de confiance, et de compétence, en management, c'est justement pour s'occuper à ma place de toutes ces contraintes : c'est son boulot, c'est sa passion, c'est pas les miens ; mais je jetterai, par la force des choses, un regard attentif (voire despotique!) sur tout cela, déjà pour ne pas me faire abuser, ensuite pour apprendre quelques notions. Moi je serai redac chef, j'assurerai la présentation et la direction générale, je rédigerai aussi parce que la culture c'est le seul avenir qui m'épanouira, et j'ai les idées en tant que chef de projet. En plus, je vous paierai, et je vous paierai le restau! Plaignez-vous...sourire. Vous pouvez bien sûr refuser tout cela, Marie, c'est juste que je veux pas vous perdre. Si un jour ça vous tente, vous serez la bienvenue, et vous le savez. Et plus tard, quand Drucker me recevra pour me lécher les couilles, je dirai "oui oui, merci je sais...mais vous savez, le génie et le talent c'est une chose...mais...sans Marie D, qu'on ne présente plus...je n'en serai pas là aujourd'hui! J'aimerais qu'on l'applaudisse bien fort, car c'est rare des gens comme elle...bla bla bla" C'est hypocrite et superficiel, mais avouez que c'est tentant merde! lol Au plaisir d'avoir de vos nouvelles, Madame : vous lire contribuera à amplifier ma jouissance. Vous êtes belle comme la femme d'un autre, comme disait Pagnol. Et pas que. A bientôt? ;)
Opiniâtrement,
Michael Flame
http://www.youtube.com/watch?v=Nc2gyeFsC7w
24 mars, à 19:17
erratum : ligne 19 "en TEMPS de paix"! Pardon.
Marie
24 mars, à 19:58
Oui, mais Michael, avez-vous de l'argent à investir dans votre affaire et combien?
Pas que je veuille vous en soutirer ni me faire inviter au restau ou ailleurs, mais il me semble que rien en notre monde cruel ne se fasse sans apport de capitaux!!! je vois bien que vous ne manquez ni d'énergie, ni d'audace, ni d'idées, ni d'ambition et ce sont, ce me semble, d'excellents ingrédients pour entreprendre... Mais, mais, mais.... Si vous me permettez, je note deux failles importantes dans le bâti de votre projet :
1) aucune mention n'est faite de ce que vous investissez et des bénéfices que vous attendez (parier sur un abonnement de 5 à 10 euros par an ne me parait plus audacieux, mais manquant franchement de sérieux!!! Regardez un peu les comptes de Mediapart ou de Rue89, par exemple... Espérons cependant que je me trompe et que vous puissiez me retourner ce message frileux quand vous serez à la tête d'un vaste empire culturel sur le web!!). Je dirais que vous devez réfléchir à ce que vous allez "vendre" et vendre cher... Donc vendre à des gens qui ont de l'argent!!! et ce ne sont pas les fans de littérature, de cinéma ni les passionnés de questions sociétales qui ont le portefeuille bombé. Petit tuyau personnel : je pige pour peau de balle au Magazine des Livres, en faisant ce sacrifice, en réalité je m'achète une carte de visite qui me permet de tarifer à bon prix ce que je fais en rédactionnel pour des boîtes comme Loréal ou Yves Rocher. J'achète ma crédibilité en signant des feuillets contre 50 euros dans un Magazine (un peu) prestigieux et je facture 5000 euros un dossier de presse pour un parfum ou un rouge à lèvres à une boîte qui a l'impression de s'offrir les services d'une rédactrice littéraire et accepte donc d'y mettre le prix. Conclusion : faites-vous un site très chic, très exigeant, très créatif, qui vous offrira un beau label mais prévoyez à côté de ça une activité ultra-rémunératrice qui rentabilisera les coûts de votre "danseuse"... Pensez au cas de Casterman : une marque très valable en BD, avec des collections très haut de gamme, des ouvrages "d'auteur", des graphic books de grnde qualité et dans la même structure, l'inprint Jungle qui publie en masse les sketchs de Bigard en version dessinée, entre autres grossières vaches à lait... Je n'y peux rien si la culture, la vraie, coûte BEAUCOUP plus qu'elle ne rapporte. Et si pour la financer, on n'a pas encore trouver mieux que de vendre à côté de ça de la grasse culture au rabais... Il faut manifestement pour survivre, envisager de se fourvoyer (un peu). D'où le fait que d'après moi, votre remarque sur les auteurs de "mayonnaise" (de "best-sellers", sic...) est vaine. Rien ne sert de se lamenter sur le fait que la vraie littérature n'est lue par personne si personne n'a les moyens de l'écrire et de la publier. Dans mon métier, au Seuil, chaque jour, je fais des compromis avec l'idée que je me fais de la littérature. Mais je sais aussi que si je veux que cette boîte existe demain et publie quand même malgré tout quelques bons livres de temps à autre, il lui faut servir au grand public une soupe qui me sera personnellement fade au goût. je suis une idéaliste repentie, disons... Il faut prévoir de quoi manger, car on ne vit ni de littérature ni d'eau fraîche. J'ai commis un petit livre sans importance ni sans grand intérêt sur la cuisine. C'est loin d'être une oeuvre littéraire, c'est un simple texte de commande pour un éditeur peu connu, mais j'en suis assez fière parce que j'ai gagné avec de quoi me cuisiner les recettes qu'il contient et parce qu'aussi, en aboutissant un projet (et ce n'est pas si facile, même d'écrire un mauvais livre), je me suis donnée confiance pour la suite. C'est déjà ça, disons...
2) Vous vous auto-désignez comme le rédacteur en chef et vous réservez d'emblée le premier rôle! Est-ce si stimulant pour ceux que vous invitez à rejoindre votre aventure que de ne se voir proposés que ceux de comptable ou de pâle doublure? Ne soyez pas si Francais, à la fin!!! Sortez-vous de la tête cette chauvine certitude que seul "concevoir" et "apporter des idées" compte... Dans l'absolu, nous voulons tous être le rédacteur en chef, le chef de projet, le type ou la typette qui impulse les choses et décide des contenus! Des idées, ce n'est pas ce qui manque, tout le monde en a, et de pas mauvaises... C'est très répandu, croyez-moi, les gens qui ont des choses passionnantes à dire ou à écrire, j'en cotoie quotidiennement, à qui l'on refuse des manuscrits ou à qui l'on refuse le job d'éditeur qu'ils convoitent et dans lequel, peut-être, ils ne feraient pas plus mal qu'un autre... La vraie marque de ceux qui réussissent, ce n'est pas d'avoir une idée de génie, ni même pluieurs, c'est de savoir les concrétiser, quitte à mettre plus souvent qu'à leur tour les paluches dans le cambouis!! Perso, je me fous qu'on me rende hommage chez Drucker ou même au Vingt Heures, je ne demande qu'à faire des choses intéressantes au quotidien, et c'est seulement à ce prix que j'accepte aussi mon lot de casse-couilleries en tout genre... Il y a quatre ans, une éditrice, fille d'un auteur très connu, a proposé de m'embaucher pour monter sa boîte avec elle. A l'époque, je m'ennuyais à cent sous de l'heure chez Flammarion et elle me signait un contrat au double de ce qu'était mon salaire d'alors, elle m'a invitée dans les restaus les plus chics de la capitale, donné à boire des vins hors de prix, installée dans un bureau magnifique au dernier étage d'un hôtel particulier avec vue sur le Luxembourg. Le rêve, n'est-ce pas? je me suis tirée au bout de trois mois parce qu'elle s'en foutait de me payer comme une princesse pourvu que je ferme ma gueule et que je ne fasse que réaliser ses désirs, au millimètre près, sans marge de manoeuvre, sans possibilité aucune de laisser mon empreinte sur aucun des projets que nous étions supposées conduire ensemble. Elle disait partout que sans moi, elle ne serait rien, qu'elle m'adorait, elle m'aurait probablement fait asseoir à côté d'elle sur le canapé rouge de Drucker pour dire à la face du monde combien je lui avais été indispensable. Pourtant j'ai renoncé à tout ce luxe, à mon salaire de reine, à mon petit bureau charmant et je me suis fait réambaucher dans une boîte traditionnelle où je me cogne chaque jour des trucs pas marrants de grosse boîte lourde à bouger, souvent inerte, pas toujours très novatrice... Mais j'ai mon rôle à y tenir, je n'y suis pas une simple figurante, j'apporte ma pierre... Bref, tout ça pour dire, qu'à mon avis, vous n'attirerez pas de "talents" dans votre équipe en leur proposant uniquement un projet excitant, une marque prestigieuse et la promesse de bons restaurants... Il vous faudra partager aussi l'espace de créativité et admettre de vous impliquer aussi dans les galères de la mise en oeuvre au quotidien de vos idées...
Je suis d'humeur très donneuse de leçon, vous noterez... mais n'est-ce pas ce que vous attendez de moi, en sollicitant quelques conseils avant de vous lancer?
MD
24 mars, à 20:13
1) non, pas d'argent. La gratuité de mon projet, avant son succès et le système de forfait donc, sera compensée par un financement publicitaire, rien de plus simple pour un associé compétent. Il se paiera ainsi, et financera les premiers fonds techniques. Tant pis pour le restau si veut pas, ça me fera des économies.
2)Je m'autodésigne oui, et c'est d'une part légitime, en tant que chef de projets, même si seul je ne ferai rien de mes idées. D'autre part, ça va avec des responsabilités que j'endosserai prioritairement. Enfin, tout systême doit être organisé et hiérarchisé, tant qu'à me donner du mal, autant être chef de MES projets! Ca ne fera pas de moi un dictateur, ni un harceleur. Je serai pas le PDG de TOTAL ou quoi, mais ma société (Flame & Co Productions) accueillera volontiers ce premier gros projet, plus tard d'autres dans les media, et vous, si vous le méritez. Mon seul mérite à moi, pour l'instant, c'est mes idées. Si je trouve un associé plus passionné et compétent que moi, il se rebellera et renversera le pouvoir. Mais comme je suis seul à vouloir m'aider, je vois pas pourquoi je serai pas chef! Le meilleur chef, c'est celui qui fait le mieux marcher la société, et qui paie le mieux ses employés. Je vous paierai très bien, vot'mec en profitera, c'est cool!
Je vous souhaite une excellente fin de semaine Marie, j'ai suffisamment abusé de votre gentillesse et de votre temps. Au plaisir de mieux vous connaître. A bientôt?
Brièvement,
Michael Flame
PS : Questions bonus : -dans la vie, vous êtes plutôt mieux vaut tard que jamais, ou vieux motard que j'aimais? -vous préférez être prise sans qu'on vous comprenne, ou comprise sans qu'on vous prenne? -vous avez déjà couché, ou désiré le faire, avec un de vos étudiants? -Qu'est ce que ce Erwan a de plus que moi?! A part vous...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/clarika+je+mens/video/xys39_clarikaje-menstntshow080107_music
Marie
24 mars, à 20:49
Réponses aux questions bonus :
1) Mieux vaut tard que jamais!!! je me suis maquée à plus de 30 ans !!! plus personne n'y croyait... mais j'ai mis le temps précisément à cause des vieux motards que j'aimais! Et des hommes mariés qui promettent toujours de quitter leur femme sans jamais le faire, des homosexuels dont j'ai eu la durable manie de m'éprendre, des crétins qui ne rappellent jamais, des menteurs et des motards!
2) Comprise sans qu'on me prenne... mais ça a longtemps été l'inverse.
3) Jamais! Mes étudiants, c'est sacré! je n'y touche pas... Je ne dis pas que je n'ai jamais été émue par l'un ou l'autre (parfois des étudiantes aussi qui ont suscité en moi des sentiments équivoques), mais j'assume pleinement mon rôle d'adulte à leur endroit. je veux bien déconner avec plein de trucs, mais pas avec ça! C'est trop important pour eux de pouvoir se fier à moi en ayant l'assurance que je m'intéresse à eux pour ce qu'ils valent intellectuellement. La séduction est un jeu cruel où l'on n'est pas bien armé à 20 ans (sauf rare cas), je n'utilise pas les gamins de 18 ans qu'on me confie pour satisfaire mes besoins narcissiques. Quand j'ai envie de vérifier mon pouvoir de séduction, je choisis un adversaire à ma taille.
4) Erwan a TOUT pour me plaire. Il a plein de défauts, on ne vote pas pareil, il est divorcé, ses parents sont catholiques, il regarde le foot sur Canal, il râle parce que je fume trop, il n'a pas touché un kopeck depuis plusieurs mois. Mais il m'apporte ce que je ne croyais pas accessible : il est là, j'ai confiance en lui, il me rassure, fait attention à moi, accepte de se projeter dans l'avenir avec moi, se soucie de mon bonheur, soutient mes projets, aime les enfants, me fait rire, partage beaucoup de mes valeurs, s'entend bien avec mes amis, m'emmène faire de longues promenades en forêt, me fait couler un bain quand je rentre fourbue du travail... la vie auprès de lui est d'une douceur absolue. C'est une chance irremplaçable, qui vaut tous les coups d'un soir, même avec George Clooney, toutes les histoires passionnelles qui font sauter dans un avion pour rejoindre un amant sur un coup de tête à l'autre bout de la planète, toutes les aventures platoniques qui font écrire des romans magnifiques. Et puis, Erwan, c'est un artiste. Sa sensibilité me touche infiniment. Bref, c'est lui. Vous êtes le LUI de quelqu'un, aussi, j'imagine.
A moi de poser les questions: 1) Etes-vous plutôt mieux vaut un tien que deux tu l'auras ou mieux qu'un vaurien qui la tuera? 2) Pourquoi voulez-vous reconquérir votre copine au lieu de se taper sa copine? 3) Croyez-vous que l'on puisse changer? 4) Qu'est-ce que c'est que cette idée stupide de lâcher vos études (si quelqu'un (vos parents, I guess) est d'accord pour vous entretenir encore un an ou deux à traîner vos guêtres à la fac)?
24 mars, à 21:07
1)Ok, je note! Et c'est cohérent avec ce que je sais de vous par ailleurs : c'est vrai que votre collègue Bruno est très mignon, pour un universitaire! Et puis vous avez flashé sur le regretté Guibert, et sa prose photographique. Il était mignon aussi, vous auriez pu être son Isabelle Adjani au moins (cf A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie)
2)Je vous comprends...hélas! ;)
3)Oui, mais ça pourrait enrichir votre CV sexuel sans les désavouer intellectuellement...faudra que je vous file mon premier texte (ma confession) par mail, à l'occasion : ça raconte entre autres mon béguin pour une prof de fac ; et comment, via ce texte et quelques mails, j'y ai foutu la merde au point de me faire convoquer, je le raconte même pas, c'est vous dire mon humilité! (je compte la publier toutefois, mais plus tard) Pour en revenir à Adjani, moi vous me prenez en otage quand vous voudrez! lol
4)Je serai ptet celui de quelqu'une, tout est question de patience. Le coup de foudre à nos âges...
Je répondrai plus tard à vos questions Marie, j'ai à faire...merci beaucoup, j'ai hâte de relire tous nos messages pour mieux les digérer. Vous êtes fine et dense, vot'artiste a aussi beaucoup de chance ;)
Rapidement,
Michael Flame
PS : mais il a aucun mérite à aimer vos enfants : votre fille choupette vous ressemble déjà (sans la litote, ça donnerait un banal "elle est choupinette comme tout")
http://www.deezer.com/track/909299
24 mars, à 23:09
Re Marie,
Voici donc mes réponses tant attendues! (J'active le mode star égoiste qui s'la pète et qui fait pleurer dans les chaumières)
1)MD : Etes-vous plutôt mieux vaut un tien que deux tu l'auras ou mieux qu'un vaurien qui la tuera?
MF : bien joué pour le jeu de mots! Comme dirait Han Solo, je suis un vaurien, mais un gentil vaurien...donc non, je tuerai pas une femme que j'aime, et même si j'ai voulu péter la gueule à Alice, ça n'était que des mots, car je connais mes limites. Je plaide coupable pour le procès d'intention, mais c'était (que) de la passion. Pour ce qui est du proverbe, il a fait ses preuves, et c'est un bon résumé de tous les conseils désintéressés que j'ai pu recevoir dans ma vie. Je les renie, car ça m'a fait écrire et jouir comme jamais de mes malheurs. Alors certes, la littérature est un pouvoir sans pouvoir (Lydie Salvayreà, et pour l'heure ça paie mal. Mais vous noterez que même dans mes projets qui me tiennent à coeur, je vous étonne comme tant d'autres de ne vouloir commencer petit. Je crois à l'anti-CV, à savoir que mieux vaut un CV vide, qu'un CV rempli de futilités, d'étapes par lesquelles tout le monde peut passer. Je veux faire que ce que je veux, tout ou rien, et je me refuse à démarrer petit. J'aime pas Zemmour, mais j'aime ne pas l'aimer, je préfère lui comme équipier qu'un jeune qui n'écrira des banalités emphatiques que pour "enrichir son CV". Bien sûr, les meilleurs ça se paie, et j'ai pas de pognon. J'en trouverai, et contrairement à vos conseils, j'arriverai à ratisser large tout en restant intègre : je ne renie ni mes pulsions, ni mes intuitions, ni la provocation, ni la sagesse, je les mettrai en scène. Le mag des livres ne vous paie pas, car personne ne le lit ce que vous lisez. Avec moi, avec vous et d'autres, on nous lira, et on lira les autres. (CLAP CLAP CLAAAAP!!!)
2)MD : Pourquoi voulez-vous reconquérir votre copine au lieu de se taper sa copine?
MF : lol! Vous avez beaucoup d'expérience, et avez dû faire souffrir pas mal de mecs, pour deviner à ce point que je veux la reconquérir. Mais c'est pas mon but, je veux me reconquérir moi avant tout. Contre mauvaise fortune bon coeur, la savoir vivante me suffit. Ses copines, je les lui laisse : elles n'ont ni sa beauté, ni le reste. Je prends pas les restes. Tout ou rien. Au risque de vous paraître désuet, voire un peu niais, j'ai besoin d'aimer pour faire l'amour. Au fait, je vous aime. Le désir c'est biochimique, et le sexe un besoin, ni plus ni moins. J'ai de l'imagination dans la solitude, ça me suffit. Depuis Diderot, la masturbation, notamment intellectuelle, n'est plus une tare, alors je préfère ma main droite aux meilleures copines des femmes, rares, que j'ai aimées. Et que j'aimerai toujours, car je n'oublie pas les gens que j'ai aimés, fut-ce non réciproque.
3)MD : Croyez-vous que l'on puisse changer?
MF : Sourire...Moi je resterai toujours un sale hétéro, et qui sait un jeune homme à la recherche de l'amour (pour citer Bashevis Singer, que nous aimons tous les deux) Plus sérieux, faire ce qui nous arrange, c'est rester libre. Libre à chacun de changer ou non, en bien ou en mal, c'est ça la liberté. Maintenant au diable la prédication à deux balles, on naît mortel, faut bien mourir.
4)MD : Qu'est-ce que c'est que cette idée stupide de lâcher vos études (si quelqu'un (vos parents, I guess) est d'accord pour vous entretenir encore un an ou deux à traîner vos guêtres à la fac)?
MF : C'est une idée stupide, socialement parlant. Je fais donc je suis, bla bla bla, travaille famille patrie...Maintenant je suis littéraire, et y répondre, serait pour moi l'occasion de vous faire un roman de 1000 pages des plus passionnants. Les études m'emmerdent : on faisait des UE de méthodo (entre 2 blocages à la con), mais les profs n'ont pas compris LEUR méthodo : être payé pour nous transmettre du savoir, nous faire lire, nous obliger à travailler beaucoup. Résultat, on fait de la méthodo, mais que ça ou presque, et on n'apprend aucune idée, aucun texte, aucun savoir, qui nous permettent, par notre intelligence acquise en retour, de construire une dissertation ou un commentaire intéressants. Non, on passe 6 mois à apprendre comment se structurent, formellement et conceptuellement, une dissertation et un commentaire composé : intro, trois parties, conclusion. Mais les textes, les idées, on s'en fout, c'est supposé connu, et résultat, les notes sont pourries, d'autant qu'on a peu, vu que corriger c'est trop de boulot pour eux. Je parle pas de moi, le niveau était tellement bas que j'avais, bien souvent, d'excellents résultats. Ne serait-ce que pour draguer la prof, si elle était belle, pleine de charisme! Mais voilà, les études de lettres et la littérature sont pour moins deux mondes, non pas aussi séparés que la raison et la passion (ce qui serait déjà bien), mais que tout et rien. J'ai choisi tout, même si c'est stupide, et maintenant j'ai rien. Au moins, ça m'apprendra. Pour le reste, et sans vous faire ni un roman, ni un rapport circonstancié des tenants et aboutissants de ma vie, mon oeuvre et mon cul (car tout est lié) : moi je voulais être véto, j'ai raté en 2004 de très très peu, et sur une injustice aberrante à une épreuve orale grandement coefficientée. Je vous passe d'autres détails qui m'ont autrefois tenu à coeur, et qui ne m'ont d'ailleurs pas aidé à digérer de suite. En tout cas, je suis passé à un quart de poil de couille de mouche d'une vie décente, de l'élite, du métier de mes rêves, de mon autonomie, d'un potentiel de séduction et d'un salaire qui m'auraient permis de garder plus de 4 mois Alice. Je me console par la théorie du chaos, en me disant que si j'avais réussi, j'aurais ni écrit, ni rencontré Alice, ni vous, ni quelques autres. En outre, je vis depuis 4 ans chez ma grand-mère, handicapée mentale. Toute ma famille, pour de plus ou moins bonnes raisons, la laisse peu ou prou tomber ; m'occuper d'elle, en étant certes logé, mais mal nourri, ne me laisse ni le courage, ni le temps d'étudier, de travailler. Du reste, ça n'est facile ni pour moi ni pour elle. Alice m'a quitté parce que je foutais rien au sortir d'une dépression dont elle n'avait que faire de la comprendre, je la lui ai épargnée, sachant bien que l'amour ne saurait naître de la pitié, et lui ai fait vivre une relation intense avec un fantome drôle et presque sans défauts. Mais voilà, j'ai fait des efforts pour elle, et quand j'allais enfin mieux, que j'étais prêt à me bouger pour mes projets, pour aller à l'anpe, elle m'a quitté, non sans quelque sadisme dans la mise en scène de la rupture. Je lui ai rendu ce mal par des mots, des actions aussi (mais légales, passionnelles, romanesques même), et sûrement qu'elle le regrette autant que moi. Autant que moi, parce que le mal qu'elle m'a fait, j'ai enfin le recul de me dire, qu'il était aussi un mal rendu : je n'ai pas su ni pu la rendre heureuse comme vot' artiste vous épanouit. Moi ça va mieux, je la regrette pu trop, mais juste assez, je me contente de l'aimer (et de ne pas l'oublier).
Voilà ma chère Marie, j'aurais presque envie de vous tutoyer, mais je résiste, ça a son charme! Pardonnez ce pathos, mais votre question 4 l'air de rien remue beaucoup de choses en moi. J'espère que vous n'avez rien contre le misérabilisme, et que vous kiffez Zola! lol Gros bisous, et bonne fin de semaine donc. A bientôt?
Banalement,
Michael Flame
http://www.youtube.com/watch?v=0nQ-AxyRGMk
Marie
25 mars, à 12:58
Je connais un peu les hommes, en effet, un peu les vétos, aussi, un peu la dépression, hélas et un peu, par nécessité la question des CV...
Les hommes, d'abord... J'ai vécu une longue histoire passionnelle avec un homme de 22 ans de plus que moi : 4 ruptures, 2 demandes en mariage, dont une refusée par moi et une tombée à l'eau pour cause de séparation définitive. Trois ans après cette séparation définitive, une relance pour que je revienne tous les trimestres environ... Qu'en penser? Que nous avons tous les deux été très amoureux et très malheureux, que nous n'étions pas faits pour vivre ensemble et construire quelque chose. Ca aurait pu marcher, ça n'a pas. Pas faute d'amour, pas faute d'envie, pas faute de bonne volonté. Faute de compatibilité et aussi parce qu'au bout d'un certain temps, une histoire est pourrie, il n'y a rien à faire pour la récupérer. Il faut la laisser mourir. Ce que je tâche d'expliquer à cet ex aujourd'hui, c'est que je ne suis pas partie parce que je ne l'aimais pas ou plus, juste parce que je n'y croyais pas, plus. Et que je voulais passer à "autre chose", ce qu'il voit comme quelque chose de cruellement navrant pour lui et de fortement décevant de ma part. Les hommes veulent souvent reconquérir les femmes qu'ils ont aimées et c'est une chose assez touchante de voir comme ils sont capables d'exprimer la force de leurs sentiments au moment d'une séparation déchirante quand ils se sont le plus souvent montrés réservés pendant la relation. Ce qu'il faut comprendre des femmes comme votre Alice ou moi, je crois, c'est que quand elles ont décidé de tourner la page, elles ne reviennent pas en arrière, ce n'est pas question de sentiments (nous en gardons longtemps), c'est question de détermination. Ces femmes avancent dans la vie, en laissant des cadavres sur le bas-côtés de leur chemin et elles multiplient les efforts pour chasser de leur esprit les fantômes d'un passé mort, parce qu'elles estiment que ce qu'elles ont de plus cher, c'est leur indépendance. Elles ont en partie tort, je vous l'accorde, mais elles ne souffrent aucune entrave faite à leur liberté, qui est aussi celle de dire "je pars, c'est tout, c'est mon bon droit. Et si ça te fait mal, c'est à peine mon problème à ce stade" Ca fait de nous à certains moments de véritables monstres de cruauté, sourdes (montrons-nous) à la souffrance de l'autre et semblant négliger ses promesses ou refusant des considérer les efforts qu'il se dit prêt à faire. Mais soyez honnête, Michael, si vous aviez voulu une femme dépendante de vous, ce n'est pas Alice que vous auriez choisi. Pour pousser la logique jusqu'au bout et au risque de vous heurter, il se pourrait que vous l'aimiez aussi pour la façon dont elle vous quitte. Je ne saurais que vous recommander de faire comme nous le faisons, de tracer votre route, d'apprendre à vous remettre de ça aussi, et de vous rendre disponible un jour, avec la même fraîcheur et la même énergie, pour une nouvelle histoire exaltante. ca peut prendre du temps, mais c'est pas grave, nos générations ont une espérance de vie hallucinante, ça accroit aussi le temps qu'on a le loisir de passer à se planter.
Les vétos... J'ai été khâgneuse au lycée Marcelin Berthelot et je partageais ma chambre d'internat avec une aspirante vétérinaire qui a finalement échoué par deux fois au concours féroce de l'école de Maisons Alfort. Je garde un souvenir marquant de cette fille, restée mon amie, qui se ruinait la santé et ne pouvait faire confiance à personne de sa classe pour la soutenir dans cette compétition sans merci. Pour moi, la prépa véto, c'est le système prépa à la française poussé à son extrême : idiot, destructeur, vain... J'en veux pour preuve que d'autres pays forment des vétérinaires aussi bons que les nôtres sans en faire au préalable des bêtes de jungle. Que l'on demande à de futurs énarques d'apprendre à destabiliser autrui, à élaborer des stratégies d'intimidation pour casser du concurrent et à travailler jour et nuit pour éprouver leur résistance au stress, je dirais que ca fait partie de la formation. On peut en penser du mal, mais ce n'est pas absurde. Qu'on demande la même chose à des gens qui souhaitent aider des vaches à mettre leurs petits au monde, participer à offrir à la société une alimentation saine, protéger l'espèce animale sur la planète, me parait complètement stupide. Mais je sais comme avoir échoué à ce concours, quand c'est un projet qui remonte souvent à un rêve profond d'enfance, est une déception durable... Alors, oui, les études littéraires à la fac, ce n'est pas complètement satisfaisant non plus, j'en ai bien conscience. Mes étudiants qui en viennent se plaignent qu'on ne leur ait jamais tout simplement donné envie de lire (et surtout pas de la littérature contemporaine) et qu'on ait jugé leurs qualités littéraires à l'aune d'un bachotage idiot consistant à digérer péniblement des théories largement dépassées aujourd'hui. Soit! Pourtant, je regrette la période où j'étais étudiante, parce que je jouissais alors, parfois par des voies détournées, d'une liberté d'apprendre qui ne m'a pas été véritablement rendue depuis. c'est d'ailleurs à cause de cela que j'ai commencé à enseigner, pour être mise face à l'obligation de me cultiver, de m'instruire pour avoir ne serait-ce que quelque chose à raconter devant ma classe... Parce que la vie professionnelle, honnêtement, c'est d'un mortel abrutissement, faire tous les jours, pendant 40 ans (probablement davantage même pour notre génération) la même chose et être précisément valorisé parce que cette même chose, on sait la faire de plus en plus précisément et de plus en plus rapidement avec le temps, c'est d'un ennui total. Mon métier, l'édition, me permet d'y échapper partiellement, car à chaque livre dont je m'occupe, il y a au moins (le plus souvent) le contenu qui change mais j'ai les mêmes interlocuteurs depuis 10 ans, je peux prévoir comment les choses vont se passer, je sais ce que je dois faire chaque matin, j'élabore les mêmes rétroplannings, je veille de la même façon à ce que mon équipe et moi-même les respections...
Marie
25 mars, à 12:58
La dépression. Il faut lire "face aux ténèbres" de Styron pour avoir définitivement l'impression que quelqu'un d'autre que soi a vécu cet enfer insaisissable et a été capable de mettre des mots dessus. C'est une souffrance terrible. Et une solitude immense. Quelle autre maladie décourage jusqu'au plus fidèle des amis et jusqu'au plus convaincu des médecins qu'au bout d'un moment, ce n'est même pas la peine de tenter de vous venir en aide puisque, même si vous affirmez le contraire, tout ce que vous faites, va contre le bon sens et ne semble voué qu'à vous enfoncer délibérément au plus profond de votre exclusion et de votre douleur... Je ne sais pas comment la dépression passe. Quand j'ai rencontré Erwan, je sortais d'un long épisode comme celui-là, je n'avais de désir pour rien, d'appétit non plus, même boire un verre de vin me paraissait vain (!). Ce n'est pas Erwan qui a arrangé cela, c'est juste qu'un matin, nous étions ensemble depuis deux mois environ, j'étais dans le jardin de notre maison à Quimperlé, il faisait beau et je me suis juste fait la remarque : "tiens, je ne souffre plus, c'est bizarre." Franchement, je me suis demandé si je n'étais pas tout simplement passée de vive à morte sans m'en être rendue compte. Et puis, en fait, non, j'étais en vie, j'étais guérie, je ne savais pas comment et ne sais toujours pas... Je ne saurais rien dire d'autre à quelqu'un qui déprime que ça ne sert presqu'à rien de se battre (sauf peut-être à donner le change aux autres, parce qu'on est dans un monde qui ne supporte pas qu'on soit passif et le condamne avec une violence aigue), que la seule chose qui fait la différence, c'est la patience. Ca passe un jour, c'est tout. Comme c'est passé pour Styron.
La question du CV pour finir et l'ambition de votre projet de revue on-line. Je ne crois pas qu'il faille à tout prix "enrichir" ou "remplir" comme vous le dites son CV... je suis d'accord avec vous sur le caractère futile de cet objectif que se fixent tous les stagiaires que je vois défiler dans les entreprises où je travaille depuis plusieurs années. En revanche, je reste convaincue qu'aller apprendre des erreurs d'autrui et des parades que cet autrui a inventé pour se les épargner, les masquer voire les réparer fait gagner un temps fou quand on a un projet! Aller passer deux mois dans un journal pour voir comment il fonctionne mal et en quoi il fonctionne bien pourrait, je le crois, vous éviter de perdre des mois à réinventer la poudre ou à tomber dans des panneaux plus gros que vous. C'est tout. Mais ça ne change rien à l'ambition de votre projet et à la certitude que j'ai que cette ambition et l'énergie que vous semblez prêt à y investir est au coeur de la réussite de ce projet, bien davantage sans doute que la méthode que vous iriez apprendre à copier ou à contester dans une entreprise qui vous exploiterait comme stagiaire. Et ce n'est pas que je veuille spécialement vous convaincre de commencer petit (on se noie aussi facilement dans 20 cm d'eau que dans le grand bain, chacun sait ça et inversement, on apprend mieux à nager dans l'océan que dans sa baignoire), c'est simplement qu'en femme pragmatique comme je suis, je fais le ratio entre ce que sont vos moyens (pas un euro, en l'occurrence) et votre ambition (vaste... Et légitime, je précise). Il y a des choses que vous obtiendrez gratuitement : vous trouverez des rédacteurs heureux de s'exprimer sur votre site et prêts à parier sur le succès qu'il rencontrera, il se peut même que vous parveniez à séduire un grand écrivain qui acceptera de vous offrir un texte gratuit pour vous aider à vous lancer, vous trouverez des lecteurs disposés à contribuer un peu en payant un abonnement (mais je suis sûre à 100% que vous n'en trouverez pas beaucoup), vous trouverez éventuellement quelques annonceurs acceptant de poser une bannière sur votre page d'accueil (mais contre quelques dizaines d'euro seulement, sachez-le)... Mais comment ferez-vous si, au lieu de 6 mois, le succès met un an (ce qui serait encore court) avant d'arriver? Pourquoi les gens que vous aurez mobilisé au départ continueraient à vous soutenir si les promesses mettent du temps à se tenir? Comment payerez-vous l'hébergeur de votre site si vous n'avez pas gagné un sou pendant la première année? De quoi allez-vous vous nourrir quotidiennement si vous consacrez tout votre temps disponible à un projet qui tarde à se rentabiliser? C'est pour cette raison que je vous suggère une nouvelle fois de prévoir à votre activité un volet très rentable, qui aille chercher les sous là où ils sont. Je vous donne un autre exemple que ma société de rédactrice pour marques de cosmétiques : un de mes amis, très impliqué sur Internet et ayant lancé de beaux projets de sites a également fondé une petit société on line qui se propose d'aider, contre rémunération, les gens qui écrivent des manuscrits à écrire mieux et ensuite, il se charge de les aider à se faire publier. Il prend environ 3000 euros pour travailler avec un auteur désireux d'être édité contre ce service et il a quelques clients, qui sont ravis d'être lus, ravis qu'on les aide à faire progresser leur style ou leur sens de l'intrigue et ravis surtout que quelqu'un qui connaisse un peu le milieu de l'édition s'occupe de faire passer en comité de lecture le roman qui, s'ils l'avaient envoyé tout seul, aurait terminé sous une pile poussièreuse avant d'être retournés avec une lettre pas même circonstanciée... Voilà, d'après moi; vous devez essayer d'imaginer une part de votre activité essentiellement destinée à rentabiliser celles qui sont moins à même de vous nourrir et de vous assurer un toit chauffé l'hiver... Mais ce n'est que mon avis!
Marie
25 mars, à 14:57
Bonjour Marie,
N'ayant dormi que 5 ou 6 petites heures cette nuit, je me revigore à vous lire, même si les premiers mots se font sourde violence pour arriver. Dois-je la complimenter, la remercier, lui dire combien la tournure et l'épaisseur qu'arbore notre correspondance, belle et bien naissante puisqu'elle aussi mourra un jour ou l'autre, lui redire combien cela me touche, me grise, me fait du bien et me frustre à la fois, m'interpelle, m'indiffère, me bouleverse et me saccade. En tout cas me fait vivre des trucs, des bouts de phrase, des virgules. Ces questions remplissent le petit blanc typographique qui sépare mon bonjour de ma prétérition faussement apathique. En réalité, je m'ennorgueillis d'être votre confident, d'avoir su vous mettre en confiance par ma transparence, et d'en recueillir la réciprocité. Dans le cadre de vos activités rémunérées, j'imagine qu'on se féliciterait de cette bonne entente, synallagmatique dirions-nous pour rester sérieux! autour d'un café, et qu'ensuite je ferais du zèle pour vous plaire, pour vous aider à m'aider dans votre société, dans vos projets. Je suis admiratif aussi de votre ouverture, du récit bienveillant de vos expériences, et je pourrais encore et encore énumérer tout ce que j'ai l'impression de vous redevoir, sans le pouvoir toutefois. Sachez que là j'écris mal, je me sens honteux de relire ces premiers mots, j'espère qu'un souffle impérieux va me redonner ma faconde et ma tchatche, et vous l'avouer m'en coute, je devrais effacer tout cela, et vous écrire plus tard, plus frais, plus en forme, ou non, moins en forme, c'est dans l'urgence et la détresse que j'excelle, car vous me faites tellement de bien que ça me déstabilise. Vous m'intimidez aussi, au moins un peu ; de me dire que la plus belle prof de Paris m'écrit, que je lui réponds et que s'engage entre nous un jeu dont je n'ai pas l'aplomb ni la maturité, aujourd'hui, de maîtriser les ficelles, pire encore, d'avoir le souvenir de meilleures prestations : de vous le confirmer enfin, tout cela me pèse, je me sens d'une lourdeur inversement proportionnelle à votre légèreté! Votre simplicité, jamais simpliste, je la désanoblis en me déshabillant aussi maladroitement, vous savez le fameux combo slip/chaussettes, tue-l'amour au possible, voilà comment je situe la complexion actuelle de ma plume. Mon roman n'avance pas depuis un an, j'écris que par éjac, et vous comprendrez que je redoute, pourtant paré des meilleures intentions à votre égard, de vous souiller, alors que bon sang, l'audace et le style, quoi de mieux pour plaire à une femme comme vous?! Vous avez raison, la dépression s'alimente d'elle-même avec une complaisance quasi-coupable, certains s'en remettent (Styron, que je lirai donc), d'autres non (Dagerman, Potocki) : c'est ce qui fait sa force, son paradoxe, sa fertilité littéraire à double tranchant, ses tensions entre forme et fond, sans qu'on puisse savoir lequel génère l'autre. Pour Canguilhem, la maladie est une expérience d'innovation positive de la vie. Outre l'incongruité pragmatique et l'originalité parfois bancale de sa réflexion (je pense notamment aux tétraplégiques!), elle n'en demeure pas moins intéressante. Tenez, on parlait de Guibert, c'est l'oscillomètre de son angoisse qui faisait la force de ses textes, il en arrivait même à aimer vivre avec le sida, avant d'en flipper le chapitre d'après. Quel con ce pape! Vivre sans passions, impensable, aussi la dépression, c'est ne plus aimer penser, c'est de se forcer à croire le contraire, et là ça donne quelque chose de banalement bizarre quand je vous écris, ma grand-mère et sa folie derrière moi. Un personnage innommé dans mon roman dit ceci à Paula, l'héroïne, et plus grande auteure de tous les temps. Attendez, je vous trouve ça... Voilà, je sais même plus si ça a un rapport pertinent avec ce que je disais avant, mais je vous le contextualise :
Nous regagnâmes le salon, puis nous disposâmes sur le canapé bleu nuit à motifs blancs, la pizza chaude entre nous deux. Je savourais l’instant, trouvant déjà les mots qui le formaliseraient lorsque rentré chez moi, la mort dans l’âme, je devrais écrire tout ca dans mon journal. Mais elle me réveilla. « T’es souvent dans la lune comme ca ? » Gentiment bien sur. « J’ai du mal à accepter le présent, surtout quand je suis bien. J’ai toujours l’habitude de projeter, de penser au futur. Puis déçu, j’écris tout et rien, mais au passé. C’est sans intérêt littéraire bien sur, mais c’est comme ca que je gagne ma vie, je suis journaliste. En free-lance. » « - Ah oui ? Tu m’avais pas dit - oui…j’aurais bien fait écrivain, mais j’ai toujours eu des soucis de concordance des temps. Et puis c’est mal payé surtout ! Mmm… c’est bon…Je prenais toujours des tôles en expression écrite, déjà mon manque d’imagination, mes sujets trop « banaaal » ou « banaux » je sais pas, enfin c’était toujours bidon et au ras des pâquerettes. J’avais essayé d’écrire pour moi, et j’avais filé ca à une prof, très mignonne du reste, je me souviens…cte SaLoPe m’avait reproché mon élan poétique…elle m’avait à peine survolé, tu vois. Tu sais le genre de petite bourge un peu pétasse et un peu creuse, pour qui un texte sans expérience de vie, de voyage, d’errance etc c’est de la sous littérature. Je n’ai plus osé écrire de façon consensuelle après ca. Y a qu’en étant caustique et limite méchant que les gens te respectent, qu’ils se félicitent pas de la gentillesse qu’ils t’accordent. Le syndrome de Stockholm sûrement. Enfin bref…On nous expliquait aussi que les temps ca s’employait pas n’importe comment et… » Et là elle me coupe une part, me dit : « - Vas-y sers-toi. Je t’écoute. J’aime ton sourire, c’est la pizza qui te fait cet effet ? »
Vos photos de la compagne font rêver. Une de vos amies évoque Lady Chatterley, et c'est vrai que y a de ça! Je pense au dernier film, celui de Pascale Ferran, qui est un super film, très gracqien, où la sensualité et l'érotisme du paysage en fait un personnage, où le temps qu'il fait, les bruits qui se font, les bruissements de feuilles, tout rentre en écho avec les émois du corps. Elle est moche au début du film Marina Hands, et elle devient insensiblement plus belle, une vraie nymphe, à mesure qu'elle redevient sensible avec son Erwan! ;) Le film est magnifié par sa fin hors-saison, son générique lénifiant et apaisant, on espère que leur amour durera, s'arrêtera et reprendra comme un cycle sans fin. Je l'avais montré à une ex, une autre femme que j'ai aimée et que j'aime d'un oubli vaguement serein, qui m'a quitté. On m'a toujours quitté, d'ailleurs j'ai pas eu de père. Dans ma confession il apparaît jamais, c'est la seule esthétique qu'il m'a apporté : le manque, et comme je suis pas Duras, le silence je sais pas vraiment l'écrire! En tout cas ce film, je l'ai pas montré à Alice, j'aurais trouvé ça grotesque, car prévisible, de repartager l'émotion de cette fiction, l'éternité qu'elle fait éprouver, si c'était pour mal finir avec elle. Ca a pas loupé, si j'ose dire. C'est le drame des grandes passions, on peut désaimer l'autre en trois secondes. Une vioc disait ça l'autre fois chez Delarue, ça passionne ma grand-mère, c'est une barbare et une philistine, elle me gueule dessus là, sporadiquement, quand je vous écris. Y a que le soir que je suis tranquille, que je me réveille vraiment "tu me l'allumes là dedans, j'ai trop de SaLoPeries à brûler!!!" (là maintenant, c'est du live) Quoi? On s'en fout, mais on y a droit quand même. C'est une ordure. Au lieu de la jeter dans la poubelle, elle a des rituels, alors elle la brûle.
Je vais manger, laissez-moi juste vous ronsardiser pour conclure, ô belle et douce Marie! ;)
Brillent au coin du feu Mes yeux sur tes seins Nue, lisant un peu Tes pieds dans mes mains
Le bois rougeoyant Attise nos désirs, Mon sexe brûlant T’empêche de lire
Le foyer des flammes Ombrage nos sens Tu mouilles et j’enflamme Ô concupiscence !
Crépite la braise Les pages tournent vite Sans te dire « on baise ? » Conquise tu m’invites…
Morcellement,
Michael Flame
http://www.youtube.com/watch?v=OR4xaF9m1E0

Catégorie : Non spécifié
Commentaires
flameandco, le 15-04-2009 à 20:11:54 :
Anecdotes amicales -FW : Merci l'aztèque! ;)
From: michaelflame@hotmail.fr To: elraziel35@hotmail.com Subject: Merci l'aztèque! ;) Date: Tue, 17 Mar 2009 21:25:35 +0100
Re Kim, Oui je tiens à te remercier encore d'être passé, même par hasard, mais comme on dit il fait bien les choses. J'aurais aimé t'accueillir dans de meilleures conditions, avoir une situation et tout, tu t'en doutes, toi qu'as bien connu le manque...Si ça te dit, je nous offre un bon ptit resto un de ces 4? Ca me ferait super plaisir, et puis je te dois bien ça, tu m'as redonné du baume au coeur, et dans de telles circonstances c'était très touchant autant qu'inattendu ; quelque soient par ailleurs ton rapport à ta mère, ta façon d'encaisser aujourd'hui les durs moments de sa maladie, enfin sa disparition. Je pense qu'Aude va bien s'occuper de toi ce soir, un peu d'aide ne fait pas de mal va, veinard ;) Voilà, au plaisir d'avoir de tes news, dis-moi si t'es ok un midi pour qu'on se retrouve au Raincy, y a un très bon japonais dans l'avenue principale. Faut qu'on rapprenne à se connaître, je sais même pas si t'aimes le poisson cru! lol Allez bye ma poule. A bientôt? Amicalement, Michael Flame http://www.deezer.com/track/10246
-[mails groupés façon geek, invitations généreuses à des soirées d'ado entre mecs et sans meufs, réponses de chaque pote de Kim, etc ...]
-Re: FW: Merci l'aztèque! ;)
Re Kim, Oui je tiens à te remercier encore d'être passé, même par hasard, mais comme on dit il fait bien les choses. J'aurais aimé t'accueillir dans de meilleures conditions, avoir une situation et tout, tu t'en doutes, toi qu'as bien connu le manque...Si ça te dit, je nous offre un bon ptit resto un de ces 4? Ca me ferait super plaisir, et puis je te dois bien ça, tu m'as redonné du baume au coeur,
Tant mieux. Ma visite n'était pas programmé, mais je me suis dit en te revoyant qu'il te fallait un bon coup de pouce pour te relancer.
Ne t'inquiete pas, tu es très intelligent vu que tu devais réussir véto. (peu de français peuvent en dire autant, beaucoup ont réussi, mais dans un truc moins dur).
Mais par contre coté officiel, tu es " 0 ", il faut donc que tu fasse une formation et que t'ai un diplome je te conseille fortement (comparé à véto beaucoup de chose te sembleront facile à apprendre crois moi, lance toi, et tu verra)
tu peux monter ton projet mais tu n'as pas les compétence nécessaire pour sa bonne réalisation je pense, je te conseil de t'améliorer avant de te lancer.
et dans de telles circonstances c'était très touchant autant qu'inattendu ; quelque soient par ailleurs ton rapport à ta mère, ta façon d'encaisser aujourd'hui les durs moments de sa maladie, enfin sa disparition. Je pense qu'Aude va bien s'occuper de toi ce soir, un peu d'aide ne fait pas de mal va, veinard ;)
Oui :)
Voilà, au plaisir d'avoir de tes news, dis-moi si t'es ok un midi pour qu'on se retrouve au Raincy, y a un très bon japonais dans l'avenue principale. Faut qu'on rapprenne à se connaître, je sais même pas si t'aimes le poisson cru! lol Allez bye ma poule. A bientôt? Amicalement,
Merci pour ton message c'est tip top, ça me fait plaisir. J'étais dans le doute " sommes nous quitté amis, ou en moyen terme, ou mauvais terme "
Je pense que si tu t'y met, tu va tous réussir.
@ Toute
Ps: ne soit jamais blessé si quelqu'un te dit que tu as raté véto et que tu es un raté alcoolique car toi seul sait ce que tu as fait, et ce que tu vaut, et si quelqu'un se permet de te critiquer coté étude ou alcool, laisse le parler c'est un naz qui ne t'apportera rien, ne rentre pas dans son jeux et apprendre à te maitriser. + tu t'en cachera, + cela te blaissera, alors autant l'exposer, et assumer. les autre finiront toujours par s'en lasser.
(envoie lui un cassage aussi, ça mange pas de pain).
ne te fixe pas sur tes échec, tire just la lesson et expérience, fixe toi un objectif à atteindre (un post, une formation, un niveau d'étude etc...) et fait le tous en gardant (developpant) ta vie sociale.
Je suis passé par le même chemin que toi, ce n'etait pas les même raison , mais la difficultée de remontée la pente psycologique je connais, et c'est très très dure.
Si tu y arrives, tu sera un homme libre.
@ bientot
-Le 4 avril 2009 20:55, Michael Flamand <michaelflame@hotmail.fr> a écrit :
Bonsoir Kim, Ce petit message pour te dire que je n'oublie pas l'invitation au jap. Mais hélas, et je plaide coupable par ailleurs, j'en suis réduis aux atermoiements : ça me fera plaisir je le maintiens, seulement j'ai passé ma quinzaine à deux choses : boire pour oublier Alice (un grand classique!) et m'empresser de recouvrir un découvert de 100 euros, moyennant un surplus de services à la con auprès de ma grand-mère. Une fois que j'irai mieux, j'entends de façon moins fluctuante, alors oui, je te relancerai l'invit au Raincy pour un midi. Je pense que la semaine prochaine ce sera bon, alors si tu peux te libérer, note dans ton agenda un déjeuner pour mercredi prochain, pas celui qui vient donc, mais l'autre. Ca fait héroi-comique, on dirait des ministres super occupés, chacun à sa façon! lol Voilà, je te souhaite une bonne fin de semaine, à + mec ;) Amicalement, Michael Flame PS : au fait, j'ai mon clavier qui déconne depuis hier, les touches marchent pas toujours du premier cop, du premiercu, du premier coup pardon, je dois revenir en arrière, comme là, ça le fait sans arrêt et c'est un calvaire de t'écrire! Tu penses que c'est le clavier, ou ça peut-être autre chose?!
-Re: Relance!
Kim Phan (phan.kim.pro@gmail.com) |
| lun. 06/04/09 12:35 |
| Michael Flamand (michaelflame@hotmail.fr) |
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Salut mika
No soucis. Je suis dispo si tu as besoin d'aide.
Pour ton problème, l'origine est très certainement le clavier. L'embout qui relie ton clavier à l'ordinateur (celui qui s'enfonce au dos de l'ordinateur) est-il " normale " ou " usb " ?
Si il est " normale ", passe à la maison un soir je te prêterai un clavier pour que tu puisse tester chez toi avec le miens (si celui que je te prête marche parfaitement, alors il te faudra acheter un autre clavier sur eBay d'occase à 5€...)
Si il est Usb : renvoie moi un email pour me dire qu'il est usb, j'ai une solution et j'aviserai à notre déjeuner.
Ok pour un déjeuné : faudra qu'on discute projet, et affaire tous les 2. Je suis dispo le soir vers 20h (car le midi je suis au travail à Paris) ^^
On se tiens au jus par email (je répondrai beaucoup plus vite, le jour même au plus tard, + mon portable perso : 06.27.01.07.73) @ Toute mec
-Fwd: Relance!
kyle.rencontre@gmail.com au nom de Kim Phan (phan.kim.pro@gmail.com) |
| mer. 08/04/09 16:40 |
| Michael Flamand (michaelflame@hotmail.fr) |
|
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Salut mika
je n'ai eut de réponse de ta part en ce jours pour ton restaurant de ce soir. Est-ce que tu veux qu'on fasse ça samedi midi ? ou soir ?
Je te copie/colle l'email que je t'ai envoyer il y a 2 jours. Tiens moi au parfums !
Tciaooo
No soucis. Je suis dispo si tu as besoin d'aide.
Pour ton problème, l'origine est très certainement le clavier. L'embout qui relie ton clavier à l'ordinateur (celui qui s'enfonce au dos de l'ordinateur) est-il " normale " ou " usb " ?
Si il est " normale ", passe à la maison un soir je te prêterai un clavier pour que tu puisse tester chez toi avec le miens (si celui que je te prête marche parfaitement, alors il te faudra acheter un autre clavier sur eBay d'occase à 5€...)
Si il est Usb : renvoie moi un email pour me dire qu'il est usb, j'ai une solution et j'aviserai à notre déjeuner.
Ok pour un déjeuné : faudra qu'on discute projet, et affaire tous les 2. Je suis dispo le soir vers 20h (car le midi je suis au travail à Paris) ^^
On se tiens au jus par email (je répondrai beaucoup plus vite, le jour même au plus tard, + mon portable perso : 06.27.01.07.73) @ Toute mec
-Relance! Réponds stp
kyle.rencontre@gmail.com au nom de Kim Phan (phan.kim.pro@gmail.com) |
| mar. 14/04/09 12:53 |
| Michael Flamand (michaelflame@hotmail.fr) |
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Salut mika
je n'ai eut de réponse de ta part en ce jours pour ton restaurant de ce soir. Est-ce que tu veux qu'on fasse ça samedi midi ? ou soir ?
Je te copie/colle l'email que je t'ai envoyer il y a 6 jours. Tiens moi au parfums !
Tciaooo
No soucis. Je suis dispo si tu as besoin d'aide.
Pour ton problème, l'origine est très certainement le clavier. L'embout qui relie ton clavier à l'ordinateur (celui qui s'enfonce au dos de l'ordinateur) est-il " normale " ou " usb " ?
Si il est " normale ", passe à la maison un soir je te prêterai un clavier pour que tu puisse tester chez toi avec le miens (si celui que je te prête marche parfaitement, alors il te faudra acheter un autre clavier sur eBay d'occase à 5€...)
Si il est Usb : renvoie moi un email pour me dire qu'il est usb, j'ai une solution et j'aviserai à notre déjeuner.
Ok pour un déjeuné : faudra qu'on discute projet, et affaire tous les 2. Je suis dispo le soir vers 20h (car le midi je suis au travail à Paris) ^^
On se tiens au jus par email (je répondrai beaucoup plus vite, le jour même au plus tard, + mon portable perso : 06.27.01.07.73) @ Toute mec
-Relance! Réponds stp
kyle.rencontre@gmail.com au nom de Kim Phan (phan.kim.pro@gmail.com) |
| mar. 14/04/09 12:54 |
| Michael Flamand (michaelflame@hotmail.fr) |
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Salut mika
je n'ai eut de réponse de ta part en ce jours pour ton restaurant de ce soir. Est-ce que tu veux qu'on fasse ça samedi midi ? ou soir ?
Je te copie/colle l'email que je t'ai envoyer il y a 6 jours. Tiens moi au parfums !
Tciaooo
No soucis. Je suis dispo si tu as besoin d'aide.
Pour ton problème, l'origine est très certainement le clavier. L'embout qui relie ton clavier à l'ordinateur (celui qui s'enfonce au dos de l'ordinateur) est-il " normale " ou " usb " ?
Si il est " normale ", passe à la maison un soir je te prêterai un clavier pour que tu puisse tester chez toi avec le miens (si celui que je te prête marche parfaitement, alors il te faudra acheter un autre clavier sur eBay d'occase à 5€...)
Si il est Usb : renvoie moi un email pour me dire qu'il est usb, j'ai une solution et j'aviserai à notre déjeuner.
Ok pour un déjeuné : faudra qu'on discute projet, et affaire tous les 2. Je suis dispo le soir vers 20h (car le midi je suis au travail à Paris) ^^
On se tiens au jus par email (je répondrai beaucoup plus vite, le jour même au plus tard, + mon portable perso : 06.27.01.07.73) @ Toute mec
-Le 14 avril 2009 17:49, Michael Flamand <michaelflame@hotmail.fr> a écrit :
Salut Kim, Messages bien reçus! Simplement, ma connexion wi-fi a planté y a peu, et j'ai dû patienter avant d'obtenir un cable éthernet, pour ensuite changer de canal et que cela remarche. Entre temps, j'ai fait la connaissance de ma "petite soeur", Aurélie, première fille qu'a eu mon père, après m'avoir abandonné. Donc pas mal d'émotions, même si ça va change pas ma vie en l'état, ca m'aura au moins fait du bien! Ainsi que tes messages de relance. Je t'avais proposé ça pour demain midi, mais voilà, je ne suis pas sûr de me lever et d'être là à temps (encore déréglé que je suis, à me coucher à pas d'heure!) Donc demain soir c'est possible, samedi midi aussi, tu n'as qu'à me le confirmer, selon ta préférence. On se retrouverait donc au Raincy, dans la rue d'entrée principale, y a un japonais sur la gauche, ou bien tu passes me prendre en voiture si ca te dérange pas de tromper ta moto ! lol Si je marche ça me fera du sport, dans tous les cas, voiture ou pas, ca me va, et on se retrouve donc là bas, c'est moi qui offre (y a un menu très complet pour deux, et c'est pas le moins cher tu verras!) Gros bisous mec. A bientôt. Amicalement, Michael Flame
-Re: Relanc e! Réponds stp
kyle.rencontre@gmail.com au nom de Kim Phan (phan.kim.pro@gmail.com) |
| mar. 14/04/09 18:41 |
| Michael Flamand (michaelflame@hotmail.fr) |
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|
Dans ce cas, on va se dire pour samedi midi, si c'est bon pour toi aussi :)
Je passerai en moto chez toi à 12h00m00s. Ou bien rendez-vous la-bas à 12h30m00s oki ?
Pour l'adresse, j'ai chercher rue d'entrée principale au raincy, ça n'existe pas.
Le plus simple :
Je te file une technique qui te sera utile toute ta vie pour fixer des rendez-vous ultra précis
1) Tu va sur http://maps.google.fr/maps 2) tu tape l'adresse du rendez-vous et valide.
3) tu zoom jusqu'à voir la rue avec le système google 4) Tu fais un imprime écran du lieux de rendez-vous.
(voir exemple en pièce jointe).
A samedi midi si tu me confirme. Bisous Mec
-Le 14 avril 2009 19:07, Michael Flamand <michaelflame@hotmail.fr> a écrit :
Re Kim, Merci pour le conseil trop trop utile dans la vie, et pardonne mon imprécision! lol En fait, c'était très explicite et approprié à la topographie, tu vas voir. Avant toute chose, es-tu déjà allé au Raincy? C'est dans le 93, et c'est la sous-préfecture où tu as dû faire tes papiers relatifs au permis. C'est aussi là qu'on a passé les oraux du bac français! (j'avais pris 18, trop fort, wesh, le bon vieux temps!) Son député-maire s'appelle Eric Raoult, c'est un gros con de l'UMP, mais les électeurs de sa ville de bobo l'aiment bien. Tu te rappelles qu'à l'époque tu vivais dans un appart jouxtant une école? Bon et bien cette grande avenue mène dirèctement à l'entrée du Raincy venant de Livry-Gargan. Et c'est le prolongement, en ligne droite, de cette grande avenue qui est l'artère principal de la ville du Raincy, allant jusqu'à la gare du Raincy. Notre restau se situe bien avant, côté gauche, après le grand rond point de l'entrée de la ville (arrivé à ce rond point, tu prolonges donc tout droit, car à gauche c'est la sous-préfecture et les hauteurs de la ville). Donc tu avances tout droit, côté droit, t'as l'hotel de ville (tu verras c'est une grande maison, qui arbore les couleurs de la république française sur un drapeau, cf PJ On y délibère sur tout ce qui concerne l'administration de la cité) Tu avances un tout petit peu (vroum vroum) et là tu vas voir une façade de restau japonais, tu rentres, tu leur demandes s'ils sont chinois, et s'ils te disent "hi hi, non, yaponé", ben c'est là! Tiens, en PJ voici une photo d'un chinois, et celle d'un japonais, afin que tu ne te trompes pas! lol Plus sérieux, j'espère que ça te suffira, et ok, on s'y retrouve pour samedi midi. Sous la seule réserve que je t'envoie un mail de confirmation au plus tard vers 11h. Sinon on ira le soir. Bonne fin de semaine d'ici là et bon courage ;) A bientôt? Amicalement, Michael Flame PS : au fait, je suis une quiche en informatique, mais je sais quand même distinguer un cable normal d'un USB! Le symbole USB, c'est quand même le trident à la psy, je ne peux que connaîte! mais j'apprécie ta prévenance à l'égard des handicapés mentaux, ca me touche beaucoup! ;) http://www.dailymotion.com/video/k3RbqGhpnHlyHM5kZ0 (NdMF : ça passe depuis plus d'un an en rediff, tard le soir, sur France 3 - Dimitry Heu l'avait mis en lien sur le premier article de son blog "So Sally can Wait", pour clore son récit de la pression sociale lors de l'anniv d'Alice, et faire genre y connaît le vieux cinéma brésilien underground. Alors qu'il suffit juste d'avoir dans ses potes un blaireau qui, comme moi, regarde parfois France 3 tard la nuit...bref, très bon court-métrage cela dit)
-Re: Relanc e! Réponds stp
Kim Phan (phan.kim.pro@gmail.com) |
| mer. 15/04/09 10:27 |
| Michael Flamand (michaelflame@hotmail.fr) |
|
| Hello micka. LoooL ton email, j'avoue excuse, je voulais pas te prendre pour un con ! Mais je voulais être sur qu'on se retrouve, car tu n'as pas de téléphone portable de mémoire. [le miens : 06.27.01.07.73] Donc il nous faut un point très précis de rendez-vous ! [sinon, on va se chercher comme des gogole] - Je te joins la photo du resto jap que je pense avoir identifier, dit moi si c'est celui-là. Perso : Samedi soir, je vais faire une soirée avec alex, jacques, et nos meufs à chacun (truc de couple, style on est des jeunes hommes...etc... je te raconterai). Samedi midi pour moi est ok. Je passe te prendre chez toi en moto à 12h00 ? Ou rendez-vous la-bas directement 12h30 ? @ Samedi man !!! Tciao
-Le 15 avril 2009 13:01, Michael Flamand <michaelflame@hotmail.fr> a écrit :
Bonjour Kim, Oui voilà, c'est là! Tiens, si ça peut t'aider encore, voici deux photos de l'intérieur en PJ (un truc de vieux couple, snif...;) Je t'appelle plus tard pour confirmer le plan tactique des opérations! Bonne journée. Amicalement, Michael Flame PS : je me souviens très bien t'avoir donné mon numéro également, le revoici au cas où : 09 72 90 90 30. PS2 : "Est-ce que tu veux qu'on fasse ça samedi midi ? ou soir ?" me disais-tu hier. Et beh mon cochon, tu vas bien manger samedi! ;) Au fait, puisque tu en parles, c'est qui Jacques et Alex? (j'ai cherché sur google, pas trouvé ; tu salueras leur meuf de ma part!)
-Re: Relanc e! Réponds stp
marrant les photos lool Elle est pas mal ton ex en plus :)
(ouep, j'ai ton fixe no soucis, mais si on se file rencar au resto, tu n'aura pas ton fixe sur toi !)
No soucis. Je suis dispo à fond par email et texto. Par téléphone , c'est jouable t'inquiete pas mais pas trop longtemps car je suis au travail (je peux pas parler librement, ni très longtemps, mais ok c'est jouable).
Ok j'attends ton coup de bigou @ tous à l'heure
-Re: Relanc e! Réponds stp
kyle.rencontre@gmail.com au nom de Kim Phan (phan.kim.pro@gmail.com) |
| mer. 15/04/09 14:41 |
|
Michael Flamand (michaelflame@hotmail.fr)
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Ps : Elle est célibataire ton ex au faite ? Faut que tu la récupère si tu l'aime
-Le 15 avril 2009 15:05, Michael Flamand <michaelflame@hotmail.fr> a écrit :
Re Kim, Merci du retour, comme convenu je t'appelle tranquille pépère ce soir (je voudrais pas que ton patron te foute un blâme par ma faute!) Récapitulons toutefois : samedi à midi 30, on se retrouve devant le restau, ça me fera marcher et tant mieux ; du reste, je ne ferai jamais de moto derrière un ancien ******* métalleux reconverti!! lol Voilà, sinon tu as situé le restau, on peut vraiment pas le louper, c'est pas un rendez-vous trop underground! Pour Alice, oui je l'aime et oui elle était mignonne, mais c'est pas si simple de récupérer une gosse de riches quand tu gagnes pas encore ta vie ; par ailleurs, je n'ai bien sûr plus de nouvelles d'elle, et ne tiens plus vraiment à en ravoir : j'essaie de m'en foutre, de tourner la page, et j'y arrive petit à petit, à ma façon. N'hésite pas à te la faire si t'as l'occas, c'est un bon coup, elle m'a fait aimer la pipe par exemple! (et oui, le scoop, avant j'étais pas un grand fan, dans la pratique) C'est une fille facile et une autoroute, tu peux même la présenter à tes potes célibataires ou autres frustrés. Je leur souhaite bien du courage, elle est aussi mégachiante, faut une intelligence et une endurance level 45 pour rester avec elle plus de 10 jours, et un bon salaire et une rollex pour la garder en plan cul toute une vie. Voilà pour le devis, n'hésite pas à faire suivre (Alice Lapierre, en vente libre sur facebook)! A + mec Amicalement, Michael Flame http://www.deezer.com/track/950443
-Re: Relanc e! Réponds stp
Message reçu @ samedi ! Tciao
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