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 A Laurent (? - juin 2008)

6/7/2008

Je viens d'apprendre ta disparition il y a quelques instants. Le temps de penser à tous ceux, rarement quelconques, passés en ta compagnie : nos nuits blanches avec Marie à écouter tes souvenirs de radio libres, de business man, d'antisocial-tu-perds-ton-sang-froid, ton passé, ta vie, tes soucis, tes projets, ta pensée, tes énumérations de souvenirs, tes rires, tes vannes, tes besoins ostensibles d'amour affichés, tes générosités infinies à en prodiguer, tes silences et tes pensées aussi longs et lointains que tous ces souvenirs ressassés...Ton foie t'a perdu, mais ta liberté s'en foutait, t'avais la foi, tu fumais etcetera, pour ma santé et la Chine, tchin tchin. Merci d'avoir toujours écouté mes soucis avec autant de sincérité que j'avais d'impuissance à écouter les tiens. Repose en paix l'ami, et pour toujours. Le temps de repenser à toi, et à tout ce qu'on n'aura pas vécu ensemble ;) A bientôt?

 

Ostensiblement,

 

MF

 

http://fr.youtube.com/watch?v=qljSuSX1Na0

 

 

 

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 Le meilleur BEST-OF de l'été!! N°4

6/7/2008

http://fr.youtube.com/watch?v=HaQvBbzslJE&feature=related 

 

 

 

 

1)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2006/12/angie_david_et_.html )

-Grâce au magazine Elle, qui l'a suivie une journée, on apprend que Miss David travaille de 14h à 19h: "Le matin, je reste chez moi. J'écris ou je lis. Ou je vais faire les boutiques. Je viens de toucher des sous avec cette bourse Goncourt: un peu plus de 8 000 €, je vais m'offrir quelque chose d'Isabel Marant. Ou de Martin Margiela"
Bien sûr, les bourses Goncourthttp://prix-litteraires.blogspot.com/2006/09/bourse-goncourt-de-la-biographie-2006.html sont attribuées au simple mérite, et non en fonction de l'assiduité dans les soirées/ dîners littéraires: "Les auteurs, il faut entretenir des rapports personnels avec eux: je dîne beaucoup. On va au Ferdi manger des tempuras de crevettes (????). Ou quand c'est Léo qui invite, au Mathis Bar, c'est glamour, ça change des livres (sic)".
En lisant ça, je me dis que pour rien au monde, je ne voudrais être éditrice. Manger des tempuras de crevettes, non merci. Et les bars trendy qui "changent des livres", c'est moyen mon truc :)
La question essentielle que j'ai envie de vous poser: vaut-il mieux claquer son pognon chez Isabel Marant ou chez Martin Margiela?

-Bon, sujet brûlant, réveil en coup de sang ! C’est pour moi ca, la culturlute : faut absolument lire, avoir, posséder, corner, caresser, maltraiter, éclabousser Histoire d’O, page après page…c’est le classique de la litté érotique, signé Pauline Réage, une femme, et auteure, extraordinaire (Madame Aury en fait, et oui, le prix Femina, c’est elle). Vous le prenez en poche si vous ne l’avez pas déjà en mains (bande de menteurs…moi c’est mon bouquin de chevet !), c’est donné, et l’orgasme littéraire est dans la poche ! C’est offert quoi. Et puis je recommande aussi ce bouquin d’Angie David, sans lequel j’aurais pas connu et le bouquin de Réage, et l’histoire torride qui a façonné et fermenté ce bijou textuel de la prose féminine. Je précise féminine ici, car la sexualisation du texte est ici essentielle, c’est trivial que de le préciser, mais dans le sexe, c’est bon d’insister là où c’est évident que ca plait. Un grand merci donc à cette charmante éditrice (slurp) pour son bouquin judicieusement auto-pistonné, pour les détails sur la genèse du bouquin de Réage. Figurez-vous que Dominique Aury a rédigé son bouquin durant tout un été de solitude, pour défier, et tuer d’excitation, son Jean Paulhan de mec qui la trouvait trop frigide à son goût ! A ce propos…je vous recommande chaudement la lecture du premier bouquin de Sophie Lasserre : ca s’appelle Août, et c’est bluffant et étouffant. Un pur bonheur, assez douloureux quand même. Une vraie dame en tout cas, comme on les aime. C’est sorti le…9 mars 2006, journée glaciale.
Comme je suis de bonne humeur, je vous recommande aussi de mater le film Histoire d’O, avec entre autres la charmante brunette qui se fait bouffer par des chiens dans Moonraker. Et pour rester dans le trip, (au fait, je m’occupe de la programmation des soirées thématiques d’Arte…non, je déconne !), je viens de commander un coffret de litté érotique, tout chaud aussi, sorti chez Pocket éditions. Voilà, je vous le recommande aussi, je suis sur que ca doit fourmiller d’intertextualité réagienne…bon, ca c’est la fausse excuse d’intellectuel à sortir si vous n’osez pas avouer au libraire les motivations de votre achat. Vous pouvez aussi lui dire, " bah pour les mêmes raisons que vous, coquin va ", ca crée un consensus, excitant, si c’est une charmante libraire. Après vous relisez la Justine de Sade, les bd de Crepax, et vous êtes fin prêt pour passer une thèse "très intéressante, ma foi " de lettres modernes ! Avec les fé…licitations du jury, féminin à lunettes et jambes très croisées sous la table.
Culturellement, et fougueusement !
MF
(a lire en écoutant My lady Heroine de Gainsbourg, et en lisant Les Lettres Persanes de Montesquieu ! Bref, merci à Angie, Aaaannngiiie, de s’offrir en festin avec ce bouquin)
Rédigé par: Michael Flame | le 06 décembre 2006 à 12:06

-Culturlute, c'est rigolo : ) Dis LM, tu savais qu'en tapant wrath dans google et "I'm feeling lucky" on se retrouve direct ici ? Bien sur que tu savais. Mince, alors ce serait toi la plus en colère du *monde* ? J'en reviens pas. Des sites furax, c'est pourtant pas ça qui manque !?
Rédigé par: pX| le 06 décembre 2006 à 14:48

-Bah moi je veux bien les gouter les tempuras aux crevettes si je suis invitée à une soirée dans le monde de l'édition!! Bon en attendant ce soir c'est mac do hein!;)
Rédigé par: Elisabeth Robert| le 06 décembre 2006 à 17:46

-Moment historique : lancement de france 24 "ca va être formidable, la vie va changer!!!! Ca tourne (le mec tourne la manivelle, grinnc grinccc,...tout de suite, notre première info nouvelle : le conflit israélo palestinien patati patata..." : France 24 : la chaine est NOUVELLE, pas l'info! tintinnnnnnnnnn
Ca fait rêver la modernité..."sans transition, notre deuxième information toute fraiche : notre confrère Jean Pierre Pernaut s'est fait trancher la tete dans une cave en Iraq, nous venons (silence) tout juste (silence) de l'aaaa-ppr-en-dre..." France 24 : meme info, meme traitement, meme enfer, mais la chaine est nouvelle! tintinnnnnnnnn
Réactionnairement,
MF
PS : mieux vaut éviter les sushis ces derniers temps. Avec la grippe aviaire russe, on sait jamais. Mais on peut toujours compter sur la génétique pour etre enfin fixé, déterminé : c'est quand même grace à la génét qu'on a pu prouver que Louis 17 n'était pas la fille d'Yves Montand. Vive le progrès, vive la science, vive France 24, qui va changer l'histoire de france, du monde même, c'est international et tout, depuis qu'on a inventé l'avion.
Rédigé par: Michael Flame | le 06 décembre 2006 à 20:44

-Chanel, printemps-été 2007
Rédigé par: Vénétia | le 06 décembre 2006 à 22:09

-Michael Fame fait des commentaires de plus en plus longs. N'a-t-il que cela à foutre ?
Rédigé par: thom | le 07 décembre 2006 à 12:48

-@Venetia: on voit la femme de goût :)
@michael: Thom a raison, tes commentaires ont tendance à être TROP longs. Shorter is better. Ou alors, ouvre un blog...
Rédigé par: wrath | le 07 décembre 2006 à 13:05

-a thom : sois pas aigri comme ca, relax baby cool. Et puis, t'as que ca à foutre de me lire en entier?
a Mademoiselle Jaillant : je suis vraiment désolé, mais ouvrir un blog ne m'intéresse pas, d'autant que je suis nul en informatique, mais vraiment quoi! Félicitations pour votre complicité naissante avec thom ;) (a lire en écoutant bonnie and clyde, de Gainsbourg. ou ouuuuuu)
Brièvement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 07 décembre 2006 à 16:34

 



2)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2006/11/bourrage_de_crn.html )

-Quelques choses vraies, beaucoup de fausses. Pour ta gourverne, je n'avais pas de contact dans l'édition. J'ai choisi mon éditeur (une grande maison). Je l'engueule quand il ne travaille pas assez sur mon texte. Je mène la danse.
Rédigé par: thom | le 28 novembre 2006 à 12:39

-l'article du buzz littéraire avait raison sur un point crucial : quand un texte est bon, il trouve preneur. Faut arrêter de croire que tout le monde est corrompu, pour travailler dans ce milieu faut aussi être un passionné, tout n'est pas qu'histoire de service rendu et de gros sous.
Rédigé par: Clara | le 28 novembre 2006 à 15:19

-Quelle bande de frustrés...Vous êtes des hyènes pour vous acharner comme ca à répéter le même discours. Bande de frustrés!!vous avez raison wrath! ;)
Chaleureusement,
MF
PS : on m'appeeeelleeeee le chevalierrrr blannnccc...lol
Rédigé par: Michael Flame | le 28 novembre 2006 à 15:51

-AHAHAHAHAH! J'adore le cote "on ne me demande pas mon avis mais je le donne quand meme". Excellent!
>Vlad: Relis le post, c'est exactement le contraire que dis Wrath. Visiblement elle cherche avant tout a se faire publier, et est bien obligee de faire parler d'elle si non tout le monde l'ignore.
>Clara: Que tu es naive! Si les bons textes trouvent un editeur, c'est avant tout parce que les bons auteurs finissent par comprendre, et se faire un nom dans le milieu. Cf Houellebecq.
Rédigé par: Chproutz | le 28 novembre 2006 à 16:21

-Tecknikart ça existe encore ?
Ils devraient faire une fusion avec les Inrocks et les Cahiers du Cinéma (ça existe encore?), comme ça ils peuvent espérer au moins 5000 lecteurs par numéro.
Rédigé par: Jules| le 28 novembre 2006 à 21:42

 

 

 

 

3)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2006/12/podwrath_philip.html )

-
http://www.dailymotion.com/video/xttju_podwrath-philippe-jaenada

 

-Très sympa ce type (au fait, j'ai adoré -entre autres- sa digression sur les parenthèses multiples (dont celles de sa mère) et sa réflexion stylistique sur cette forme de mise en abîme inhérente à son caractère), je ne connaissais pas, alors je note. Marrante aussi la fin du dial. Je signe quand il veut son contrat d'un milliard (comme ca, je pourrais financer à l'aise mon autopublication)! Merci Mademoiselle Jaillant!
Candidement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 19 décembre 2006 à 20:23

-Un type sympa. J'avais lu "Le chameau sauvage" ou un titre dans le genre, et si au départ c'était amusant, je m'étais rapidement lassé car l'histoire manquait de cohérence et de structure. Laissé tombé après 60 pages et quelques ; Ravalec est plus intéressant dans le même genre, même si lui est devenu fou à force de consommer des hallucinogènes.
J'ai apprécié sa tirade : "Les Bienveillantes c'est un livre qui va rester, enfin je l'ai pas lu". Philippe n'aime pas les prix littéraires mais il a tout compris à la critique !
Sinon, il donne à mon sens le sésame de la publication : avoir quelque chose de bon (bon non pas dans l'absolu, mais selon les standards de l'époque).
Rédigé par: Gadrel | le 19 décembre 2006 à 22:01

-Quelle tête de mule, Lise-Marie... Mais je maintiens (je suis moi-même un peu tête d'âne) : il n'est pas utile de "connaître des gens" pour être publié. Encore moins, bien sûr, pour bien écrire.
Rédigé par: PhJ. | le 20 décembre 2006 à 02:24

-Avant d'être connue, je cherche simplement à être publiée. C'est tout.
J'aimerais bien pour changer qu'on parle du texte et pas seulement du "extra-literary white noise". Est-ce que l'un d'entre vous a lu "les Brutes" (ou un autre texte de Ph. Jaenada)?
@Gadrel: j'ai emprunté "le chameau sauvage", ça a l'air pas mal...
Rédigé par: wrath | le 20 décembre 2006 à 12:32

-Je ne dirai pas que tout Jaenada est dans les parenthèses, mais elles font beaucoup.
Hormis B. Frank (dans un tout autre registre) il me semble qu'aucun auteur ne digresse avec autant d’énergie.
'Les Brutes" sont un bel exemple - mais l'effet est encore plus fort quand l'histoire prend du souffle (dans Le Chameau sauvage ou La grande à bouche molle, par ex. Ou encore la 1re moitié du Cosmonaute et la 2e de "Vie et mort de la jeune fille blonde")
Pour l’humanité de l’ensemble, aussi, généreuse et discrète.

(PS : je constate que tous tes interviewés te disent peu ou prou la même chose quant au "milieu de l'édition". Décidément, le Grand Complot est incroyablement protégé... ;-)
Rédigé par: secondflore | le 20 décembre 2006 à 13:51

-@Second flore: Effectivement, tous les "Podwrathes" disent en gros la meme chose: Qu'ils ont galere pendant des annees, puis ont fini par se faire des contacts et se sont fait publies. Je rappelle que Jaenada dit dans l'interview qu'il a rencontré un "lecteur de chez Flammarion" dans une soirée quand il cherchait à publier son premier roman...
Rédigé par: Chproutz | le 21 décembre 2006 à 00:45

-Décidemment, PhJ, tu lorgnes encore sous ma jupe! Stune manie, dis donc!
;-)
Rédigé par: Satinella | le 21 décembre 2006 à 21:04

 



4)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2006/12/la_condition_li.html )

-Comme le dit Marc Lévy dans Livres Hebdo du 3 juin 2003, "J'avoue que j'ai du mal à comprendre cette contradiction très française qui consiste d'un côté à se plaindre des gens qui ne lisent plus, et de l'autre à mépriser toute personne qui fait entrer des milliers de personnes dans les librairies. Si je résume bien, il faudrait en même temps que tout le monde lise, mais que la littérature reste quelque chose de confidentiel".
Qu'en pensez-vous?

-Bien sûr qu'il ne faut pas mépriser les best-sellers. Mieux vaut des gens qui lisent le Da Vinci Code, aussi médiocre que soit ce roman, que des gens qui ne lisent pas du tout. Marc Levy a raison : la position française est complètement schizophrène.
Rédigé par: Caroline | le 21 décembre 2006 à 08:25

-Caroline : mieux vaut que les gens ne lisent rien plutôt que cette M-e-R-d-E qui ne mérite même pas la qualification de roman qu'est le da vinci code...entre se remplir la tête d'un grand fratras de n'importe quoi, ne vaut-il mieux pas s'en abstenir ?
Oui wrath, réhabiliter les auteurs de best sellers, mais ne pas promouvoir pour autant un potentiel outil de débilisation de masse. Dans les écrivains best sellers, tu peux avoir en haut de l'échelle Stephen King par exemple, qui lui est un authentique écrivain populaire, et en bas mais alors tout en bas une Anna gavalda qui n'écrit que pour satisfaire des lecteurs en mal d'amourette.
Effectivement, la quantité n'a rien à voir avec la qualité, sinon ça ce saurait, mais apparemment beaucoup de "gens" continuent à confondre les deux...
Rédigé par: TheEraser le 21 décembre 2006 à 12:04

-Comme le disait André Breton, "Citez-moi un peintre soviétique". L'état et l'art sont des ennemis acharnés, toute forme de subside doit donc être refusée. C'est dur de nouer les deux bouts pour tout le monde, et le fait d'écrire ou de peindre ou de jouer ne rend pas plus précieux que les autres et ne commande aucunement de se lancer dans une politique de type aristocratique. Seule la masse invisible d'acheteurs permet à l'artiste d'être libre et indépendant.
Rédigé par: Gadrel | le 21 décembre 2006 à 14:11

-A mon tour : une bière également, svp.
Alors...Le problème des best sellers, c'est les worst sellers. Marc Lévy et autres Potter (au passage, j'adore Harry Potter perso) ne font pas décoller les ventes de Nathalie Sarraute : la culture monodimensionnelle, c'est de l'anti-culture. Le manque de spiritualité de notre époque n'est pas dans l'absence de lecture, mais dans l'absence d'ouverture à la diversité, préjudiciable à l'intelligence. Cercle vertueux ou vicieux, plus on lit, plus on aime lire, et inversement. Amélie Nothomb, beaucoup moins banale que Levy, s'inquiète de tous ses fans qui ne lisent que ses romans. Je suis donc partisan de tout lire et tout savoir, mais pour moi. La connerie des autres, honnetement, je m'en fous. Quoique non, je me marre bien.
Alors justement...
-Caroline : cite moi un argument littéraire, intelligible, pour justifier la nullité du Da Vinci Code? Je t'offre toutes les pistes que tu veux : sur un plan d'histoire littéraire, synchronique ou diachronique, sur un plan stylistique (auquel cas, argumente, qu'est ce que LE style), diégétique (qu'est ce qu'une bonne fiction, dis moi ca), thématique, etc...tu vois, t'as le choix...si tu trouves pas, c'est que vraiment tu dis n'importe quoi. Cite moi juste un argument intelligible, qui me prouve que Da Vinci Code est un mauvais roman. J'entends par "intelligible", un argument non centré sur "l'ego imbécile de la subjectivité" (en gros, quand t'as un truc, là, dans les viscères, quand tu lis, là tu te dis, c'est bon, ca j'aime, je comprends rien, mais j'aime, c'est de la GRANDE littérature)
Si t'es motivée, prouve moi aussi pourquoi Les Bienveillantes c'est juste "mieux que rien" (quoi? tu l'as pas fini?). Bon courage.
-The Eraser...je te cite allez (oui, comme Gadrel, j'aime citer les grands intellectuels, genre toi, genre Christophe Alévèque, en moins alcoolique, c'est vrai) : "entre se remplir la tête d'un grand fratras de n'importe quoi, ne vaut-il mieux pas s'en abstenir ?"...Dis moi The Eraser...tu connais la différence entre un militaire? C'est qu'il ne sait ni lire.
-Gadrel : "L'état et l'art sont des ennemis acharnés". Je me disais bien que tu devais beaucoup souffrir au Turkménistan. Toutes mes condoléances pour Niyasov.
-Au reste de l'humanité : vous êtes vraiment, mais vraiment...des abrutis finis. C'est désespérant. (Sauf vous Mademoiselle Jaillant, évidemment! ;)
Judiciairement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 21 décembre 2006 à 21:01

-Merci Michel, tu me fais mon noël...apparemment il aurait miuex fallu que toi aussi tu t'abstiennes de certaines lectures...
Rédigé par: TheEraser le 23 décembre 2006 à 11:51

 


5)Entracte/pause clop!!
http://fr.youtube.com/watch?v=USuhLK_bn_Y 

 

 

 

6)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2006/12/alain_soral_sci.html )

-Ah, il y a des fois, je regrette de ne pas être à Paris... J'ai raté la journée des dédicaces à Sciences-Po samedi dernier, et apparemment, il y a eu du sport.
Alain Soral, qui avait été invité par le Bureau des Arts, a été prié de ne pas se présenter. Motif invoqué par Richard Descoings, le directeur de Sciences-Po: sa sécurité ne pourrait pas être assurée...Ahahah, on reconnaît bien là la bonne langue de boishttp://culturalgangbang.blogspot.com/2006/12/descoings-dans-la-gueule.html made in rue St Guillaume! Bien sûr, Soral a quand même fait une apparition, et a provoqué son mini-scandale filmé: ICI http://culturalgangbang.blogspot.com/2006/12/rglement-de-compte-ok-soral.html
Bon, je connais mal ce Soral, et plus je me renseigne, moins j'ai envie de le connaître: il m'a toujours semblé que pour défendre la "cause palestinienne" et le terrorisme au biberon, il fallait avoir un sacré problème de selbst Hass (pardon, je suis occidental et blanc, vous avez raison d'être en colère et de balancer des bombes...)

-Petite M-e-R-d-E gauchiste qui ne comprend même pas le concept de propriété privée, à savoir que si on n'a pas envie de voire sa sale tête, il n'a aucun droit à rester sur place. Mais je remarque que le rebelle se plie bien vite aux injonctions policières, qui n'ont même pas dû faire usage de la force. Ses copains venus faire la claque n'avaient pas plus de couilles d'ailleurs.
Rédigé par: Gadrel | le 04 décembre 2006 à 19:19

-Wrath cherchant l'agitation et la polémique à sciences po, ça devait donner à peu près ça : mettre deux dosettes de sucre dans son gobelet de chocolat au lieu d'une seule (bouuuh dangereuse la fille..), prendre la parole en classe sans lever le doigt (bouuuh vilaaaine..), sortir des toilettes sans se laver les mains (bouuuh trop rebeeeelle..), et même une fois quelqu'un l'a vu dire ***** à voix basse à un prof qui lui tournait le dos 100 mètres plus loin en bas de la rue St Guillaume (booouh trop elle a pas peur!!)... une sacrée rebelle, ça devait presque voler aussi haut qu'ici :) enfin, à moins qu'elle perdait déjà son temps à dire qu'il fallait être pistonner pour écrire dans la gazette de sciences Po!
Tremblez ronds de cuiiiir et mangez vite votre soupe avant que Wrath ne crache dedans!
Rédigé par: Coraliestill | le 04 décembre 2006 à 21:15
rebelle un jour, rebelle tojours. Si on prend en compte qu'au fur et à mesure du passage des années les choses évoluent et que la rebellion de wrath atteint aujourd'hui un degré qu'elle n'avait pas quand ladite demoiselle était à science po, je ne peux que me réjouir de l'avis du dessus, qui pour le coup me parait tout à fait bien documenté ;)
anticonstitutionnellement
TheEraser
(P-u-T-a-I-n flame, va falloir arrêter les conneries ;)
Rédigé par: TheEraser le 05 décembre 2006 à 07:32

-Cher TheEraser,
C'est très aimable à toi de me pasticher, mais caricaturer une caricature, forcément ca manque de saveur. Bon chrétien, je ne m'en tiens pas à cela pour te ranger direct dans la catégorie des imbéciles qui s'ignorent. Alors je vais faire un tour sur ton blog, au hasard, voyons...je malaxe, je malaxe, je pioche...j'espère que je vais me régaler hein...voilà, alors :


"L'imbecillité n'est pas un concept métaphysique
Je me promène assez souvent et longuement sur les blogs de ceux que l'on nomme les "wannabee (si vous vous souvenez bien c'est le titre du premier tube des Spice Girls), parce qu'ils prétendent au métier d'écrivain, râlent sur le monde de l'édition parce que leurs chefs d'œuvres ne trouvent pas preneur. Pourtant ils sont sûrs de leur originalité, de leur talent, en plus leurs amis ont adoré et en plus les autres auteurs wannabee qu'ils l'ont lu trouvent ça aussi très bien. Bref, il y a en apparence quelque chose qui ne tourne pas rond. Tant de choses écrites, mais aucun preneur, tant de chefs d'œuvres mais aucune reconnaissance. Il y a là matière à réflexionner. Pourtant vous voyez bien, grâce à l'ironie non feinte dont j'ai essayé de marquer les précédentes lignes, que leur problème n'est que superficiel. Bien entendu, les maisons d'édition reçoivent trop de manuscrits, mais d’un autre côté, ce n’est pas comme si elles ne recevaient que des futurs Nobel. Quand on connaît quelqu’un dans ces boîtes, ou alors quelqu’un qui connaît quelqu’un et qui peut alors faire passer le piège de la corbeille, c’est effectivement plus facile mais ce n’est pas nécessairement la règle. L’arrogance folle de ceux qui envoient leurs manuscrits à des dizaines de boîtes, en croyant qu’elles vont toutes se l’arracher, parce que définitivement, c’est très bon, très bien senti, qu’on y a mis tout ce qu’on avait, ou du moins qu’on a cru à toutes ces choses. Dès qu’ils croient avoir écrit quelque chose qu’ils pensent être bon, qu’ils pensent pouvoir être lus et remarqués (là aussi notez l’arrogance et l’assurance de tout écrivain, et pas seulement les wannabee), ils balancent des colis dans tout Paris et attendent une réponse, qui ne peut dans leur esprit qu’être positive, mais qui dans les faits recoupe rarement ce genre d’espérance . Il faut le dire, que ne suis pas critique professionnel, c'est-à-dire branleur dans quelconque magazine, qui fait son tarif syndical de mots, sans parfois avoir même pris la peine d’entamer le bouquin, se contentant de recopier les notices d’éditeurs, se contentant de trouver une " formule choc " pour pouvoir être cité dans la presse au cas où le bouquin se fait remarquer (mais là je m’éloigne à grands pas de mon sujet). Quoiqu’il en soit je suis critique à l’encontre de ce que je lis, j’essaie d’en déterminer les qualités, les défauts et dans quelle mesure cela me touche. A ce jeu là, je dois dire que sur tous les blogs que j’ai traversé (et Dieu sait si j’en ai perdu du temps), je n’ai vu (ou presque) que médiocrité. C’est hallucinant de voir comment la mode de l’autofiction a pris, comment le pseudo trash sous despentien, à la bret easton ellis je serais tenté de dire, mais j’ai trop de respect pour lui pour l’associer à ces nombreuses croutes, parfois même en cours de publication. La constante est à l’apitoiement, la dénonce, la noirceur du propos, idéologique au possible, le retour paradoxal du roman à thèse mêlé au roman de gare, mais surtout au manque q'ambition flagrant, d'ampleur, de révolution dans les modes de la narration, et enfin dans la petitesse où se réfugient les petits écrivains wannabee. Prosaïsme total, ne prenant jamais en compte, ou ne comprenant pas simplement ce qui dans nos écrits, dans ceux des autres peut faire œuvre, peut instantanément frapper notre imagination, peut rester, comme si ces auteurs n’avaient même pas conscience de ce qu’est la littérature, un travail avant tout oui, même si en France le mot fait peur, dans la patrie des poètes maudits et de l’inspiration, censée innerver tous nos petits artistes, de longue haleine, épuisant solitaire et peu valorisant. Mais ce qui fait qu’une œuvre fait œuvre, fait partie de ce qu’on appelle " littérature " réside dans ce travail sur les mots sur la phrase et sur tout ce qui compose un roman. Tout énoncé n’est pas littéraire, tout ce qu’on écrit ne vaut pas le coup d’être publié. Lire des pages et des pages possédant la trépidance stylistique d’une liste de courses au supermarché….
Littérateurs médiocres je ne vous salue pas"


Moué...tu aimes les anacoluthes (ruptures syntaxiques, phrases non finies, etc), on sent le grand lecteur gourmet, intransigeant et critique dis donc.
Alors un conseil: trêve de verbigération, et tu feras un wannabe plus lisible, voire un bloggeur plus singulier. Je fréquente peu la blogosphère, mais il m'arrive souvent de tomber sur des blogs intéressants, comme celui-ci.
Sur ce, le jour se lève.
Vampiriquement,
MF
PS : à lire en écoutant I've got the power (Snap)
Rédigé par: Michael Flame | le 06 décembre 2006 à 05:56

 



7)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2006/12/pauprisation_bi.html )

-Qu'est-ce que c'est que cette photo que tu nous a trouve la? Ca me fait penser a la BD Claude le Clodo... Toujours de tres bon gout...
Rédigé par: Chproutz | le 07 décembre 2006 à 16:18

-Marrant ce portrait de thom...sérieusement, c'est vrai que moi par exemple je vis avec une ébauche d'angoisse sociale permanente, quant à mon avenir. Ca tient en grande partie à mon ambition, alors je vais résumer ca en deux points. Ce que je veux dans la vie :

1 : être un grand écrivain du 21ième siècle, rester quoi (et pas que sur un blog, je rappelle que moi, ca m'intéresse pas)
2 : me marier avec Monica Bellucci. Parce que bon voilà, faut bien ca pour un grand écrivain, non mais ! Sérieusement, j’aurais préféré Stefania Sandrelli : mon idéal de femme, dans La Clef, du génial et très cultivé Tinto Brass, le Mocky italien, de chez expresso- (Parenthèse Arte-suite : c’est un mec qui met sa culture énorme comme son bide, étalant sur la table les philosophes stoiciens et Apollinaire en l’espace de deux minutes, au service de réflexions grivoises et fines sur, par exemple, la rondeur chaleureuse du cul des femmes – l’affiche de son cosi fan tutte…amen !-, sa partie préférée du corps des femmes…il est aussi drôlement poète, quand il réfléchit sur la dimension érotique et fantasmatique de la ville de Venise, très présente dans ses films. Il a une phrase géniale, en plus de très bien parler le français avec son accent rital de mafioso : " Venise mona mour ", car " mona ", en vénitien, ca signifie le sexe de la femme ! Un mec vraiment génial quoi, très drôle, sorte de Guy Carlier, l’humour " France 3 prime time " en moins, ce qui allège pas mal faut le souligner- j’ai mal pour la ligne-, bref à connaître) Hélas, Sandrelli est trop vieille maintenant. J’aurais aimé follement Claude Jade aussi, l’égérie de Truffaut, mais c’est mort pour moi…tant pis. (instant émotion). 1000 baisers envolés pour elle
J'aurais bien développé, mais faut respecter les gouts de tout le monde quand on écrit ("shorter is better" oui seigneur...amen), alors...
Bonne soirée à tous, et bonne discussion sur les sushis.
Respectueusement,
MF
(a lire en se protégeant, donc pas en entier, et lentement, calmement, et en écoutant Airbag, la géniale reprise des Easy star All Stars, tirée de l'album Radiodread)
Rédigé par: Michael Flame | le 07 décembre 2006 à 16:50

-Warth, wrath pardon (au fait pourquoi ce pseudo impossible à retenir) ça ne me surprend pas trop, il y a un dossier qui parle de ça dans le dernier numéro du nouvel obs. La classe moyenne a l'impression de s'en sortir de + en + mal et d'être laissée pour compte.
Michael Flame, il semblerait que soit tu ne lis pas très assidument le blog de Wrath soit tu n'as pas très bien compris certaines choses. Il est dit dans son blog que Michel Houellebecq a expliqué qu'être un grand écrivain, ça ne permet pas de fréquenter le gratin des stars. Si c'est ce que tu souhaites, fais toi plutôt chanteur ;-). Sinon, j'ai bien aimé comme tu as répondu à l'ot machin, ça c'est envoyé! ;-)
Rédigé par: mere edith | le 07 décembre 2006 à 17:36

-J'étais un peu ironique mère edith (car beaucoup serait TROP)...sourire. Cela dit, merci beaucoup de m'aider à enfoncer les plus faibles, ca me touche. Finalement, sans être chanteur, j'aurai au moins réussi à écrire trois mots intelligents et à me faire des groupies! Sinon, j'adore Houellebecq auteur (je suis juste un petit lecteur, ne connaissant de lui que ses particules élémentaires, bouquin qui m'a impressionné, et dois-je l'avouer, quelque peu bouleversé), mais je ne l'érige pas en maître à penser, même quand je suis sérieux. Je l'écoute simplement, il m'intéresse. Pour moi avoir du style, c'est ne pouvoir pas faire mieux. Devoir faire pire. Et avoir de la personnalité, "être un grand" quoi, c'est connaître les autres, grands ou pas, transformer leur expérience en conscience (dixit Malraux), mais ne surtout pas les copier, suivre leurs paroles comme des dogmes. Il y a "adorer" et "adorer" quoi. A la limite, j'adore Marc Levy, car pour être très différent de Houellebecq, il existe justement par cette différence énorme. Autrement dit, Marc Levy restera plus dans la postérité qu'un mec (ou une femme) qui adore fanatiquement Houellebecq, jusqu'à penser écrire comme lui, reprendre à la lettre son univers, ses lubies, ses leitmotiv, etc. Bref. Ne reprochez pas, même poliment, aux gens de ne pas comprendre le contenu d'un blog ou des évangiles interviewés d'un grand auteur, sous prétexte qu'il ne les évoque pas, ou ne les suit pas. Ce sera ma petite évangile du soir, et je vous resouhaite une excellente soirée Mademoiselle Edith :)
Pédagogiquement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 07 décembre 2006 à 17:54

-Assimiler sarko au gaullisme, c'est souiller la mémoire du général.
Rédigé par: Marchal| le 16 décembre 2006 à 13:58

 

 


Voilà, à bientôt pour la suite du BEST-OF!!

Publicitairement,

MF

http://fr.youtube.com/watch?v=WAOOFk549fw

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 Le meilleur BEST-OF de l'été!! N°5

6/7/2008

" J’aimerais ressembler toujours à cette photo. Alors, j’aurais peut-être la chance d’aller à Hollywood " Journal de Anne Frank, 10 oct. 42 (en 4ième de couv d’un vieux ldp, renvoyant à sa photo de couverture)

 

" J’ai demandé à Margot si elle me trouvait très laide. Elle a dit que j’avais un air amusant et des yeux charmants. Assez vague tu ne trouves pas ? A la prochaine. A toi, Anne " 16 oct. 42

http://fr.youtube.com/watch?v=HaQvBbzslJE&feature=related

 

 

 

1)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2006/12/lectures_etc.html )

-Bon, toutes ces réponses sont vraies sauf la première (honest!). Eh oui, j'aime encore lire. Je suis restée pure et incorruptible :)
Les bouquins que j'ai lus récemment (et dont je parlerais bientôt): "Festivus festivus" de Philippe Muray
http://www.philippe-muray.com/ et "Remainder" de Tom McCarthy.
Et vous, que lisez-vous en ce moment? Quels sont les meilleurs livres que vous ayez lus cette année? (voir à ce propos la liste établie par Yansor
http://yansor.blogs.psychologies.com/fig_tree/2006/12/best_of_2006.html )

-Les meilleurs textes lus cette année sont....(j'ouvre l'enveloppe, deux minutes)...:
Vertiges, de W.G Sebald
Un été à Baden Baden, de Leonid Tsypkin
Maintenant, il faudra tout se dire..., de Benjamin Castaldi
Dignitas, de Lise-Marie Jaillant
Le retour du roi, de Tolkien
VRAIMENT,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 11 décembre 2006 à 02:03

-Je ne parle que des livres lus cette année et vraiment excellents à tous points de vue :
"Alexis Zorba", Kazantzakis
"Bel-Ami", Maupassant
"Disgrâce", Coetzee
"Le seigneur des porcheries", Egolf
le Journal d'Anne Frank
Rédigé par: Gadrel | le 11 décembre 2006 à 10:28

-A Gadrel : conseils de lecture pour l'année prochaine :
Le Petit Prince, d'Antoine de Saint Exupéry
Les fourberies de Scapin, de Molière
L'écume des jours, de Boris Vian
(Je me disais bien que ce mec avait arrêté les études au cm1)
Culturgénéralement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 11 décembre 2006 à 16:25

-Au fait, le journal d'Anne Franck, c'est de qui?
Minablement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 11 décembre 2006 à 16:30

-LOL
Rédigé par: Gadrel | le 11 décembre 2006 à 16:35

-4 livres pour 2006:
L’Histoire de mon Double de Jean Giraud.
Breaking Open The Head, aka, BOTH de Daniel Pinchbeck.
Siddhartha de Herman Hesse.
Carlos Castadena The Art of Dreaming.
Heu, M Flame, pourquoi t'aime pas le Petit Prince? faut le lire avec son coeur, car le coeur a ses raisons que... enfin tu connais la suite;)
Wrath, vivement ta revue de Philippe Muray. Merci de me l'avoir fait découvrir. Fan de spoken words j'acheterais bien son disque.
Rédigé par: manue| le 12 décembre 2006 à 21:52

-"le coeur a ses raisons que...la raison n'ignore peut-être pas" (James Bond, dans Tuer n'est pas permis)
Alcooliquement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 13 décembre 2006 à 01:53

-ahah MF, excellent;)
toute manière ce truc de coeur, c'est ce qu'on dis aux momes.
aprés on nous dis:
"Il faut retenir son cœur, car si on le laissait aller, combien vite, alors, on perdrait la tête !"
(Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche)
je me demande encore en quoi le coeur n'a pas sa propre raison, et en quoi est t'il séparé de l'ésprit placé dans la cervelle par ses bons vieux penseurs de la lumière? mais la lumière, c'est comme la masturbation, y parait que ca rends aveugle aussi.
m'enfin, la pensée de l'ouest est quand même en grande partie trés dualistique, il faut l'escuser pour cela, elle est encore bien jeune.
ps: donny darko m'a juste ennuyée. sur le même thème , j'ai carrément préférée the Buttergly Effect et Eternal Sunshine of the Spotless Mind.
Rédigé par: manue | le 13 décembre 2006 à 14:54

 

 

 

 

2)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2006/11/bourrage_de_crn.html )

-4) Pourquoi y a-t-il autant de jeunes gens qui veulent être auteurs? Comment expliquez-vous le phénomène?
C'est tout à fait spécifique à la France. Quand je dis à des amis anglais que je veux devenir écrivain, ils me regardent avec des yeux ronds. ça paraît très exotique d'être "writer", un peu comme un talent rarissime (comme savoir faire une danse du ventre ou rouler sa langue sur les côtés...)
Mais en France, tout le monde croit avoir quelque chose à dire, donc tout le monde (ou presque) écrit.

-10) Faut-il être beau pour réussir?
Bah, ça doit aider (cf Bénédicte Martin
http://20six.fr/wrath666/art/1239042/Promotion_canape ). Mais l'essentiel est d'être COOL et POPULAIRE. Et de flatter les puissants...

-Bonjour,
le point de vue de Lise-Marie est certainement vrai pour un certain type de livres et d'éditeurs.
Mais faut-il être édité à tout prix?
Il me semble qu'il y a des maisons qui lisent (enfin, j'espère...), comme Minuit, POL ou Verticales (certainement d'autres...).
Si tu veux être édité sans piston, sans cirage de pompe et autre, peut-être faut-il ne tenter que ces éditeurs-là?...
Et peu importe les peoples, moix s'autodéclarant "meilleur écrivain de sa génération" avant de virer claude zidi. Les grands écrivains vivants s'appellent Echenoz, Jauffret, Chevillard, sans parler de quelques plus vieux (Modiano ou le vénérable Gracq), ils ne passent pas chez fogiel, ni ardisson, ni beigbeder, mais dans 100 ans on les lira encore, quand les "vedettes" d'aujourd'hui auront disparu...
Et quand tu étudies un peu l'histoire, tu vois qu'il en a souvent été ainsi, Flaubert ou Proust n'étaient pas les grandes vedettes de leur époque...
Rédigé par: Mike | le 28 novembre 2006 à 22:20

-Hein hein...tu bosserais pas chez La Pleiade Mike? Allé, avoue, on t'a démasqué!
Moralité : un "grand écrivain" sert avant tout un "grand éditeur". Pour ca qu'ils ne lisent pas les futurs grands, car ils n'aiment que le passé, pas le futur. L'histoire littéraire garde une chose, une seule : le "présent".
Alors bienvenue dans le présent, et arretez vos téléscopages diachroniques de bon gout littéraire.
Les écrivains du 16ième, du 17ième, du 18ième, du 19ième siècle se connaissaient très bien entre eux, vivaient pleinement leur époque, la connaissaient, et de fait, la construisaient, pour en faire ce qu’on en sait. Certes, ils se faisaient la guerre entre eux, désaccords esthétiques et littéraires obligent. Aujourd'hui n'est pas hier : maintenant c'est le lecteur qui fait la guerre à l'auteur, au style, avec son p-U-t-A-i-N d'avis de M-e-R-d-E.
Alors faites votre morale, lecteurs, calquez le passé sur le présent. Le futur retiendra qui? Le passé, il l'a déjà. Maintenant y a des gens comme Lise, comme Houellebecq, comme Gracq aussi, comme Despentes, comme Benedicte Martin, comme Muriel Cerf, comme Zeller, comme Bret Easton Ellis, comme qui d'autre?...J'en passe quoi. Mais laissez les écrire et etre lus! Je ne trouve aucun déshonneur à se positionner par rapport à son époque.
Stendhal était bonapartiste convaincu, 1815 et la fin de l’empire sensibilisèrent davantage les " enfants du siècle " que la crucifixion de Jésus-Christ…aujourd’hui, il me semble que les gens, et j’en fais partie bien sûr, soit ne lisent pas parce que le choix est trop grand entre tous les classiques d’une part, et toute l’actualité d’autre part, soit se spécialisent vers le plus facile, le déjà connu, le déjà enseigné, c’est à dire tout, sauf le maintenant, la litté ultra-contemporaine, ultra-actuelle ! Les jeunes d’aujourd’hui, et pas qu’eux du reste, se tournent et se projettent trop exclusivement vers une ancienneté un peu floue - qui a son charme et son droit d’être-, mélange indéfinissable de choses révolues et fantasmées. Qu’on ne s’étonne pas d’y voir un déficit identitaire, conséquence logique d’un déficit de pleine appartenance à une époque ; je parle évidemment de la littérature, ce qui est le plus important, soyons francs.
Narcissiquement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 28 novembre 2006 à 23:15

-Au fait Mike, je viens de recevoir un sms de Gracq, qui me dit :
"On ne sait s'il y a une crise de la littérature, mais il crève les yeux qu'il existe une crise du jugement littéraire"
Etrangement signé ainsi : La littérature à l'estomac (1950)
Tu as raison, Gracq est un grand écrivain...Pour ce qui est des media, il en avait pas besoin, il est prof.
Facilement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 28 novembre 2006 à 23:29

-Moi je ne connais pas trop, alors je ne m'aventurerai pas. Je trouve simplement que le postulat de départ de Lise-Marie Jaillant consistant à penser qu'elle possède un talent indéniable (puisqu'il devrait exploser à la face des éditeurs) est peut être à revoir. C'est une autre piste à explorer pour expliquer ses semi-échecs de publication. Ne pouvant en juger, j'espère pour elle que la réalité est ailleurs. Pour ce qui est de se faire appuyer par Houellebecq, il semblerait que ce soit relativement peu possible d'après lui :
 
http://www.parismatch.com/rubriques/lire_article.php?article_id=1434http://www.parismatch.com/rubriques/lire_article.php?article_id=1434
Au passage, lui appréciait vraiment Guillaume Dustan. Enfin, on dirait.
Rédigé par: Vaniada | le 28 novembre 2006 à 23:45

-C'est assez amusant d'apprendre que je n'ai aucun talent, de la part de gens qui n'ont rien lu de moi (cf mes nouvelles, qui ont bien moins de commentaires qu'un post comme celui-là...)
Mais bon, comme d'habitude, Houellebecq a raison: "être insulté par un *** est un petit plaisir"
Et aussi: "les éditeurs confient la lecture des manuscrits arrivés par la poste à n'importe qui. C'est un travail bas de gamme dans les maisons d'édition, alors qu'il devrait être confié à la personne la plus qualifiée. Il est tout à fait possible à l'heure actuelle que de grands textes restent ignorés"
Rédigé par: wrath | le 29 novembre 2006 à 00:23

-Pour Captain Flam, mon propos n'était pas passéiste, Chevillard n'est pas un vieux crouton, pas plus que Jauffret, et ma liste n'était évidemment pas exhaustive. Ce ne sont pas les plus lus, certes.
Le propos était simplement de dire que l'important, c'est d'écrire, et qu'il y a sans doute encore quelques éditeurs qui lisent vraiment. Peut-être pas les plus grands ni les plus biz (show ou ness), mais certainement pas les plus mauvais.
C'est en tout cas le message que vient de me télécharger le grand Sam sur mon FTP, depuis on ne sait où...
Mais avec lui, bien sûr, on n'est jamais bien sûr...
Rédigé par: Mike | le 29 novembre 2006 à 01:09

-No soucy Mike, ma réponse concernait le "grand écrivain", expression galvaudée qui m'agace quand elle est employée dans un autre discours qu'un discours passionné sur un texte. C'est pour ca, Mademoiselle Jaillant a raison, on aimerait plus d'avis sur les textes, de la part de flics de la pensée littéraire. Pour en revenir aux "grands écrivains" : c'est à cause de tels qualificatifs lancés à la va vite que les gens ne lisent plus. On a déjà mesuré les auteurs avant même de les lire, et c'est démotivant. Alors l'inverse, un auteur pas encore lu ni mesuré, n'en parlons pas : c'est un bref, il n'existe pas quoi.
Un bon éditeur, c'est un éditeur qui a pignon sur rue, un pro de la distribution, faut pas déconner. Flammarion ou même la prometteuse Heloise d'Ormesson, ca a plus de gueule, niveau nom, niveau couv, niveau aura marketing, qu'un truc paumé bobo genre "Les lumières du 16ième (arrondissement)" ou "la plume dans ton cul", avec une couve blanche sur fond blanc déjà jaunie et une odeur de brocante. A la limite, n'importe qui pourrait se faire publier par n'importe quoi. Mais l'intérèt d'etre publié, quand on est auteur, est au moins double : etre lu, et gagner un minimum de fric. Rien d'anormal là-dedans, il est au contraire très hypocrite de le nier pour en filigrane espérer être récompensé par sa fausse humilité. Et c'est vrai pour tous les artistes. Philippe Noiret mettait son talent de comédien au service du cinéma, pas dans les petits théâtres d'ésotériques fanatiques de l'expression scénique. S'il fallait caresser Olga un dimanche après-midi pour que ses films soient vus encore plus, et qu'on les oublie pas après sa mort, et bien il le faisait. Je vous trouve juste débiles de fustiger une nana qui défend des idées tristes mais lucides, et des premiers textes non moins intéressants, à tous égards.
Tardivement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 29 novembre 2006 à 01:54

-Un texte, faut que ca sente bon un minimum. Le souci d'époque que pointe Marie Jaillant, c'est qu'il faille que l'auteur sente bon avant son texte.
Bonne nuit à tous!
Respectueusement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 29 novembre 2006 à 02:05

 

 

 

 

3)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2006/12/librairies_indp.html )

-Pour moi, la librairie idéale serait un Starbucks avec des livres. Se tasser au fond d'un canapé moelleux avec un cappucino et un bon bouquin, le rêve...
Et vous, pensez-vous que les librairies indépendantes aient un avenir? Quelle serait votre librairie idéale?

-Pas forcément Starbucks mais le coin café / canapé moelleux (ou table et chaise droite!) est en effet l'idéal.
Avec le café au milieu des livres, et non l'inverse...
Le plus bel exemple dont je me rappelle: la Librairie Molière, à Charleroi.

(Et sinon... J'ai passé qqs semaines cette année à chercher à Paris une librairie un peu vieillotte avec un libraire antipathique pour y camper une nouvelle - eh bien, je n'ai pas trouvé! Hormis qqs librairies-papeteries (hors concours), les autres étaient des endroits accueillants où on sentait l'amour des livres.
L'écrémage aurait déjà été fait, donc. Maintenant, pour concurrencer Amazon sur le volume, c'est autre chose...
Rédigé par: secondflore | le 27 décembre 2006 à 10:26

-Il y a un Starbucks ou un Second Cup ou je ne sais plus trop quel café dans une librairie Chapters par ici. Les odeurs du café et du papier se mélangent bien à cet étage !
Ma librairie idéale aurait... plus de littérature scandinave disponible.
Rédigé par: Skuderya | le 27 décembre 2006 à 18:08

-Je m'en fous, mais littéralement. J'adore la FNAC, pour le consommateur, y a pas mieux. Sinon, le café et la lecture, je suis très bien chez moi avec mon chat. Au fait Skuderya, j'ai une bonne nouvelle : ta librairie idéale existe...en Scandinavie! Allez, ravi de t'avoir connu.
Enfin, manue qui kiffe chapitre.com...je comprends mieux ton profil psychologique : cte petite boutique à l'Odéon pue, et y a une ambiance de mort pas possible, du genre t'oses pas tousser (enfin moi si, j'ose, mais je me place en focalisation omnisciente). Pas sûr d'y retourner, même pour un bouquin scandinave introuvable.
Toussotement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 27 décembre 2006 à 18:29

-Quand je serai assez à l'aise pour lire un livre suédois dans sa version originale, je ferai un tour dans une librairie de la scandinavie. D'ici là, pour me mettre quelque chose sous la dent, il me faudra me contenter des traduction françaises ou anglaises. De plus, j'ai envie de voir ma librairie idéale près de chez moi. L'immigration ? Plus tard, plus tard...
Ravi de t'avoir connu aussi, Michael Flame.
Rédigé par: Skuderya | le 28 décembre 2006 à 16:03

 

 


4)(sources :
http://wrath.typepad.com/wrath/2007/01/retour_la_ralit.html )

- Ah, le retour à Londres a été plus dur que prévu, après quelques jours idylliques en Sicile. Comme vous pouvez le constater sur cette photo prise à Taormina, le temps était sublime. J'ai aussi visité Syracuse, la ville des tyrans, et Catania, le deuxième centre économique après Palerme.
Pour les amateurs d'histoires glauques, Catania est un must-see: St Agathe, la patronne de la ville, a été martyrisée par les Romains qui s'en sont donnés à coeur joie (seins coupés puis passage au four). Yummy...

- Taormina...
C'est le titre du dernier album de Murat, soit dit en passant. Ce n'est pas une info de la plus haute importance mais j'ai connu cette ville grâce (ou à cause, je ne sais pas) de cela. On a la culture qu'on mérite...
En tout cas, si je puis me permettre, tu as le visage plus doux que tes propos. Main de fer dans un gant de velours?
Rédigé par: mandor, de la FAPM (et en plus président) | le 05 janvier 2007 à 07:44


-C'était plutot "main de velours dans un gant de fer", mais c'est pas grave, la maladresse ca touche les blondes en général. Et puis t'es journaliste, on va pas en plus te demander de maîtriser le fond et la forme de tes sujets, cher Mandor. Sinon, sympa tes vacances Lise! Si je devais manquer de toi (ca c'est Murat), j'aimerais tannnnnnnnt voir Syracuse, l'île de Paques et...Kairouannnnnn...(ca c'est Montand, Salvador...que c'est beau)
Bonne rentrée et bon courage Mademoiselle ;)
Amicalement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 05 janvier 2007 à 18:58

-Ceux qui me connaissent savent que je suis la douceur même :)
Rédigé par: wrath | le 06 janvier 2007 à 01:13

-Wrath> Jme permets, d'un point de vue amical bien sûr, non seulement tu es charmante, mais avec MON pays derrière toi c'est une vision utopique du bien-être que je ressens.
J'espère que tu nous as rapporté un peu de soleil ^^'
Rédigé par: Céhaime | le 06 janvier 2007 à 04:20

 

 



5)Entracte/pause clop!!  http://fr.youtube.com/watch?v=fwZE41mS_jQ 

 

 

 

 

6)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2007/01/rastignac_et_mo.html )

 
-Bon, pardon de m'être laissée emporter: Balzac et Sartre dans un même post, ça fait clairement élitiste. Quand on sait que la plupart des éditeurs et écrivains ont la flemme de lire leurs contemporains, il ne faut pas leur demander de parler des auteurs morts. La littérature? Tout le monde s'en fout. Il suffit de savoir qu'untel est "très sympa" pour juger son bouquin...
Vous croyez que j'exagère? Allez faire un tour sur le Podwrath de Philippe Jaenada. Quand j'insiste pour qu'il parle d'un livre qu'il n'a PAS aimé, Jaenada hésite et finit par lâcher, en parlant de l'auteur: "Il ne m'a rien fait, le pauvre homme". Confusion étrange entre les qualités personnelles et la valeur littéraire...

-Mais non, il n'y a pas "confusion étrange". D'abord (mais c'est marrant que tu ne veuilles toujours pas me croire, cette méfiance permanente), je t'assure qu'aucun titre ne m'est revenu à l'esprit sur le moment (j'ai une mémoire de passoire à nouilles, j'oublie facilement le titre des livres que j'ai aimés, alors ceux que je n'ai pas terminé, tu penses bien que je ne me fatigue pas à essayer de m'en souvenir). Ensuite, dire du mal d'un livre (a fortiori d'un livre dont quasiment personne n'a entendu parler, que personne ne songe à acheter), à quoi ça sert ? A une seule chose : blesser son auteur. (Tu verras bientôt que si tu as écrit un roman sincèrement, honnêtement, avec ton coeur ou ton âme ou je ne sais quoi, il y a, oui, un lien très fort entre l'auteur et son livre (qui n'est pas un simple produit détaché de soi), et attaquer le livre, c'est attaquer l'auteur.) Elle est juste là, la "confusion étrange". Pourquoi je blesserais gratuitement "quelqu'un qui ne m'a rien fait" ? Mais enfin la question que je me pose surtout, c'est : pourquoi tu tenais (et tiens) tant à ce que je cite des livres que je considère comme mauvais ? Ça te ferait plaisir, ça te rassure ? Je ne comprends pas. Moi j'attends exactement le contraire : qu'on me conseille de bons livres. Les mauvais livres, je les trouve tout seul (99% de ce que j'ai lu à la rentrée m'a consterné – et ça me consterne).
Rédigé par: PhJ. | le 08 janvier 2007 à 03:02

-Formidable réponse...
Franchement, j'applaudis des deux mains Philippe.
Pourquoi toujours déverser notre fiel? C'est quelque chose que je ne comprends pas non plus. (Ce qui ne m'empêche pas de revenir chez toi souvent!)
Rédigé par: Mandor | le 08 janvier 2007 à 09:46

-Pourquoi déverser son fiel ? Pour rééquilibrer la balance…Pourquoi ? Parce que les comptes rendus de livres ne sont, pour une grosse majorité, que des amas de léchouilles entre potes qui ne savent que se renvoyer l’ascenseur, se foutant pas mal du fait qu’à l’autre bout de la chaîne, il y a des lecteurs, très souvent bernés par des propos infondés, fruits d’un copinage débilitant... mais là où Wrath se trompe et où PhJ a raison, c'est que ce n'est pas le rôle des auteurs (pour autant qu’il ne soit, justement, " que " des auteurs) de se positionner par rapport à leurs contemporains, du moins il ne leur revient pas de le faire sur la place publique : cela est, en principe, l'apanage des critiques littéraires... malheureusement ces derniers ont, pour la plupart, complètement désinvesti leur fonction (l’ont-ils seulement jamais investie d’ailleurs ?), en en faisant quelque chose de mou, de consensuel, d'imbécile, qui ne permet pas/plus au lecteur de séparer le bon grain de l'ivraie...
Rédigé par: Thomas| le 08 janvier 2007 à 10:56

-D'autant plus que je crois que les écrivains ne sont pas nécessairement les plus indiqués pour critiquer des livres. Ils ont une conception de la littérature fort différente de celle des lecteurs et s'intéressent à d'autres aspects d'un livre que le lecteur lambda. Enfin, je crois que le problème principal des critiques c'est qu'ils essaient de faire de leurs billets des textes littéraires au lieu de se concentrer sur l'exposition des qualités objectives de l'oeuvre critiquée.
Rédigé par: Gadrel | le 08 janvier 2007 à 11:32

-Imaginons cette scène, dans quelques mois.
Mlle J., désormais artiste publiée, s'offre une plage de surf et tombe par hasard sur le pdcast d'une interview où un honorable auteur avoue, gêné, qu'il a lu 20 livres de la rentrée et les a tous trouvés mauvais. Le journaliste insiste pour avoir un nom, sans doute appâté par la perspective d'une polémique (ou parce qu'il pense que dire du mal, c'est dire la vérité?). L'auteur avoue qu'aucun nom ne lui vient spontanément en tête, puis devant l'insistance finit par lâcher un nom : "Crevez tous..., par exemple", lâche-t-il finalement. Il ne donnera que cet exemple.
Mlle J. ne se sentirait-elle pas "personnellement" visée ? (au moins un peu ?)
Bien entendu, ce n'est qu'une fiction...
(Et merci de me donner cette idée de retourner vers Balzac. Rastignac n'était-il pas en recherche absolue de reconnaissance ??)
Rédigé par: secondflore| le 08 janvier 2007 à 15:23

- L'année commence bien dis donc...que c'est consternant. Déjà, à mon sens, ce qui est touchant chez Rastignac, c'est le Père Goriot (deux pôles d'une société déjà comme la nôtre, la nouveauté en plus), et c'est Balzac, la figure de l'auteur qui rend attendrissant son personnage, surement par glissement poético-narcissique, chose tout à fait humaine, y compris dans les fictions ("VRAIES" ou "fausses"). La comparaison vous plait Mademoiselle Jaillant, à ceci près que Rastignac n'allait pas jusqu'à se comparer à son personnage (hi hi...ca me fait marrer moi). Pour avoir pas mal suivi vos post, chère Lise, je vous trouve plus de points communs avec Ariel Wizman (cf lettre A, dans l'excellent dossier wannabe du dernier Technikart! 'Slurp'), ce qui n'est pas une insulte, voyez comme il réussit, ce que je vous souhaite, puisque c'est ce que vous attendez (cf l'existence même de votre blog).
Ensuite, cher Jaenada, c'est très sympa votre style, les parenthèses et tout, ainsi que votre haute bienveillance à l'égard d'auteurs consternants que vous n'avez pas lu, mais franchement, si on paie des auteurs bankable pour promouvoir des bouquins, c'est quand même un peu pour qu'ils en parlent. En écoutant votre interview, je sais juste que j'ai pas trop envie de lire votre bouquin (comme ca, gratuitement, comme votre promo).
Enfin, tous autant que vous êtes, vous en avez pas marre de définir de facon dogmatique l'auteur, la littérature, etc...ce que le peuple et la société de salon font depuis que le monde est monde, à chaque fois avec ce sentiment d'être les premiers à le faire. Vous avez pas l'impression d'être emplis de fatuité et de stérilité égotiste? Regardez, même Sartre dit des conneries : Anne Frank elle a pas écrit à son public, mais à son Journal. Ca en fait pas une auteure? Ca en fait pas une figure de la littérature? Après, je sais plus quel autre crétin parle du "rôle de l'auteur"...mais attendez, un auteur pour vous, ca ne doit pas se positionner par rapport aux autres, ceci étant, selon vous, le boulot des critiques...ce qui vous amène rebelotte à réciter votre catéchisme de bistrot sur le "rôle" du critique...zzzz...zzzz..zzz...Si vous voulez jouer au rôle, ok, alors Céline n'est pas un écrivain, car son rôle c'était de soigner les gens, en bon médecin qu'il était socialement. N'écriront que les écrivains, ils ne se positionneront pas par rapport à leur époque, ils devront aller trinquer, ou au contraire, ne jamais le faire, avec Mr Jaenada qui lit en diagonale des 4ième de couv consternants. L'un ou l'autre, mais faudra choisir, tintinnnnnnnnnn. N'écriront que ceux qui ont lu Balzac, que les profs de lettres agrégés, ou bien que ceux qui n'ont jamais rien lu de leur vie. L'un ou l'autre, mais faudra choisir, tintinnnnnnnnn.
Vous êtes vraiment tous des crétins, la preuve : " le critique ne permet pas/plus au lecteur de séparer le bon grain de l'ivraie...". Vous avez besoin d'écouter le ministre de l'Agriculture pour savoir traire une vache? Pire (devinez de qui...) : "Enfin, je crois que le problème principal des critiques c'est qu'ils essaient de faire de leurs billets des textes littéraires au lieu de se concentrer sur l'exposition des qualités objectives de l'oeuvre critiquée." Ok coco, paie toi un cerveau et un esprit critique (et un peu de légereté), car moi perso, désolé, mais les quelques critiques lues d'Angelo Rinaldi, ne m'ont jamais motivé ni démotivé à faire le moindre achat. Il a un style, c'est déjà ca, LUI. Son rôle, c'est de donner son avis, indépendamment de son rôle social et de ses amis, et des lecteurs à la C-o-N qui pensent que le rôle d'un écrivain c'est de, et de, et de...zzzz...zzzz..zzzzzzzzzz
Je propose une conclusion paralittéraire, je crois que y a que là qu'on va pouvoir cohabiter tous ensemble : je suis tout ému, tout émoustillé, là, au moment où je vous parle ! ! Je viens de tomber sur la vidéo du dernier, et très attendu, secret of mana, sur Playstation 2. Quand je pense que le premier opus était mon tout premier jeu de rôle. Que c’est bon cet univers onirique, héroique, cette épopée enchanteresse et vaillante, avec des rebondissements dignes des meilleures réalisations cinématographiques actuelles. L'innocence de l'enfance face à la cruauté militaire, et la "pensée pas de l'oie" des adultes. Franchement, allez mater la vidéo, et allez dire après ca que les jeux vidéos ca ne vaut pas le cinéma (je vois déjà les réflexions " non, on ne DOIT pas confondre le rôle du jeu vidéo, et celui du cinéma, car…euh. ..car c’est pas bien ! "). Moi j’en bave d’avance, et je ronge mon frein en attendant la sortie US. Quel bonheur !
http://www.jeuxvideo.com/jeux/videos/0001/00016133.htm (trailer mirifique) 
Divinement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 08 janvier 2007 à 19:34

-"(Logorrhée) ... Regardez, même Sartre dit des conneries : Anne Frank elle a pas écrit à son public, mais à son Journal... (Déluge d'imbécillités)"
Tu vois, troll, tu ferais mieux de t'en tenir à l'élucubration des petites pensées de ton cru plutôt que de parler de littérature. Car si tu avais lu le Journal d'Anne Frank, tu aurais découvert (elle l'écrit elle-même dans ledit Journal) qu'elle l'a récrit à partir du printemps 1944 parce qu'elle avait entendu le ministre de l'éducation du gouvernement néerlandais déclarer qu'après la guerre il comptait rassembler et publier tout ce qui avait trait aux souffrances du peuple néerlandais pendant l'occupation. Elle a alors pris la décision de récrire son journal en vue de la publication, et cette réécriture a d'ailleurs été exploitée par divers négationnistes (dont Faurisson) pour douter de la validité du journal.
Pépère, je te conseille à l'avenir de laisser tomber toute référence à la culture, à la littérature et à l'histoire ; cela ne t'empêchera pas de te trouver irrésistible et te fera paraître moins C-o-N et inculte aux âmes charitables qui prendront encore la peine de lire ta prose de mongolien.
Amicalement,
Rédigé par: Gadrel | le 08 janvier 2007 à 21:18

-Ok, Genghis Khan (référence culturelle mongolienne). Toi coco, tu liras Boris Cyrulnik, et tu y verras que l'intérêt majeur du Journal d'Anne Frank, c'est le personnage du Journal. Le pacte de lecture inclut l'intentionalité du témoignage (davantage que le souci de notoriété et de wanabisme), ce que le récit est par la force des choses, mais littérairement et humainement, ca va plus haut que tes indications journaleuses de comptoir (pléonasme). Son Journal est ce qu'on appelle un tuteur de résilience. Les faits que tu mentionnes sont certes passionnants, mais franchement, s'en tenir à l'avis de la Fnac d'un bouquin pour y prouver sa lecture, juste pour discréditer quelqu'un qui te trouve con...ca me fait mal pour Anne Frank et le devoir de mémoire. Mais je te pardonne, grand seigneur. j'avais tort, t'es pas le plus C-o-N de la bande, t'es juste le plus susceptible. Pardonne moi. Ouba ouba.
Facilement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 08 janvier 2007 à 23:25

-Pensons moins et agissons davantage. Parfois, on veut tellement devenir écrivain qu'on en oublie d'écrire.
Être écrivain, c'est bien simple. Si on consacre du temps de sa vie à l'écriture, on peut se considérer écrivain. Au-delà de la volonté d'être écrivain, il y a celle d'être publié, qui, pour certains, est souvent celle de se faire un nom. Vouloir se faire un nom n'est pas une mauvaise chose en soi : ça tient occupé, je trouve que c'est un beau projet de vie. Il faut seulement accepter de faire les sacrifices nécessaires pour y arriver. Oui, il ne faut pas oublier qu’il y a des choses spécifiques à faire pour atteindre un certain statut. Pour se faire publier et se faire un nom, il faut notamment se faire des contacts. En tout cas, ça semble aider. Il y a sûrement d’autres moyens d’y parvenir, oui, sûrement. Mais là, les autres moyens peuvent être des routes plus longues qui repoussent le moment de l’arrivée à destination.
Pour continuer sur un des aspects du commentaire de Michael, je trouve que tous les artistes travaillant avec la forme narrative auraient avantage à s’inspirer des jeux vidéo. Surtout des RPG. L’alternance entre les séquences narratives et les séquences jouées, entre " passivité " et " activité ", permet une attention quasi inlassable de la part du joueur. C’est du divertissement duquel on n’est pas capable de décrocher. Un bon livre, ça devrait être ça : on n’est pas capable d’en décrocher. À date, j’ai passé plus de quatre-vingt heures sur " Final Fantasy XII " et j’ai toujours hâte d’y retourner pour continuer ma partie, pour en maîtriser tous les recoins et voir la fin ; après trois heures du " Château " de Kafka, même si j’avais la ferme intention de le lire au complet, je l’ai refermé pour ne plus jamais le rouvrir. Qu’arrivera-t-il à K., comment tout cela se finira-t-il ? Ça m’importe peu. Et je le vois, là, ce livre, au bas de ma bibliothèque, écrasé par une dizaine d’autres livres, j’espère qu’il ne se rouvrira jamais.
L’important, avec toute œuvre, c’est qu’elle nous donne l’impression d’avoir bien passé notre temps (puisque l’on va mourir et que l’on n’a pas rien que ça à faire). Chose subjective. Si on s’intéresse à la subjectivité des autres, on peut s’intéresser à la critique littéraire. Si on s’intéresse à notre propre subjectivité, on peut écrire. Et si on écrit, on est écrivain.
Rédigé par: Skuderya | le 08 janvier 2007 à 23:44

-@PhJ: personnellement, je préfère recevoir des critiques négatives que rien du tout (ou que des compliquements hypocrites...)
D'autre part, il me semble qu'un auteur doit prendre partie sur la production de ses contemporains. Un monde où il n'y aurait que des "coups de coeur" et des gens très sympa m'ennuierait à mourir...
Donc parler des livres que l'on n'aime pas, c'est aussi refuser le relativisme, le "tout se vaut". Si 99% des romans de la rentrée vous ont paru nuls, pourquoi ne pas les critiquer?
@Mandor: bah, je suis la seule à dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. C'est pour ça que j'ai des visiteurs fidèles :)
@Thomas: que les critiques littéraires ne fassent pas leur travail, on est d'accord. Quant aux auteurs, il suffit de se plonger dans n'importe quelle anthologie littéraire pour savoir qu'ils ont toujours exprimé leur admiration ou dégoût vis-à-vis de leurs contemporains. Tout simplement parce que la littérature ne doit pas laisser indifférent...
@Michael: écoute, fais des commentaires plus COURTS. Dans le cas contraire, je me verrais dans l'obligation d'exercer mon omnipotence et de supprimer tes interventions, même intéressantes.
Rédigé par: wrath | le 09 janvier 2007 à 01:06

-Mais ça veut dire quoi, Wrath, "prendre parti sur la productions de ses contemporains" ? Sur tout le monde, vous voulez dire ? Tous les gens qui écrivent ? Mais je vais passer ma vie à ça... Les livres que j'ai lus à la rentrée n'ont pas d'intérêt pour moi, j'ai déjà passé assez de temps à les lire (pour la plupart pas en entier – car quand il n'y a toujours pas l'ombre d'un début d'intérêt à la page 150, en général j'arrête –, mais je les ai lus quand même, contrairement à ce qu'avance sans savoir l'autre phraseur pathétique), je ne vais pas en plus en perdre davantage à les commenter, à les critiquer, à en dire du mal. J'en ai rien à foutre, de ces livres. Je veux bien vous dire que je trouve qu'Amelie Nothomb fait n'importe quoi, parce qu'Amélie Nothomb sait écrire, a des choses à dire, mais gâche tout, mais en quoi ça peut être intéressant, pour moi ou pour vous, que je vous dise que Tartempion, que personne ne connaît, qui écrit comme le pied gauche de ma grand-mère et qui s'est fait éditer je ne sais comment, sans doute parce que la plupart des éditeurs ne savent pas lire, en quoi ça peut être intéressant que je dise "Ce livre dont vous n'avez jamais entendu parler est nul" ? Est-ce que vous passez vos soirées avec vos amis à commenter la façon de parler de votre boulangère, ou à critiquer les vêtements de la guichetière de la poste ? Pourtant ce sont vos contemporains.
Rédigé par: PhJ. | le 09 janvier 2007 à 22:25

-PS : 99% des romans de la rentrée ne m'ont pas paru nuls, Wrath. 99% de ceux que j'ai lu. Or j'en ai lu 20. Sur 650, ça fait 3%. Donc 2,9% des romans de la rentrée m'ont paru nuls.
Rédigé par: PhJ. | le 09 janvier 2007 à 22:29

-(CS)L'autre phraseur pathétique...Hi hi! Vous avez beaucoup de mépris pour ce qui suscite votre pitié. Que vous soyez infoutu de vous rappeler d'un titre de bouquin et d'un auteur, je l'invente pas. En polémiquer deux heures, et servir rhétoriquement l'idée perverse que vous, le grand Jaenada, sur 20 bouquins lus, tout est sans intérèt, désolé, mais soit je n'y crois pas, et vous êtes un mito de plus faisant sa promo, soit vous etes le dernier des cons. Dans tous les cas, ca ne m'inspire pas beaucoup. Mais bon, c'est trop d'honneur que de vous répondre, quand on vous voit parler des Bienveillantes avec fatuité, et faire d'un refus de lire ce bouquin qui réactualise avec une force incroyable, et de façon très ambivalente et déroutante, le devoir de mémoire, à une époque qui n'a plus aucune valeur, ca en dit long, je pense, sur votre valeur humaine, intellectuelle, et finalement, littéraire. Car ce n'est que ca, l'écriture. Allez y, ayez des couilles, et citez nous enfin un de ces 20 bouquins nuls jusqu'aux pages 150, wrath et moi on en lira 10 chacun, et on comparera avec votre phrasé (pas pathétique (entre parenthèses soit dit) du tout). Blesser un auteur que personne ne lit, vous n'aimez pas ca, on l'a bien vu. Vous jouez le jeu, ou je suis irrécupérable de nullité?
Bien à vous, Herr Sturmbahnführer Jaenada ;)
Pathétiquement,
MF
PS : skuderya, je vais me faire une petite partie de final 12, après avoir explosé Jaenada en mode gambit! En bougeant à peine le petit doigt! mdr...
Rédigé par: Michael Flame | le 09 janvier 2007 à 23:18

-(CS)"...alors à quoi bon cette triste débauche? Si je posais la question à Zorn, je savais qu'il me répondrait : 'Justement, pour en profiter avant de crever, pour prendre un peu de plaisir', mais ce n'était pas au plaisir que j'en avais, moi aussi, je savais prendre mon plaisir lorsque je le voulais, non, c'était sans doute à leur manque effrayant de conscience de soi, cette façon étonnante de ne jamais penser aux choses, les bonnes comme les mauvaises, de se laisser emporter par le courant, de tuer sans comprendre pourquoi et sans souci non plus, de tripoter des femmes parce qu'elles le voulaient bien, de boire sans même chercher à s'absoudre de son corps. Voilà ce que moi je ne comprenais pas, moi, mais on ne me demandait pas de le comprendre."
Les Bienveillantes, de Jonathan Littell (p89 : à lire en dansant une ou deux allemandes)
Fictionnellement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | le 09 janvier 2007 à 23:31

 

http://fr.youtube.com/watch?v=SC249jPbBDY&feature=related

 

 

 

 

Voilà, à bientôt pour la suite du BEST-OF!!

Publicitairement,

MF


 

" J’ai mon idéal, j’en ai même plusieurs, j’ai mes idées et mes projets, bien que je ne puisse encore les exprimer. Ah ! toutes les choses qui se présentent à mon esprit le soir, lorsque je suis seule, et même le jour, alors que je suis obligée de supporter ceux qui m’ennuient et qui se méprennent sur tout ce que je veux dire ! En fin de compte, je retourne toujours automatiquement à mon Journal, qui est pour moi le commencement et la fin, car Kitty ne manque jamais de patience ; je lui promets qu’en dépit de tout je tiendrai le coup, je ferai mon chemin, et je ravale mes larmes. Seulement, j’aimerais tant voir un résultat, j’aimerais tant être encouragée, ne serait-ce qu’une fois, par quelqu’un qui m’aime.

Ne me juge pas, mais considère-moi simplement comme un être qui sent parfois que la coupe déborde. A toi, Anne. "

 

Journal de Anne Frank, 7 nov. 42

 


http://fr.youtube.com/watch?v=MEEpavnk7Uw&feature=related

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Catégorie : Non spécifié

 Le meilleur BEST-OF de l'été!! N°6

7/7/2008

http://fr.youtube.com/watch?v=HaQvBbzslJE&feature=related 

 

 

 

1)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2006/11/bourrage_de_crn.html )

 

-Vas y, insulte-moi encore. Pourquoi pas.

Rédigé par: Vaniada | le 29 novembre 2006 à 19:40

 

-Mais non, t'es pas con.
Sincèrement,
MF

Rédigé par: Michael Flame | le 29 novembre 2006 à 21:14

 

-Je trouve que ton opiniâtreté à trouver uniquement des causes extérieures à ta personne pour expliquer ta non-publication n'est pas un bon signe. Je me demande dans quelle mesure ton entourage proche, du genre "Chproutz", n'a pas une influence délétère sur toi, vu qu'il passe son temps à confirmer ton opinion (peut-être parce qu'il s'imagine qu'un vrai copain doit être absolument et totalement en phase avec l'objet de son affection, quitte à dire n'importe quoi et à nuire involontairement). Toutefois, il est aussi possible que ton talent soit réellement méconnu, je n'en sais rien (il y a tant de "granzécrivains" que je n'aurais jamais publiés si j'avais été éditeur, Proust pour commencer). Et d'un autre côté, il aussi est possible que tu gardes pour toi les éventuelles appréciations négatives que tu nourrirais sur ton travail. Quoiqu'il en soit, ce blog te déforce en déformant ton image, et je crains qu'au final tu ne deviennes la prisonnière de ta posture. Si tu nous mettais le premier chapitre de ton livre, histoire de voir ce qu'il en est ?

Rédigé par: Gadrel | le 29 novembre 2006 à 21:17

 

-Tiens, quels livres de Chevillard conseilleriez-vous ?

Rédigé par: Gadrel | le 29 novembre 2006 à 21:25

 

-Mes Chevillard préférés sont (c'est qu'un avis de lecteur fidèle) :

Mourir m'enrhume
Palafox
Le caoutchouc décidément
La nébuleuse du crabe
L'oeuvre posthume de Thomas Pilaster
Du hérisson
Oreille rouge
Démolir Nisard

Je ne sais pas pourquoi, mais là-dedans j'ai un faible pour L'oeuvre posthume de Thomas Pilaster. Juste une phrase qui dit tout l'humour et la finesse d'Eric Chevillard :

"Je dois impérativement téléphoner d'un un jour Graham Bell en repoussant son assiette et devant les convives stupéfaits, il se mit à tracer fièvreusement sur la nappe les plans d'un appareil étrange".

Mais bon, ce mec à tellement de facettes et de capacité de renouvellement qu'on pourrait en parler des heures, il fait penser au grand Nicholson Baker, mais avec plus d'élégance, et moins de cul. Respect.

Rédigé par: half a person | le 29 novembre 2006 à 21:53

 

-Mdr Gadrel...t'aurais pas publié Proust si t'étais éditeur...voilà, je crois que ca résume ta vie et ton oeuvre cette phrase. Pour ceux qui veulent connaitre Proust en revanche, lisez Sa recherche du temps perdu. Ca se résume beaucoup moins vite, il est le dieu de la temporalité.
Suicidairement,
MF

Rédigé par: Michael Flame | le 29 novembre 2006 à 22:20

 

-Tiens, on aura au moins réussi à faire vendre quelques bouquins de Chevillard, comme quoi les blogs font avancer la bonne littérature, non?

Pour moi, Palafox et Thomas Pilaster, j'ai beaucoup aimé aussi Démolir Nisard (pov' gars keskisprend le Nisard ;-) ).

Mais tu peux tous les lire, tu seras pas déçu. J'ai eu la même sensation quand j'ai découvert Chevillard qu'en lisant "Un certain plume", c'est dire!!!

Un grand, mais qui semble échapper aux discussions sur les soi-disants "granzécrivains".

Et ne pas oublier Regis Jauffret, un autre grand (lire par exemple "autobiographie", 100 pages qui se lisent sans possibilité de s'arrêter ni de respirer, et qui laissent une trace).

Rédigé par: Mike | le 29 novembre 2006 à 22:31

 

-"Tiens, on aura au moins réussi à faire vendre quelques bouquins"

"Ce ne sont pas les plus lus, certes.

Le propos était simplement de dire que l'important, c'est d'écrire, et qu'il y a sans doute encore quelques éditeurs qui lisent vraiment."
Rien à ajouter, ca mériterait tout un commentaire composé, suivi d'une dissertation.
Scolairement,
MF

Rédigé par: Michael Flame | le 30 novembre 2006 à 00:02

 

-Bon, j'ai arrêté la lecture des commentaires, il y en avait trop (pourtant tellement intéressants... ils viennent, pour la plupart, des tripes)...
Chère Lise-Marie, à ce propos, un petit article assez intéressant (Bienvenue à la "Star Ac" littéraire - par Anna Topaloff) est paru dans le Marianne de la semaine dernière (n°500). Il vous confortera certainement dans votre idée que le milieu littéraire est une drôle de société du spectacle.
Je partage vos frustrations mais trouve votre "engagement" fort ardent (un peu de calme dans les rangs ;-) )
Comme le proposait Philippe (voir plus haut), l'option www.lulu.com est toujours une possibilité (la reconnaissance médiatique en moins). Si vous êtes aussi amoureuse de la littérature et avez réellement envie de publier vos écrits (et, qui sait, d'en vivre), ce site est peut-être une solution.
Je vous souhaite des ouragans de courage et des tempêtes de mots pour la suite de vos écritures.
Merveilleuse journée.
Ornorm

Rédigé par: Ornorm| le 01 décembre 2006 à 11:26

 

-Pour tous les amateurs de Chevillard, dont je suis, à lire cet entretien sur Inventaire/invention
http://www.inventaire-invention.com/entretien/leplatre_chevillard.htm  http://www.inventaire-invention.com/entretien/leplatre_chevillard.htm 

Même dans ses entretiens, Chevillard est écrivain. S'il fallait encore une preuve...

Rédigé par: Big | le 03 décembre 2006 à 00:04

 

-"La littérature est une expérience totale pour celui qui s'y consacre. On peut passer sa vie dedans. Mais il faut se demander si elle est toujours seconde, si elle n'a pas en vérité puissamment contribué à inventer ce réel au nom de quoi certains s'autorisent à la juger futile. En apprenant à lire, nous apprenons aussi quels sont ces objets que les mots désignent, et notre expérience des sentiments et des idées ne serait sans doute pas telle si des écrivains ne leur avaient ouvert l'espace de nos imaginations. L'amour existe-t-il à l'état brut dans la nature ? Nous nous aimons de manière bien livresque, en effet. Les mots échangés, les situations, les comportements, tout est écrit dans le détail. Il y a une grande part de récitation dans le programme de nos existences, même si nous y mettons du cœur... C'est donc bien l'expérience de la vie dans toute sa variété (sont convoqués ici aussi le monstre et même l'animal) que permet la littérature et qui justifie le projet d'écrire. Rien de plus précieux que le songe de l'homme. Tout procède de là." écrit Chevillard dans cette interview.

Mystérieusement,
MF

Rédigé par: Michael Flame | le 03 décembre 2006 à 00:25

 

 

 

2)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2006/11/sarkozy_mauvais.html )

 

-Sarkozy est excécrable, principalement parce qu'il s'agit d'un étatiste démagogue et liberticide, mais Blair ne vaut pas mieux : depuis qu'il est au pouvoir, la part de l'état anglais dans l'économie est repassée de 35 % du PIB à 45 %, en croissance rapide, et les libertés historiques les plus élémentaires sont bafouées à un niveau inimaginable alors même que la Grande-Bretagne n'est pas en situation de guerre. Blair a en fait jeté au feu la Magna Carta de 1215, et il travaille main dans la main avec l'hydre américaine pour opprimer tous les citoyens. Quant tu penses que des choses aussi incroyables que la garde à vue de 28 jours (!!!), la prise d'ADN pour avoir dépassé le taux d'alcoolémie légal, les perquisitions de nuit et le traçage des déplacements par caméras sont désormais légaux en GB, sans la moindre réaction populaire qui plus est, je crois que Blair est la pire chose qui soit jamais arrivée à ce pays.

Rédigé par: Gadrel | le 20 novembre 2006 à 23:52

 

-Intéressant, mais hors-sujet cher Gadrel. Certes, Blair est excécrable, principalement parce qu'il s'agit d'un étatiste démagogue et liberticide, mais Sarkozy ne vaut pas mieux : quand il sera au pouvoir, la part de l'état français dans l'économie repassera de 35 % du PIB à 45 %, en croissance rapide, et les libertés historiques les plus élémentaires seront bafouées à un niveau inimaginable alors même que la République Francaise ne sera pas en situation de guerre.
Sarko jettera en fait au feu la Magna Carta de 1215, et il travaillera main dans la main avec l'hydre américaine pour opprimer tous les citoyens. Quant tu penses que des choses aussi incroyables que la garde à vue de 28 jours (!!!), la prise d'ADN pour avoir dépassé le taux d'alcoolémie légal, les perquisitions de nuit et le traçage des déplacements par caméras seront désormais légaux en France, sans la moindre réaction populaire qui plus est, je crois que Sarkozy sera la pire chose qui soit jamais arrivée à ce pays.
Tu ne seras surement pas d'accord cher Gadrel, trouvant mon avis ampoulé et vide de sens, mais je l'assume, et j'en suis fier! lol Le débat est ouvert. Viva la revoluzion!
PS : lisez Nitchchthh et Boileau, c'est ca LA LITTERATURE (p-U-t-A-i-N)

(trop)Sérieusement,
MF

Rédigé par: Michael Flame | le 21 novembre 2006 à 01:03

 

-La part de l'état français dans le PIB est de près de 55 %, donc s'il la fait passer à 45 %, c'est tout bénef.

Imperturbablement,

Rédigé par: Gadrel | le 21 novembre 2006 à 10:35

 

-Et le PIB des bioman, il est de combien svp?
MF

Rédigé par: Michael Flame | le 21 novembre 2006 à 15:53

 

-Français, Françaises... Ceux qui peuvent, allez voter.
C'est mon commentaire aujourd'hui ;)

Rédigé par: Jo Ann| le 21 novembre 2006 à 18:09

 

-Si tu parles du Japon, la part de l'état s'élève à 35 % du PIB environ.

Indéfectiblement,

Rédigé par: Gadrel | le 21 novembre 2006 à 18:16

 

-Gadrel, tu te répètes: l'Etat, c'est pas bien, on a compris.
Mais je me demande comment on peut concilier liberté et absence d'Etat. La liberté implique la responsabilité et donc le principe de justice. Or il n'y a pas de justice sans loi et sans Etat...

Rédigé par: wrath | le 22 novembre 2006 à 13:02

 

-Dans la perspective anarcho-capitaliste, on peut faire soi-même sa propre justice et sa propre police. Cependant, pour éviter des différends interminables, et parce que de tels services sont mieux rendus par des professionnels, il est très probable que les individus transfèrent ces droits à des entreprises spécialisées : agences de protection privées pour la police, cours de justice privées pour la justice.

Rédigé par: Gadrel | le 22 novembre 2006 à 14:40

 

-Enfin, il existe déjà des cours de justice totalement privées reposant sur un droit librement consenti : ce sont des cours d'arbitrage qui prononcent des jugements contraignants, principalement pour des litiges économiques entre entreprises (qui portent parfois sur plusieurs milliards USD).

Rédigé par: Gadrel | le 22 novembre 2006 à 14:43

 

 

 

 

3)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2007/02/le_dernier_roi_.html )

 

-L'affiche, stylée vintage, est superbe en tout cas.

Rédigé par: Philippe | le 02 février 2007 à 10:12

 

-J'ai vu "Blood Diamond" il y a deux jours. Je le conseille vivement!

Rédigé par: Jo Ann v. | le 02 février 2007 à 11:47

 

-Blood diamond est vraiment génial je confirme. J'irai voir the last king of scotland!

Rédigé par: julie | le 02 février 2007 à 13:05

 

-Je vais sûrement aller la voir, je n'ai eu que des bonnes critiques à son sujet.

Sinon, comme un cheveux sur la soupe et comme la mode est aux coup de coeur, j'en profite pour attirer votre attention sur un site ( www.jonathanstrange.fr ). Cela précède la parution en français du livre évènement de Susanna Clarke: Jonathan Strange & Mr. Norrell.
Univers de magie et croisement du fantastique et de l'histoire... une sorte de harry potter pour adultes en somme.
Le site m'a donné envie de le lire alors je voulais simplement vous en faire part.

Rédigé par: Stan | le 02 février 2007 à 17:06

 

-Tiens, pour une fois je suis d'accord avec Wrath (sur le Black Book). Beau monde où tout est possible.

Rédigé par: PhJ. | le 02 février 2007 à 19:08

 

-"Susanna Clarke: Jonathan Strange & Mr. Norrell.
Univers de magie et croisement du fantastique et de l'histoire... une sorte de harry potter pour adultes en somme." Je suis passé voir le site cher Stan, et on voit que c'est très esthétique, alléchant, on dirait une grosse production américaine en préfabriqué, en tout cas, on a la vague impression que ce livre se réserve de millions de lecteurs un peu bêtes, et une future idée de suggestion cinématographique. Alors, je ne juge pas le texte, évidemment, d'autant que j'adore ces univers. Je veux dire que le fanatisme que tu représentes, cher Stan, m'exaspère un peu. Alors j'ai lu le pitch du truc : "Il y a des siècles de cela, du temps où la magie existait encore en Angleterre, le plus grand magicien de tous était le roi Corbeau. Enfant d’homme élevé par des fées, le roi Corbeau mêla sagesse féerique et humaine raison pour fonder la magie anglaise. Au début du XIXième siècle, en 1806, année où commence le roman, il n’est plus guère qu’une légende." La suite évoque lord Byron, Napoléon, etc. T'as raison, ca fait beaucoup plus adulte (entendez : beaucoup plus...subtile, mieux, etc, etc) qu'Harry Potter. M'enfin, pour une femme (sans préjuger de son talent, de ses gouts) qui a commencé la rédaction de ce premier roman en 1992...et qui le sort en plein Harry Potter (je résume, l'élément biographique qui a remotivé son inspiration d'écriture, c'est le dollar et la connerie monothématique des gens), qui lui emprunte la même politique esthétique de promotion (visuelle, musicale, etc) pour que des imbéciles subtiles rebondissent dessus en critiquant Potter et pour au contraire encenser ce qui s'annonce comme un pur produit culturel formaté destiné à la grande consommation...ca m'amuse perso.
Cela dit, elle m'a rien fait cette auteure au patronyme trop charismatique, et je lirai ca comme on écoute un album de Voulzy ou de Souchon (ca sort tous les 9 ans, et ca fait direct Drucker tout un dimanche) : avec l'intransigeance d'un enfant qui dissèque une fourmi sous la loupe d'un soleil de plomb. Avec le fric qu'elle va se faire, elle supportera qu'on ne supporte pas qu'elle se loupe.
Petit coup de coeur perso : relire Harry Potter, Terry Pratchett, Edgar Poe...en attendant la génialissime Clarke, évidemment! :)
Adultèrement,
MF

A consommer massivement, et en écoutant le dernier album d'André Rieu dans un hélicoptère...c'est troooop bo

Rédigé par: Michael Flame | le 02 février 2007 à 19:56

 

-Mdr aussi cette critique du New York Post : "imaginez un Harry Potter saupoudré d’une pincée de J.R. Tolkien"...Mon dieu, ca craint quand même, mais pas étonnant, les critiques, ca relait les gouts des éditeurs. C'est pas hypocrite tout ca : on s'imagine pas du tout un Harry Potter (oeuvre moderne qui revendique sa filliation à Tolkien, je veux dire, faudrait le faire expres pour pas le sentir, ou être critique de littérature) saupoudré d'heroic fantasy, c'est ca qu'est trop fort! Mmmm, ca donne trooooop envie! Je vais l'acheter dès qu'il sera sorti. Et j'acheterai tous les 90 autres, et j'irai voir tous les films, et j'acheterai tous les dvd, et et et...oooo, je jouiiissss hannnnnn...Stan, encore!!!(sic)
Religieusement,
MF

Rédigé par: Michael Flame | le 02 février 2007 à 20:16

 

-dit donc MF, vous/tu es un petit sensible. de se faire allumer par un bot (court pour robot publicitaire), c'est quand même fort.
remarque ca coute moins cher qu'un humain;)
même si c'est un humain travaillant pour une agence de pubs, c'es pariel, c'est un bot.
pour le site pseudo potter. bof, du flash de base, et en plus mal fait puisqu'il faut se retaper toute la séquence du tournage de page, pour aller à chaque rubrique.
bref, surfait, et ne m'a donné aucune envie de lire ce bout de papier.

coté film: rien que pour Forest Whitaker, le roi d'Ecosse vaudrait la peine d'être vue.

Rédigé par: manue | le 03 février 2007 à 10:55

 

-(CS)Ah non non manue, je persiste et je signe : Susanne Clarke va révolutionner la littérature du 21ième siècle, et son Oeuvre s'annonce comme étant l'unique, la plus originale. Comme Du Harry Potter, mais pour les adultes intellectuels. Comme du Tolkien, mais avec un soupcon d'heroic fantasy. Comme du Baudelaire, mais avec un soupcon de romantisme. Comme du Zola, mais avec un soupcon de réalisme. Comme du manue, mais avec un soupçon de connerie premier degré. :)
Publicitairement,
MF

Rédigé par: Michael Flame | le 03 février 2007 à 17:37

 

-(CS)...comme du Cyrano De Bergerac, mais avec un soupçon de gros nez, que dis-je avec un gros nez, avec un super gros pif! Comme du Molière avec un soupçon de farce. Comme du Ronsard, avec un soupçon de poésie. Comme du Stevenson, avec un soupçon de fantastique manichéen. Comme du Racine, avec un soupçon de dramatique. Comme du Marie Jaillant, avec un soupçon de dérangeant. Comme du Michael Flame, avec un soupçon d'insistance lourde. Non non, manue, je t'assure : t'es trop subtile de pas kiffer le site de Susanna Clarke! Achetez tous le futur coup de coeur de Stan le consommateur adulte consentant!! Youpi!
Hystériquement,
MF

Rédigé par: Michael Flame | le 03 février 2007 à 17:50

 

 

 

 

4)Entracte/pause-clop ! ! http://fr.youtube.com/watch?v=0t7T4l9TuG4

 

 

-(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2006/12/chute_loge_de_l.html )

 

Je suis en train de lire "Chute, éloge de la disgrâce" d'Alain Soral. A défaut d'avoir les mêmes idées que lui (voir ici), j'ai au moins les mêmes références. Cf cette citation de Céline, tirée d'Entretien avec Albert Zbinden:

"Si j'ai été contre le monde entier, je ne suis pas sûr que ce ne soit pas volontaire, précisément pour ne pas être populaire, être flatté par tel ou... prendre de l'importance, ce qui est une chose hideuse. J'ai cherché la modestie, et même la réprobation générale, enfin je ne l'ai pas absolument cherchée, mais on s'est trouvé. Si je voulais l'éviter, je n'avais qu'à me taire, on me laissait bien tranquille"

Ne pas avoir peur de se faire des ennemis, ça devrait être le credo de tout écrivain. C'est malheureusement l'apanage d'une minorité...

 

 

 

-(sources : http://60millions.viabloga.com/news/pourquoi-votre-quotidien-est-un-torchon )

 

Pourquoi votre quotidien est un torchon

Je lis, par la grâce de Marc Villemain, le Journal de Manchette (1966-1974). C'est un vrai journal, souvent fastidieux, parfois brillant, dont l'originalité réside dans les nombreux collages de coupures de presse, notamment du Monde. Manchette, en homme de goût, déteste le Monde. Moi aussi, et avec une telle force, m'effrayant moi-même (après tout, une très chère amie n'a-t-elle pas rompu avec moi sous prétexte que j'aurais en moi " trop de colère ", apparente sur ce misérable journal en ligne ?) que me vient la réflexion suivante :

Détester aussi puissamment un organe de presse aussi unanimement considéré, cela paraît suspect aux yeux des tièdes. Cela paraît irrationnel, peut-être même symptomatique d'une furieuse folie. Mais le jet brutal assouvissant la haine, pour violent qu'il soit (exemple simple, de bas niveau : appeler ledit organe un " torchon "), trouve en réalité source et légitimité dans une multitude de petits énervements, au fil d'années de lecture de l'immonde publication, devant les mensonges y publiés. La plupart des lecteurs ne décèlent pas les mensonges puisqu'ils sont acquis à la cause que sert le journal (en très gros : la social-démocratie, le libéralisme bien tempéré), et qu'ils considèrent un type comme, par exemple, Daniel Schneidermann, pris plusieurs fois en flagrant délit de nullité et de vilenie, comme un des meilleurs journalistes de ce pays. Si ce n'est pas votre cas, vous êtes probablement un peu moins *** que la moyenne, ce qui est bien sûr réconfortant.

Quand le mot torchon est employé, soyez sûr que celui-ci est délicatement pesé. Quant à Manchette Jean-Patrick, il n'avait rien d'un fou furieux. Au contraire, homme et écrivain redoutablement rigoureux. Justement...

Nikita Calvus-Mons le 01/07/08 à 15 h 46 dans Social-traître

 

 

 

-(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2007/01/rastignac_et_mo.html )

 

Aujourd'hui, j'ai relu quelques pages du "Père Goriot" de Balzachttp://fr.wikipedia.org/wiki/Honor%C3%A9_de_Balzac, livre que je n'avais pas touché depuis la 3ème. Eh bien, quand on a créé un personnage comme Rastignac, on peut aller se coucher. Loin d'être un simple arriviste, Rastignac est une âme sensible tourmentée par les compromis qu'il se sent obligé de faire pour s'insérer dans le grand monde.

Rastignac veut réussir, mais il n'est pas prêt à tout pour arriver à ses fins. D'une certaine façon, je me sens proche de ce personnage. Avec une grosse différence, quand même: mon objectif est de devenir une artiste. Or la création ne va pas sans public et donc sans reconnaissance.

Sartre le disait déjà dans "Qu'est-ce que la littérature?": on n'écrit pas dans le désert, quelqu'un qui écrit sans publication et donc sans public n'est pas un écrivain.

 

 

 

-(sources : http://villemain.canalblog.com/archives/2008/07/07/9840092.html

 

lundi 7 juillet 2008

Surtout, ne délivrez pas Proust !

Voilà donc qu'on nous invite à une DÉCLINAISON LOUFOQUE ET SENTIMENTALE AUTOUR DE PROUST. Après tout, pourquoi pas : soyons modernes. C'est un des grands dadas de notre époque que de vouloir trouver du rire et du loufoque en tout, quitte à en fabriquer ex nihilo si vraiment on rentre bredouille. En fait de loufoque, nous ne trouverons rien ici qu'un empilement de caricatures, un peu comme pouvaient l'être les pièces que les bouffons jouaient pour complaire au roi, naguère : juste ce qu'il faut d'humour gras (ah, les "matières de Marcel" !), de pochade sociale (la bouche en cul-de-poule de Madame Verdurin), et d'anachronisme car ça fait toujours rire - cf. Les Visiteurs. Bon, on rit sous cape, c'est sûr, mais pas toujours à bon escient, et rarement pour la bonne cause.

L'intention, cela dit, n'était pas déplaisante - mais il est vrai que l'enfer en est pavé : donner envie de Proust, dédramatiser l'épaisseur de La Recherche, rire, car cela est risible en effet, bien sûr, des us et coutume de la belle société d'époque, faire entendre ses résonances dans notre temps contemporain. Mais le didactisme ici devient vite très lourd, tant il est éculé, attendu, vaguement poujadiste. Les deux acteurs, Anne Priol et Pascal Thoreau ne sont pas mauvais, ils se donnent, essaient d'y croire, d'habiter autant que faire se peut un texte hilare, parfois même semblent y chercher autre chose, jusqu'à éprouver une émotion sincère ; aussi la chute est-elle un peu plus tenue, le texte prend enfin le dessus sur la grimace. Mais voilà : d'un texte un peu sot et mal mis en scène, il est difficile de tirer autre chose que des soupirs. Jusqu'à l'exaspération pour ceux qui ne supportent pas que Proust fasse l'objet d'un tel simulacre ludique ; avec un peu plus d'indulgence si l'on accepte que Proust a aussi le droit d'être mal interprété.

DÉLIVREZ PROUST, d'après Marcel Proust, de Philppe Honoré - Mise en scène de Philippe Person, avec Anne Priol et Pascal Thoreau.
Théâtre du Lucernaire, Paris.

Posté par marc_villemain à 11:32 - Théâtre et autres

 

 

 

 

5)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2007/01/oscar_wilde.html )

 

-A force de dénoncer les pratiques infectes du milieu de l'édition, j'en viens à oublier que tout le monde n'est pas entièrement pourri. Robin Hunzinger, qui dirige la Revue des Ressourceshttp://www.larevuedesressources.org/, fait partie de ceux-là: il m'a toujours encouragé à écrire et n'hésite pas à me conseiller de retravailler certaines parties de mes textes. Bref, Robin fait son travail honnêtement, et je lui en suis reconnaissante.

Le seul problème, c'est que la Revue des Ressources héberge quelques gauchistes bornés qui m'ont prise en grippe depuis que j'ai affiché mon admiration pour Drieu La Rochellehttp://20six.fr/wrath666/art/1099422 (un de mes tous premiers posts).

Mais bon, je fais partie de ces "malignant narcissistshttp://en.wikipedia.org/wiki/Malignant_narcissism" qui ont besoin d'ennemis pour se sentir exister :)

 

-(CS)"Quand un artiste se mêle d'action politique, il est fini..."

Ca vous va bien de dire ca Mademoiselle (NB : vouvoyez-moi svp, je suis pas votre pote juste pour l'heure de la "rhétorique du webmaster", ce serait trop facile...sourire)
Quand on quitte Paris juste pour fuir le milieu germanopratin, on est plus proche du politique que du romanesque, du "Allo Paris, ici Londres", que du "A nous deux Paris!" de Rastignac.
Mais cela étant, je vous remercie d'être la seule terrienne à m'avoir lu consciencieusement, comme vous me l'aviez promis, à m'avoir encouragé dans mon écriture, et à m'avoir invité à ne plus faire de la M-e-R-d-E de Nouveau Roman (mdr...private joke). La postérité se souviendra de Mademoiselle Jaillant comme d'une femme sensible, à l'écoute ("Shorteeeerrrr iiiisss betterrrrr" aaaameeeennnnn), qui aura quitté la France, Paris, la banlieue, la campagne, tout, pour aller vivre en Inde...euh, pardon, en Angleterre, état membre de la CE (pense-bête : à l'intention de mes futurs biographes, veuillez mettre dans mon illustre bio : "Il ne quitta pas la France." Ca prendra une ligne comme ca, ca fait bien. Hi hi)
Sinon, mon auteur préféré du 19ième siècle...euh...j'adore L'enfant de Vallès perso. Mais je dirais quand même Anne Frank, comme dirait Gadrel, citant son immense culture du négationnisme. :) (pleure pas! mdr)

Pour conclure, si vraiment la LONGUEUR de ce post vous
agace, et ben trêve d'hypocrisie, supprimez moi. Mais n'oubliez pas de me dire adieu dans ce cas là. A bon entendeur.

Virtuellement,
MF

(a lire en écoutant Brazil...)

Rédigé par: Michael Flame | le 09 janvier 2007 à 02:12

 

-Edgar Allan Poe, pour son univers fantasmagorique, et parce que si on relit l'intégral de ses nouvelles, on s'aperçoit que la plupart des intrigues des séries policières d’aujourd’hui ou autres filme de frousse y sont allégrement pompées... Et aussi parce que The Raven est un P-u-T-a-I-n de poème !

Rédigé par: Axl Cendres | le 09 janvier 2007 à 02:25

 

-(CS)TH re-animateur selfmedia dans le Bronx (18ème) annonce le 2 janvier dernier sa toute dernière acTion politique sur la dernière radio "libre" (FPP) en écoute sur son site de Network Engineering 100 % "underground" (TM)

http://myownspace.fr/thth

Rédigé par: Nous Balasky & Cie | le 09 janvier 2007 à 10:06

 

-(CS)De plus, THéolier a clôturé l'année 2006 en niquant les Bandes dans "Technikart cette horreur" en sauvant l'honneur des alcooliques anonymes

http://casseurs2hype.free.fr/press/sdh-tech-jan2007.jpg

et en réintégrant Jacques Rigaut le feu follet dans la "Hype 2007" (chouffez le tee-shirt de Jean-Luc Bitton)

http://casseurs2hype.free.fr/press/sdh-tech-jan2007.2.jpg

Rédigé par: Jude 4$$ | le 09 janvier 2007 à 10:11

 

-(CS)Pour 2007 tout va bien pour mon patron le Crevard, mattez son agenda de ministre à temps partiel !!!

http://tech.groups.yahoo.com/group/cantinedusyndicat/message/41679

Rédigé par: Joel de la Plomberie | le 09 janvier 2007 à 10:12

 

-(CS)Quant à moi Nobody il est exposé chez Polette comme la dernière pét4$$ Hilton venue !

http://fr.groups.yahoo.com/group/oktopus021268/message/11636

Bref, allez vous faire foutre les suckers de la Rive Extrème Gauche , va falloir mouiller le maillot dixit Joey Star aka Le Jaguar

http://thth.free.fr/crevard/reseau2000/ADR/maillot2.jpg

et pas faire dans la dentelle Aubade question "concept2m-E-r-D-e" !

http://www.publicisnet.fr/peoplepower/index.php?idField=4

Rédigé par: Nobody | le 09 janvier 2007 à 10:15

 

-Je citerais bien quelques noms (dont Alis, Tailhade, Salis, Huysmans, Laforgue, etc.) si ce n'était pas complètement vain, si je ne m’en foutais pas royalement, et si, foi de prétérition, je ne craignais pas que cette chiure de captain fluche ne vienne me sabrer la tête à coup de "je ne sais plus quel autre crétin" et autres propos d'une suffisance baveuse et péremptoire, d'une lumineuse connerie, qui démontrent avant tout et avec brio qu'il ne sait ou ne veut pas lire, mais qu'il est par contre prompt à essayer de le faire croire, prompt à s’échiner à faire des leçons débiles et insignifiantes – leçons qu'il est par ailleurs lui-même totalement incapable de suivre (du simple fait qu’il donne, justement, des leçons, du genre " regardez, bande de débiles, c’est comme ça qu’il faut penser, l’esprit au vent, comme MOI, et demain je fous une plaque de docteur en médecine sur ma porte cochère, parce que je fais ce que je veux, pas besoin d’y être habilité, n’importe qui peut traire une vache, suffit de tirer sur le pis, c’est pas un métier de toute façon, pas plus qu’écrivain ou critique littéraire, c’est juste du flan, du leurre pour bourgeois carré et borné, moi, MF, qui a du style, de la signature en veux-tu en voilà ! vive le jeu vidéo ! demain je suis médecin ! Modestement, MF, etc.)… D’avance, mille excuses à notre hôte… mais rassurez-vous, si MF répond (et vu son incontinence il serait étonnant – mais il a l’air d’être plein de surprise – qu’il ne le fasse pas), on aura atteint, à mon goût, une sorte de point Godwin qui m’incitera à rien dire de plus… Beuglez tant que vous voulez MF, je vous emm…

Rédigé par: Thomas | le 09 janvier 2007 à 13:10

 

-(CS)Meuuuuuuuuuu...(j'espère que ma réponse ne va pas trop te scandaliser cette fois.)
Vachement sans surprise,
MF

Rédigé par: Michael Flame | le 09 janvier 2007 à 13:31

 

-(CS)j'en attendais pas moins, vieux... ça te rends bovinement concis... j'applaudis comme un phoque...

Rédigé par: Thomas | le 09 janvier 2007 à 13:56

 

-(CS)Bon, tu es redevenu consensuel, je suis content. Maintenant, séparons le bon grain de l'ivraie, et va voir ailleurs si j'y suis :
http://www.ilesdelamadeleine.com/cip/phoques.htm
Ludiquement,
MF

Rédigé par: Michael Flame | le 09 janvier 2007 à 14:53

 

-À mon sens Dostoïevski.

Si tu t'intéresses aux relations entre les écrivains et la Commune, Lise, j'ai lu un livre très intéressant à ce sujet ; on y voyait entre autres que les écrivains avaient une sensibilité plutôt libérale (attention, libérale, pas de droite) à l'époque, Flaubert en tête. L'auteur, lui-même communiste, lâche quelques baffes au passage mais reste objectif dans l'ensemble. Il analyse également la littérature anti-communarde et la littérature communarde, les types de personnages, leur psychologie, etc. C'était vraiment intéressant.

Paul Lidsky - Les écrivains contre la Commune (disponible en seconde main sur amazon).

Rédigé par: Gadrel | le 09 janvier 2007 à 15:18

 

-@manue: je ne connaissais pas cette anecdote :)

@Gadrel: justement, j'ai trouvé la citation de Flaubert dans ce livre de Paul Lidsky. Ce qui est drôle, c'est que l'auteur est clairement gauchiste (cf éditions François Maspero) mais il a l'honnêteté de présenter clairement le point de vue des anti-communards.

Rédigé par: wrath | le 10 janvier 2007 à 06:49

 

-Avant que je ne lise la réponse à ta propre question, un nom m'est venu en tête : Flaubert...

Si je devais me mettre à lire un auteur du 19ème siècle je lirai sans hésiter Flaubert...

Rédigé par: SchyzoBoy | le 11 janvier 2007 à 16:20

 

 

 

 

6)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2007/02/droitisation.html )

 

-Wrath aime les provocs, ce qui fait parfois perdre en pertinence (dans les nuances). Mais elle fait bien de souligner la proximité objective entre l'extrême-droite et la gauche, qui partagent un même dégoût pour la liberté migratoire (il suffit de voir les messages xénophobes sur les travailleurs de l'Europe de l'Est qui pullulent dans les torchons gauchistes) et la liberté commerciale. Quand aux éléments négatifs de la mondialisation, je n'en vois pas a priori.

Rédigé par: Gadrel | le 05 février 2007 à 11:47

 

-" Mais elle fait bien de souligner la proximité objective entre l’extrême-droite et la gauche "…

Bigre, mazette, oserais-je dire ? Argh !
Voilà bien un raccourci qui arrange bien du monde.

Certes, certains rouges écarlates peuvent facilement passer au brun, en particulier quand ce sont des anciens apparatchiks opportunistes de la fonction publique qui ce sont bien goinfré à l’époque de la toute puissance de certains syndicats. J’en ai rencontré un hier encore dans une ferme : ancien fonctionnaire gavé de primes de coopération au moyen orient, le voilà défendant son beurre en expliquant que ce qui ruine la France, c’est les fonctionnaires, l’aide publique aux " nègres " et les chômeurs qui sont des sangsues. Maintenant retraité avec " du bien " à protéger, sa vision du partage s’est singulièrement réduite à ses proches et à quelques jeunes à qui, bon prince (si on suit le gourou) il donne une chance de s’installer dans le monde rural.

Contrairement à une idée reçue, ces opportunistes racistes sont tout de même largement minoritaires…

Mais de là à mélanger la gauche et le lectorat de Présent, voilà bien un raccourci de très haute voltige digne d’un édito du Figaro !

Je me suis permis, très modestement, d’essayer d’expliquer le " vote contestataire " en France à des Anglais qui s’interrogent (de manière assez cynique pour être franc) sur la campagne en cours. Puis-je vous inviter à le lire pour vous proposer un point de vue moins… méprisant ?

Là : http://www.prospect-magazine.co.uk/blog/franceprofonde/getting-down-to-the-nitty-gritty/#comment-62http://www.prospect-magazine.co.uk/blog/franceprofonde/getting-down-to-the-nitty-gritty/ - comment-62

Rédigé par: Stephane | le 05 février 2007 à 14:35

 

-Je suis d'accord avec le contre-argument de Mademoiselle Sophie : la mondialisation n'a pas que du bon, puisque simplement, en l'état actuel des choses, elle creuse l'écart entre les riches et les pauvres, les pays du Nord et les pays du Sud (pour me la péter facon géographe économiste, slurp). Par contre, idée toute à moi, je sais pas ce qu'elle vaut, mais je pense que si on arrivait un jour à batir une unité mondiale (utopie), ca empecherait les conflits de généraliser, non? Je dépose en tout cas l'idée pour un futur roman de SF. Si cela intéresse un éditeur, de gauche ou de droite, pourvu qu'il m'assure une diffusion mondiale, un revenu méritocratique digne de ma plume et de ma faconde, et ben je signe. Merci d'avance, veuillez croire...etc etc.
Sinon, j'ai trouvé l'article de wrath plutot drole, en deux mois de visite, j'ai un peu halluciné. Mais j'ai pas bien compris : vous caricaturez un relevé de lecture, ou vous exposez sélectivement l'humour de comptoir du bouquin de Monsieur Dupin?
Naïvement,
MF

Rédigé par: Michael Flame | le 05 février 2007 à 17:31

 

-C'est toujours surprenant de voir a quel point la gauche a tourne reactionnaire! Dans ce sens effectivement, on a assiste a une "droitisation", du moins en france.

Il est loin le temps ou la gauche etait pour le progres, la technologie, la science en general. Quand on voit les solutions proposees pour empecher le "Climate change", i.e. retourner a un mode de vie du moyen-age pour ne plus poluer, ca fait peur!

Rédigé par: Chproutz | le 05 février 2007 à 19:13

 

-" Il est loin le temps ou la gauche etait pour le progres, la technologie, la science en general. "

Bonjour l'autisme…

Rédigé par: Stephane | le 05 février 2007 à 20:18

 

-@Gadrel: c'est vrai que j'aime la provoc, mais surtout, je ne vois pas l'intérêt de répondre avec des arguments sérieux quand la thèse est aussi crétine.

Pour parler de "droitisation" à l'échelle mondiale, il faut n'être jamais sorti des frontières françaises (cf exemple de Cameron)

Et Chproutz, tout à fait d'accord, la gauche (surtout française) est complètement réactionnaire.

Conclusion: Les Britanniques ont mérité Tony Blair, vous méritez Ségolène Royal...

Rédigé par: wrath | le 05 février 2007 à 23:59

 

-C'est clair : Ségolène Royal a quand même plus de classitude que Tony Blair et son soutien aux américains en Iraq. D'autant que l'opinion commence enfin à se décanter là bas, avec le procès du jeune GI superman. Y a rien à faire, moi l'Angleterre m'excite pas. Tant qu'à partir, autant aller en Chine ou en Inde, futures grande puissances, ou dans un pays "mondialement" pauvre d'Afrique. Dans les deux cas, on doit vivre une expérience réellement grandiose de l'altérité. La Great Britain et sa cup of tea...moué, c'est un peu too much dans le genre minimaliste provocant...(moi aussi j'aime bien finir mes phrases par trois points de suspension à la subtilité minimaliste, mais je développe avant, pas après, question de style.)
Franchement,
MF
PS : à quand un article qui relate une thèse pas trop crétine? Exemple : l'injustice de l'édition vue par une talentueuse jeune auteure qui supprime les commentaires des super talentueux inconnus, mais qui garde ceux des écrivains et autres "podwrathés" qu'elle provoque pour faire sa maline (cela dit, elle a raison, le problème n'est pas là)

Rédigé par: Michael Flame | le 06 février 2007 à 15:36

 

 

 

Voilà, à bientôt pour la suite du BEST-OF!!

Publicitairement,

MF

 

http://fr.youtube.com/watch?v=nwGa97gFH9c 

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Catégorie : Non spécifié

 Le meilleur BEST-OF de l'été!! N°7

8/7/2008

http://fr.youtube.com/watch?v=HaQvBbzslJE&feature=related 

 

 

 

 

1)(sources : http://wrath.typepad.com/wrath/2007/02/mon_trajet_euro.html )

 

-Essaie Edimbourgh ou Dublin. Le peu que j'y ai passé m'a laissé de très bons souvenirs...

(Lu l'ensemble de ton blog depuis hier soir, découvert par hasard via google.
J'aime bien la rage qui s'en dégage. En revanche les commentaires sont étonnamment violents. Enfin ce doit être lié.. Il me reste à lire le plus important : les nouvelles..)

Rédigé par: Blaise | le 07 février 2007 à 11:11

 

-Wrath, je n'ai pas relevé la remarque de chproutz, d'abord parce qu'il s'agissait d'un ad hominem et que je n'y réponds jamais, ensuite parce que je vois mal comment on peut sérieusement dire que l'état anglais n'est pas présent alors que Londres est la ville qui compte le plus grand nombre de caméras dans les lieux publics de toute la planète, plus même qu'à Singapour et autres paradis des libertés.

Ensuite, si je parle des USA et de la GB, c'est parce que je ne ramène pas le libéralisme à sa caricature gauchiste, c-à-d une théorie économique, mais que je lui donne son sens réel, celui d'une philosophie de la liberté. En ce sens, un état qui me taxe à 35 % mais qui me suit à la trace dans toutes mes activités est aussi détestable, si pas plus, qu'un état qui taxe à 50 % et me fout relativement la paix.

Pour verser moi aussi dans l'ad hominem, je dirais qu'il faut vraiment n'avoir connu que la France pour trouver l'état anglais peu présent et respectueux des libertés individuelles.

Rédigé par: Gadrel | le 07 février 2007 à 15:49

 

-Le plus important sur ce blog, c'est les nouvelles de wrath, ca je suis d'accord. Ainsi que le commentaire de Blaise : cette prise de distance, cette perspective absurde, j'adore, ca chamboule ma vie dis donc!
Elitistement,
MF

Rédigé par: Michael Flame | le 07 février 2007 à 18:17

 

"Il s'agissait d'un ad hominem et je n'y réponds jamais." Sacré Flame. "Je ne suis pas un individu." "Je n'existe pas."
Mais je l'aime bien, en fait, ce Flame, il dit d'autres trucs pas bêtes. (Vous avancez dans votre roman, Flame ? Bossez, un peu, il me tarde de lire.) (Sincèrement, hein.)

Rédigé par: PhJ. | le 07 février 2007 à 20:53

 

-Salut l'ami Philippe! Merci de votre soutient, même si je ne comprends pas bien les citations que vous reprenez, une confusion peut-être. En tout cas, moi je vous apprécie aussi, et oui, mon roman avance doucement, en coup de feu, de façon erratique, mais il est fini dans ma tête en tout cas. Du moins, ils sont finis dans ma tête, mais va falloir choisir entre plusieurs tournures possibles, je me tate! lol Un livre publié, c'est un texte singulier. Dans mon esprit, c'est très pluriel, et tout est de moi, comment choisir? Ca vous arrive à vous ce genre de contrainte très prosaïque dans votre façon d'écrire vos fictions? D'hésiter de manière éternellement irrésolue entre deux directions, sinon opposées, du moins différentes? J'aimerais inventer le "roman quantique", vous savez, comme le chat de Schrödinger : on enferme un chat dans une caisse, on appuie sur un bouton qui a pour effet de pouvoir, à raison d'une chance sur deux, électrocuter l'intérieur. En physique classique, on ne peut trancher : le chat est ptet mort, ou ptet pas. Mais on n'avance pas, et ce système est stérile. Du coup, la quantique change la donne, et postule que le chat dans la boite est à moitié vivant, à moitié mort. De même, quand on lache un verre en cristal par terre, on peut définir un instant infinitésimal et un état quantique du verre : mi brisé, mi intact.
Je réfléchis beaucoup à ca pour mon récit, et ca me torture, et en meme temps, je vis tres bien à coté, en gros, je m'en fous : donc je suis mi torturé, mi indifférent!
Sérieusement, merci de prendre des nouvelles, ca me touche sincèrement. Pardon wrath pour cette longue réponse, mais comme parait que je dis pas que des trucs betes, j'en profite, et ca me fait plaisir.
A bientot cher Jaenada, au plaisir de vous lire prochainement, dès que j'en aurais le temps et le loisir. Ainsi que le roman de wrath s'il est, je lui souhaite, publié. Excellente soirée à toutes et tous.
Respectueusement,
MF

A lire en écoutant "tutto va bene" de Bazbaz

Rédigé par: Michael Flame | le 07 février 2007 à 22:12

 

-Juste pour info : Chproutz=Wrath...

Ps : je sais comment tout ça va finir : la prochaine remise du prix de Flore sera le nouveau Colombine,Wrath viendra armée d'un fusil à pompe et elle va dégomer tout le monde !

Rédigé par: Zoro ! | le 07 février 2007 à 22:26

 

-Le chat de Schrödinger n'est pas à moitié vivant et à motié mort : il est totalement vivant et il est totalement mort en même temps (superpositon des deux états). Sinon, je ne suis en effet pas un individu, cher Flame, je suis une force qui va.

Rédigé par: Gadrel | le 07 février 2007 à 22:50

 

-Autant pour moi pour le chat...vous savez, moi, la physique...sourire. Et puis le problème n'est pas là, au fond : c'est définitivement dégueulasse de faire ca à un chat! Sinon j'aimerais bien comprendre cette histoire d'individuation, qui me met en filet de tennis, non, de ping-pong, entre Gadrel et PhJ. Vos ad-personam sont un peu hermétiques, faites en profiter un peu les autres, ceux qui ne suivent pas avec une perversité chirurgicale la moindre faute de frappe du moindre propos du moindre commentaire de ce moindre blog!
De rien pour le rab, mais je dois réviser mon latin, a plus donc.
Sibylliniquement,
MF

Rédigé par: Michael Flame | le 07 février 2007 à 23:03

 

-@Gadrel: Quand tu t'adresses a moi a la troisieme personne, tu me reponds quand meme. Mais bon c'est pas tres grave, effectivement je fais du ad hominem. Ca repose.

Pour le chat de Schrodinger (ah! voila une discussion interessante!) tu restes dans une interpretation de Copenhague. On pourait dire qu'il n'est, tout comme Gadrel (ou Chproutz ou Flamme) qu'un ensemble d'informations, donc concretement de 0 et de 1.

Rédigé par: Chproutz | le 07 février 2007 à 23:29

 

-Non, car si t'observes la matière au MET, que ce soit en bio, ou en sciences physiques, ben concrètement, tu vois pas des 0 et des 1. Dommage hein, c'aurait été si simple! En réalité, la matière qui s'autostructure dans un cycle information-synthèse, c'est le propre du vivant, et c'est tout. Tout le reste périclite, l'univers y compris, le désordre ne peut qu'augmenter. Sauf la vie, qui intrinsèquement évolue, et s'adapte : ainsi, le bilan énergétique d'une cellule vivante, qui vit parce que justement elle détient en elle même l'héritage informationnel lui permettant de s'autostructurer et de se perpétuer. Un exemple très concret parmi des millions d'autres : les enzymes qui catalysent la réplication semi-conservative de l'ADN prémitotique, qui est le support biochimique de l'information génétique, et ben ces enzymes sont codées, préexistent à leur construction catabolique dans l'ADN, cad qu'elles présentes sous la forme informationnelle d'une séquence polynucléotidique de l'ADN. L'information génétique se réplique, se transmet, et possède intrinsèquement en elle cette information du continuum énergétique et matériel caractéristique du vivant. Et uniquement du vivant.
(Gadrel, t'es gentil, j'ai vulgarisé, d'accord? Me parle pas d'exons, d'introns, d'épissage constitutif et autre récente théorie de l'épissage alternatif, merci d'avance de la seigneuriale indulgence de ton intelligence supérieure :)
Autre exemple : le désordre de l'univers augmente. Tous les systèmes thermodynamiques obéissent à ce deuxième principe. Enfin, presque tous, car le vivant une fois de plus est plus compliqué que l'inerte : le bilan entropique d'une bonne cellule (de droite ou de gauche, on s'en fout, elle est juste en bon fonctionnement théorique!) est positif : la cellule diminue son désordre, crée de l'ordre, ce qui évidemment implique un cout énergétique, c'est pas gratuit. Mais le second principe est respecté néanmoins. En effet, il faut considérer la cellule comme un sous systeme, à savoir un systeme OUVERT, en interaction avec son environnement (échange de matiere et d'énergie avec le "milieu extérieur") : ainsi, l'ordre que crée la cellule en elle-même se fait au détriment du désordre engendré, plus important en valeur absolue, dans son environnement. Comme l'organisme, par extension. Et par extension toujours, comme l'homme, comme la société, comme la mondialisation : on fait la guerre. Puis vient la paix...mais c'est trop beau, alors on refait une seconde guerre mondiale, bien pire encore. Puis ca se calme, un peu. Mais on fabrique quand même du nucléaire, sait-on jamais...et des robots, et du binaire en veux tu en voilà, et des terminator, etc. Et la mondialisation : les sociétés riches, capitalistes, dépensières à outrance veulent maintenir leur ordre intérieur, diminuer leur propension naturelle au désordre. Oui mais, ca se fait au détriment du "milieu extérieur". Ainsi, les pays les plus pauvres, déficitaires en terme d'échanges structurants, deviennent plus misérables. Plus de trithérapie dans les pays riches, plus de séropo en Afrique. Etc, etc. Passionnante perspective pour comprendre le monde, à mon humble avis. La solution? Les mots, la littérature, les idées, la sensibilité et l'intelligence : c'est dégueulasse de faire ca au chat de Schrödinger!
Télévisionnairement,
MF

Rédigé par: Michael Flame | le 07 février 2007 à 23:59

 

-Wrath=Chproutz ? Ah. Je me disais qu'ils ou elles avaient l'air très, très ami(e)s, mais il y en a une qui vouvoie, l'autre qui tutoie.. Bon. Schizophrène, en plus ? Bref, ça n'a pas grande importance, un nom est un nom.
(A ce propos, je sais pourquoi je viens sur ce site. Pour lire des choses comme : "Je ne suis pas un individu, je suis une force qui va." Mais comme j'aime l'humanité, je pense que c'est de l'humour. Mon optimisme me sauvera.)
Pardon, Flame, je vous ai confondu avec Gadrel (l'horreur). Je suis toujours un peu fébrile quand je lis ce site, je suis agité de tics nerveux, mes dents claquent, ma vue se brouille, du coup j'ai un peu mélangé vos deux interventions.
Pour le reste, les histoires de chat complètement mort et complètement vivant, je n'interviens pas, m'en veuillez pas, je suis nul en Schrodinger.
Pour répondre à votre question, Flame, sur les directions dans le roman, non, ça ne m'arrive pas. Pas aux carrefours importants, en tout cas. Je ne commence pas l'écriture d'un roman sans avoir en tête le début, la fin, et trois ou quatre étapes importantes en chemin, donc quand j'hésite, c'est toujours sur des choses très précises ("Est-ce qu'elle le quitte ou est-ce qu'elle meurt ?", "Est-ce qu'il part à New York ou à Veules-les-roses ?"), et il suffit que je visualise l'ensemble, le début, la fin et les étapes, pour trouver assez rapidement la route la plus intéressante, ou la plus utile, ou la plus fluide pour rejoindre le point suivant. C'est toujours assez linéaire, ce que j'écris.
J'ai bien aimé la scène imaginée par Zoro : Wrath et sa mitraillette au Flore. (Il y a deux ans, des types sont venus avec plein de boules puantes, le palier suivant est proche.) Le hic, c'est qu'ensuite, il ne resterait plus une attachée de presse pour porter son livre, plus un journaliste pour en parler. Il resterait juste quelques éditeurs sérieux, qui seraient restés chez eux à lire ce soir-là, et qui lui proposeraient gravement un tirage à 500 exemplaires, sans à-valoir, "Estimez-vous heureuse de faire vos premiers pas sous mon aile dans le noble monde des Lettres, mon petit."

Rédigé par: PhJ. | le 08 février 2007 à 04:48

 

-@PhJ: Non non je suis pas Wrath (elle me disait l'autre jours justement, arrete de me deffendre sur mon blog, on va finir par penser que c'est moi, et comme tu fais plein de fautes d'orthographe ca serait terrible).
Non, mon com etait en rapport a Gadrel qui me repond, mais en s'adressant a Wrath car j'avais comis un crime d'adhominemisme.

Pour le chat, comme l'epissage ou l'enthropie, tu as tord de ne pas t'y interesser. Mais bon, etre progressiste n'est pas donne a tout le monde.

Petite question: Tu dis que Wrath accuse tout et tout le monde dans le milieu d'etre des pourris. Il y a quelques posts tu l'accusait d'etre trop sympa avec Guillaume Robert. Alors?

@Flamme: Justement, je lisais un article tres interessant sur un gas qui pense que l'experience transforme la matiere en information, qui redevient matiere a la fin de l'experience i.e. lors de l'observation. Donc le chat devient information lorsque l'experience commence, puis se rematerialise en vivant ou en mort (selon le resultat de l'experience) une fois que la boite est ouverte. Interessant, non?

Rédigé par: Chproutz | le 08 février 2007 à 14:52

 

-Je confirme que Guillaume Robert est très sympa. Je viens de le croiser chez Flammarion (avant le Podwrath de Audrey Diwan), il m'a demandé gentiment des nouvelles de mon texte. Quand on voit l'attitude paternaliste de certains éditeurs, on ne peut qu'apprécier ce type de comportement.
Mais bon, Guillaume n'est pas le seul à essayer de faire son travail sérieusement. Je ne vais pas en mentionner d'autres pour l'instant, histoire de ne pas faire de "fayotage". Mais il y en a...
Sans compter les auteurs que j'apprécie et qui sont honnêtes sur le milieu de l'édition: Aymeric Patricot, Lucien Cerise, et quelques autres...

Rédigé par: wrath | le 08 février 2007 à 16:20

 

-Lol chproutz...certes oui, c'est intéressant pour nous, mais pour le chat, je suis pas sûr! Tout est relatif, finalement.

Matériellement,
MF

Rédigé par: Michael Flame | le 08 février 2007 à 20:24

 

-Chproutz : Pour le chat, je ne dis pas que je ne m'y intéresse pas, je dis que pour l'instant je n'y connais rien.
J'accusais (c'est un bien grand mot, hein...) Wrath d'être trop sympa avec Guillaume Robert "en face". Justement. Je disais (en exagérant un peu, peut-être) : elle crache sur le milieu de l'édition, mais quand elle a en face d'elle un éditeur qui représente à peu près tout ce qu'elle dénonce, elle est toute douce et compréhensive. Je ne trouvais pas ça cohérent.
Là, par exemple, elle dit exactement ce qu'elle reproche aux autres de dire. Guillaume Robert n'a pas voulu de son texte (il publie surtout des gens bien incrustés dans la presse et le milieu Flore), mais il lui a demandé "gentiment" des nouvelles de son texte (ce qui ne lui coûte pas grand-chose). En gros, Guillaume Robert symbolise tout ce qu'elle n'aime pas mais il est "sympa", et tout à coup elle semble trouver que c'est très important. Je donne un an à Wrath pour devenir une ardente avocate du milieu de l'édition française (dès qu'elle sera publiée, quoi).

Rédigé par: PhJ. | le 08 février 2007 à 21:21

 

-Et moi j'ai pas de réponse?:(

Rédigé par: Elisabeth Robert | le 09 février 2007 à 10:12

 

 

 

 

2)(sources : http://villemain.canalblog.com/archives/2008/07/01/9779346.html#c16064296 )

 

-Désolé de m'incruster dans une si conviviale ambiance, je voulais juste féliciter Marc Villemain pour ses articles dans le dernier "Magazine des Livres", notamment ses analyses de l'évolution de Richard Millet. Du reste, je me trompe peut être, mais il me semble que le Magazine des Livres "nouvelle formule" est de plus en plus riche et intéressant (et ne sombre pas dans le dégoulinage consensuel de "Lire"...)

Posté par Marco, samedi 5 juillet 2008 à 12:11

 

-A "Marco"

Eh bien voilà un message plutôt agréable à lire - il est vrai que les derniers, sur ce blog, me laissaient plus dubitatif...

Je transmets vos félicitations à Joseph Vebret, rédac'chef et big boss de l'auguste Magazine...

MV

Posté par MV, samedi 5 juillet 2008 à 13:05

 

 

 

 

3) http://fr.youtube.com/watch?v=UlARuAs_k18

 

–(sources : in Frédéric, Ludwig et le troubadour, de Françoise Bachmann)

 

 

" Oublions Nohant, son chaos, ses auberges, l’odieuse toux et les angoisses. Frédéric renaît ; il est comme le papillon sorti du cocon avec peut-être un je ne sais quoi de triste dans certains regards. Mais quelle victoire – nous avons faim. Bras dessus dessous, d’un pas décidé, nous regagnons la salle à manger. La table est magnifique, la nappe jaune tournesol accueille les serviettes rouge coquelicot, les verres élégants de sobriété posent leurs reflets sur le vert pastel de grandes assiettes en attente de décors gastronomiques. Quelques rameaux de romarin posés çà et là (NdMF : et non " çà let là ", sauf si jeu de mots magnifique et sobre avec " salé " ou " le sel est là " ?) entre quelques branches de monnaie-du-pape apportent la touche finale à une vision esthétique plaisante. Des légumes de Provence à la coriandre, un pavé de loup succulent, un Bellet Château de Cremat blanc, des fromages onctueux (NdMF : AOC non précisées…suspens, imagination et sobriété magnifique), un Bandol Moulin des Costes et un sorbet au melon agrémenté d’éclats (NdMF : encore ? ! limite indigeste ce texte, euh pardon, ce repas…manquent plus que le coca et le Château Yquem, pour dire je t’M, et du Q) de pistache caramélisée font de nous des hôtes comblés.

Au cours du repas, nous avons relu minutieusement le programme de la quatrième Master Class animée par deux grands artistes vrais et amis (NdMF : " amis mais vrais " eut été plus épicé, bien que toujours fictif), Frédéric et Ludwig, qui font partie de ce tout petit nombre que j’admire sincèrement (NdMF : c’est dire !). L’organisme qui m’emploie m’avait une nouvelle fois demandée ( NdMF : et non " demandé ", le " je " est une femme, si j’ai bien compris, mais je m’en souviens plus, j’ai lu ça hier soir…peut-être une subtile et magnifique ambiguïté pour l’imagination dolphinesque du lecteur posée en incipit comme ornement, c’est trop fort ! Peut-être un discours indirect libre de l’invité ? Bon, on s’en fout, la suite) de renouveler la mise en place d’un stage avec ces deux intervenants qui depuis trois ans avaient eu un effet mémorable sur tous les participants. Dès le début du printemps je préparais méticuleusement la quatrième session qui aurait lieu à Menton du 20 au 29 août de cette année. L’organisation, matérielle et administrative, ne nécessitant ni recherche intellectuelle particulière ni frénésie, simplement de l’ordre et de la rigueur, avait été bouclée rapidement. Ce qui était intéressant, c’était la volonté et l’envie que nous avions de mettre les participants face à face avec des forces riches de création. Il n’était pas question, pour Frédéric et Ludwig, de s’engouffrer dans la théorie de la musique.

-Nous ne ferons pas l’analyse du contrepoint et de ses règles rigoureuses ou de l’art de la fugue qui passe si souvent pour un réseau complexe de calculs sévères, dit Frédéric.

-Concernant la fugue, Frédéric, je ne suis pas d’accord avec toi, car bien qu’elle ne soit pas maîtrisée aisément, elle me permet cependant d’y intégrer une grande liberté ; la grande difficulté est d’organiser cette liberté (NdMF : sic), un peu comme dans la vie.

-Tu as raison, dit Frédéric(NdMF : je précise que les deux tourteaux melba viennent tout juste de se retrouver), et c’est peut-être pour cela que je ne peux pas définir réellement ce qu’est la musique.

-Avons-nous besoin de toujours comprendre la musique, Frédéric ? On nous apprend les lois de l’harmonie, de l’acoustique. (NdMF : Les dialogues sont vraiment succulents, ça me rappelle Martine au solfège…je vais cesser là mes commentaires, ça fait trop enculeur de mouche !) Les pythagoriciens disent que la musique est la science de l’ordre en toutes choses et Leibniz pense qu’elle est un exercice d’arithmétique secrète. Soit (NdMF : gorgée de Bandol + quelques clapiotes), mais je préfère l’image qu’en donne Ludwig quand il dit qu’elle est une révélation plus haute que la science et la philosophie (NdMF : passionnant…en science et en philo, on préfère pas, on étudie, on cherche, et on apprend). Les carnets de route des humains (NdMF : homo sapiens sapicole) sont tous différents. Laissons de côté la catégorie des profanes (NdMF : zzzzZZZzz pitié oui zzzzZzz) qui connaissent par cœur l’histoire de la musique occidentale sans jamais pleurer quand ils écoutent l’élégie de Fauré (NdMF : alors qu’Audiard lui, pleure de rire), celle des amateurs qui par ambition ou par erreur s’attardent à conquérir une virtuosité manuelle (NdMF : moi là maintenant, c’est par erreur, visiblement), celle des professeurs indigestes qui font le travail à l’envers, entraînant leurs élèves à écouter avec les yeux, le nez collé à une représentation graphique avant de développer l’oreille, enfin celle des grands seigneurs de l’arbitraire qui pensent que celui qui ne détecte pas le défaut d’un comma (NdMF : juste un comma ? C’est le seul défaut ?) dans un semblant d’unisson (NdMF : ah ok), qui n’a pas fait d’étude préalable, n’aura pas de plaisir musical.

[…long blanc typographique sobre, musical, laissant le lecteur dans une solitude ontologique et dolphinesque, lourde de sens, sensorielle, métaphysique, au-delàa du bien et du mal, de toute science et de toute philosophie, et magnifique…]

 

Frédéric rit :

-Je reconnais là des individus rencontrés çà et là (NdMF : et ici et là haut, en bas, là bas) au cours de mes voyages (NdMF : à Sitting Bull en écoutant Purple Haze ? lol) Certains me prenaient pour le virtuose attitré de leurs fêtes inoubliables, d’autres pour un sylphe.

Ce que j’aimais chez Frédéric, c’est que je n’avais nul besoin de le flatter. Son esprit était vif, quelquefois emprunt à une certaine cruauté. Lorsqu’il en avait envie, il jouait avec les gens qu’il appelait les communs. Par moments, sa sérénité était telle que j’en admirais la magie. J’aimais son air débraillé et son sens du réel, son avide envie à plonger ses sentiments dans des révisions incessantes.

Une petite gorgée de baie de houx distrait nos pensées. Le liquide de glace frappé, au goût subtil, propage sa force alcoolisée […] " etc, etc.

 

Vous pourrez y découvrir aussi d’autres règlements de compte très élaborés et délirants, avec les clavecinistes notamment, et des personnages qui écrivent comme ils parlent, comme ils pensent, comme ils pètent plus haut que le cul des communs. Mais toujours dans la subtilité ! lol Ca s’appelle " Frédéric, Ludwig et le troubadour ", et c’est de Françoise Bachmann (sans les NdMF, hélas, mais avec pleins pleins de fautes et de coquilles. Nul n’est parfait ! Mais quelle victoire ! Je vais pisser)

 

 

 

 

4)-(sources : http://francoisebachmann.hautetfort.com/tag/liszt )

 

 

-04.06.2008

Liszt et l'art du clavier

En 1831, Franz Liszt, compositeur et pianiste hongrois, écrit à Valérie Boissier, l'une de ses élèves :

Vous voyez bien que pour exprimer tout ce qu'on sent, il faut n'être entravé par rien, il faut avoir les doigts tellement développés, si souples, avec une telle échelle de nuances toutes prêtes dans les doigts, que le coeur puisse s'émouvoir et cheminer sans que les doigts soient jamais un obstacle.

http://fr.youtube.com/watch?v=zS5LRRsNYZk (Horowitz plays Liszt Consolation n°3)

 

-Très belle et douce Consolation.

Pour le reste, le propos de Liszt lui-même, j'avoue rester un peu sur ma faim. Le mot n'est pas le bon, mais il y a presque de la démagogie dans ce qu'il écrit. C'est toujours ceux qui possèdent la plus grande maîtrise, la plus grande technique, ceux qui ont éprouvé l'enivrant labeur du clavier des heures durant et durant des années, qui, à la fin, nous disent qu'il faut simplement laisser son coeur parler... "Il ne faut être entravé par rien", certes ; mais il faut pour cela une technique à ce point assurée qu'elle seule peut nous offrir le charme luxueux d'oublier nos propres doigts...
Il y eut certes Thelonious Monk, qui, c'est le moins que l'on puisse dire, n'était pas un technicien... ; mais enfin, c'est une exception, et dans un genre bien différent.

Ecrit par : Marc Villemain | 05.06.2008

 

-Marc,

Liszt ne donnait pas réellement d'indications "techniques" à ses élèves. Par ailleurs, les professeurs de l'époque ne l'apprécaient guère. Il examinait avec minutie son propre jeu et a lui-même modifié son toucher. Une "technique intelligente" pourrait servir le pianiste qu'on appelle "moyen". Pas question, alors, de génie ou de virtuosité ! En argumentant les mouvements, les contacts et les suspensions dans le sens pédagogique lisztien, il est possible d'éviter un travail ardu qui ne conduirait qu'à un résultat insuffisant par rapport au temps passé à "batailler".
Il va de soi que l'oubli de ses propres doigts passe par le temps qu'on accorde à l'instrument (et à soi-même) et au langage musical qui s'acquiert, comme tout langage.

Quant à Thelenious Monk, oui, il est une exception. Il a réussi à sortir le piano-jazz de sa forme habituelle d'harmonies néo-classiques et des couleurs réglementaires européennes. Sa "technique" était perçue comme insatisfaisante parce qu'elle ne suivait pas les règles établies. Mais Monk ne faisait pas de concessions, à l'image de ses ruptures rythmiques, ses dissonances et asymétries.

Ecrit par : Françoise B | 07.06.2008

 

-

C'est clair que c'est tout un art de générer des harmonies sur de la dissonance, d'en dégager la quintessence d'une émotion sans cesse renouvelée à la fois qu'en suspens. Tenez, je vous invite à découvrir ces perles de Nobuo Uematsu, parmi tant d'autres. Il s'agit de deux pistes tirées de la petite dixaine que contient l'anthologique et méconnu album "Grande Final". Je l'écoutais en boucle dans ma jeunesse lycéenne, entre deux albums d'NTM et d'Eminem (je suis un grand DJ incompris! lol) C'est une réorchestration de vieux sons 16 bits d'un vieux jeu non moins culte : FF6. Les thèmes originaux, malgré leur vieux son artificiel (support oblige, c'était sur la vieille super nintendo), n'en étaient pas moins dépourvus d'une âme et d'une intelligence de composition, que leur réorchestration plus ou moins étoffée et revisitée, révèlent, à mon goût, magistralement. Voili voilà ma belle, j'espère que ça vous hérissera au moins les poils ;)
Il est inutile d'essayer de me retenir...je dois partir, comprenez-le!!! à +

Dramatiquement,

MF

-Phantom Train :
http://fr.youtube.com/watch?v=UmapM2Jd4lQ&feature=related (écoutez bien en entier, y a deux variations distinctes, structure d'ailleurs adoptée dans la plupart des pistes)
-Aria di Mezzo Carattere :
http://fr.youtube.com/watch?v=OcE1mIBVkm0&feature=related

Ecrit par : Michael Flame | 23.06.2008

 

 

 

-(sources : http://francoisebachmann.hautetfort.com/archive/2008/06/25/chronologie-inversee-de-hendrix-a-mozart.html#c3719365 )

 

-Hendrix, c'est de l'éphémère aussi mais ça a ce goût de l'absolu qu'on peut appeler bonheur.
Cordialement

Ecrit par : Redonnet | 25.06.2008

 

-Pour moi, Hendrix n'est pas de l'éphémère.
Tant qu'il restera une personne pour l'écouter, le lire, le jouer et l'aimer, l'éphémère sera désintégré.

Cordialement

Ecrit par : françoise b. | 25.06.2008

 

-Autant entre Thelenius Monk et Liszt, mon coeur, mes tripes, mes pores et mes glandes sudoripares subjectifs balancent ; autant là, votre ingénieuse confrontation me révèle l'éphémérité, certes relative, du sieur Hendrix. Son live me laisse de marbre, musicalement parlant, aujourd'hui. Tandis que ce requiem de Mozart me transporte loin et me sublime dans les frissons de nouveauté qu'il génère, à mon oreille et à mon coeur lassé de ses riffs pseudo-modernes de gratte électrique. Chez nos contemporains, les électrons font la moitié du travail et de leurs prouesses. Chez Mozart, c'est lui l'électron, et libre qui plus est! Quel bonheur! J'aurais préféré me taper Hendrix, cela dit! lol

Absolument,

MF

PS : j'adore votre blog chère Françoise, continuez cette confrontation décalée entre vos proses et vos coups de coeur musicaux plus ou moins anachroniques. Les idées les plus simples sont parfois les meilleures, bravo!! ;) Ainsi, Mozart avait déjà compris que le plus important, c'était de mettre du génie dans la partition, plutôt que dans l'éclairage et dans les plans de caméras! La meilleure idée des rock-stars (en général), c'était de se doper, pour finir jeune, comme James Dean et Mozart. Que c'est chagrinant...

Ecrit par : Michael Flame | 25.06.2008

 

-Anachronique?
Qu'est-ce que le temps a à voir la dedans?
C'est une seule et même portée avec un long silence d'unê même syphonie,d'un même cri!
Les idées les plus simples?
Il y en a qui confondent encore Compliqué avec Elaboré
Ps je ne sais pas ce qu'est un URL.
C'est un nom d'indien?

Ecrit par : Alain | 28.06.2008

 

-Françoise
Me permetrez vous de vous appeler ainsi?
D'ailleurs c'est trop tard!
Je l'ai fait
Je suis de ce malheureux siecle de l'éléctron, et faute de pouvoir interpréter ce fabuleux réquiem,je m'en vais de ce pas, au fond de mon antre éléctrique, carresser quelques Purple Haze qui m'accordent souvent ce même frisson venu du fond de moi.
Finalement je fais la grace à tous ces génies de leur offrir mes frissons, sinon pourquoi auraient-ils vécu?
URL Alain, chef tombé à Little Big Horn

Ecrit par : Alain | 28.06.2008

 

-"Il est ordinaire que l'on ait plus de bonheur par l'imagination que par les biens réels.[...]
Apportez-lui des bonheurs tout faits, il détourne la tête comme un malade. Au reste, qui n'aime mieux faire la musique que l'entendre ? Le difficile est ce qui plaît. Aussi toutes les fois qu'il y a quelque obstacle sur la route, cela fouette le sang et ravive le feu"

in Propos sur le bonheur, d'Alain (1911)

Cher Alain,

Vous ne confondriez pas bravitude et ringarditude? Les vieux qui jouent à la jeunesse éternelle, ça me fait toujours marrer! Zont pas compris que leurs images des années 60-70, les jeunes de maintenant s'en foutent déjà, c'est moche, entre le noir et blanc et la couleur, ingrat c'est gris, triste, vieux, démodé, sans intérèt, et votre génération se gargarisera du contraire délirant jusqu'à son extinction silencieuse. Les electrons, y s'en foutent moins, car ça fait plus branché, plus moderne, plus cool, que Mozart ou Liszt. Alors quand un vieux tombe sur un jeune du siècle suivant, préférant Mozart à Hendrix, c'est plus fort que lui, ça le rassure, ça le rajeunit. Hendrix aura au moins servi à ça! lol Bonne journée à toutes et tous!

Morguement,

MF

http://fr.youtube.com/watch?v=wO9CAUGbx2g

Ecrit par : Michael Flame | 28.06.2008

 

-Cher MF,
Manifestement vous me jugez plus âgé que vous ce qui peut faire partie des choses possibles.
Ceci étant, vous êtes vous quelque peu soucié de l'age de notre hôtesse avant de vous épancher de la sorte?
Car si elle est de ma génération plus que de la votre, vous imaginez la goujaterie!
Nous risquons même d’être, tous deux, expropriés.
Enfin, nous allons tabler sur son immense tolérance.
Bien que comprenant la subtilité de votre citation (Little Big Alain), vous me faites un peu tressaillir lorsque vous associez Bonheur et Biens réels.
je ne suis pas convaincu, à voire votre réaction prompte et animale, que vous ayez, vous concernant, fait réellement la part du virtuel et du réel, étant pour ce qui vous concerne si je vous ai bien suivi, de la génération de l’écume des choses.
Bien que la vie m’a largement doté, je n’accorde aujourd’hui de valeur qu’à l’argent de mes tempes, ayant compris depuis peu (très peu) que le réel est beaucoup plus subtil qu’il n’y paraît.
Le paraître, voilà une autre forme de réel !
Je l’ai connu également, comme vous, vous souhaitant de connaître les autres formes du réel, afin que le labeur de certains vous servent à progresser plus loin qu’eux.
Voilà un geste d’amitié qui devra vous toucher, et permettre à notre hôtesse de nous laisser aller à notre guise.
Little Big Alain

Ecrit par : Alain | 28.06.2008

 

-J’ai un remord
A lire votre extinction (seconde) , je vous transmets mes quelques impressions
Bravitude, manifestement vous avez été captivé par une campagne électorale qui , pour ma part m’a laissé de marbre, comme les précédentes d’ailleurs
Ensuite Zont, s’écrit Z’ont quand on a fait ses humanités
Les jeunes de maintenant, bin oui, si ils n’étaient pas de maintenant ils seraient vieux, du….
Toutes les générations s’éteignent,
L’age ne fait rien à l’affaire.
Quand on est C.., on est C…
Quant à préférer Mozart, je n’arrive pas à faire le choix
Les deux tout autant
Et quand j’écoute c’est avec mes oreilles pas avec les yeux des autres
Jeunes ou vieux
Françoise pardonnez moi cette intrusion
Je vous promets que quelque soit
La réaction de notre jeune squater
Je ne répondrai pas, afin que votre espace ne devienne pas
Un pré à duel

Little Big Alain

Ecrit par : Alain | 28.06.2008

 

-Alain,
La grâce inspire.
Ne pouvant choisir entre le Requiem et les Purple Haze,
un souffle nomade m'a fait traverser les terres de Sitting Bull, quelques traits magiques de Ben Harper et l'accueil irrésistible de mon piano, pour un impromptu de Schubert et un clair de lune de Debussy.
Françoise

Ecrit par : françoise b. | 28.06.2008

 

-A vous lire, Alain, j'me dis "hein? hein hein"
Vive le vers libre sans rimes
C'est comme Purple Haze, ça fait frime
Masquer sa prose nulle à iech, c'est malin...
Admirer vos deux oreilles, la déprime!

Pour le reste, je revendique mon animalité, mieux vaut ça que d'être un légume, (alors un vieux légume...) ou un minéral, comme le vulgaire caillou que vous êtes aussi, à tomber du rocher tout seul comme un grand, sans qu'on vous jette. Relisez vos humanités, la liaison s'entend, avec les oreilles, mais ne se lit pas avec les yeux, y a pas de graphème exact et rigoureusement correct pour "z'ont, zont" (zzzZZZzoonnnzzZz....). Par contre, remords ça prend un s, même si, virtuellement, vous n'en avez aucun! lol Gros bisous à ma belle Françoise, qui n'a (quasiment) que les avantages de son âge, et qui sait fort bien combien elle m'attire bien plus que beaucoup de jeunes femmes moins vieilles ;) (j'attends toujours vot' bouquin au fait!)

Courageusement,

MF

PS : je ne suis pas inscrit sur les listes électorales, et je n'ai donc jamais voté, ni eu l'envie. La politique, c'est pas fait pour les animateurs télé, ni les grosses dindes sans projet, ni charisme ni idées. Et puis la France, j'm'en fous. Trop vieille! lol

http://fr.youtube.com/watch?v=_rgAK5vfSXk

Ecrit par : Michael Flame | 28.06.2008

 

-Cher MF

A vous lire il m’est donné de mieux vous connaître
Ainsi du fait de votre jeune âge
Si vous étiez encore à vous interroger
Quant à votre œuvre sur cette terre

Permettez-moi de vous aider dans vos orientations
En vous en proposant une voie
Correspondant sans contexte
A vos penchants naturels

Prenez un coléoptère, bien que la mouche
Ne soit peut être pas de cette classification
Livrez vous sur elle à une activité
Fort répandue à Sodome et Gomorrhe

Villes du pentapole de Canaan
La spécialité locale, bien qu’ancestrale
Vous semble, à l’égard de cette malheureuse mouche
Fort familière

Or donc, je vous prédis un avenir radieux
Dans la branche professionnelle
Des Ec….de mouches, et suis persuadé
Que vous vous y ferez un nom, faute d’en avoir un

Parmi les bienfaits collatéraux
Vous pourrez apprécier la disparition
De ce qui caractérise certaines formes avancées de jeunesse, l’acné.
Pour ma part je vais jouir des grâces bien réelles de notre hôtesse.

Little Big Alain

Ecrit par : alain | 30.06.2008

 

-SANS CONTESTE
Correction avant déluge, et autres plaies
Amitiés

Ecrit par : alain | 30.06.2008

 

-Tu me pardonneras surement cette réponse à MF, moi qui m’étais un peu engagé à ne plus en formuler
Je te remercie de ta tolérance et de tes grâces
Alain

Ecrit par : alain | 30.06.2008

 

-(CS ! ! ! !) Putain, quelle douleur dans le cul ce gonz! lol A ce propos, vous confondez "enculeur" et probablement "éculé", relisez-vous bien avec les esgourdes, pov chameau assoiffé. Vous avez commencé à me chercher, souffrez que je vous gratte, tel le morpion colléocouilles que vous êtes (comme disait Coluche). Maintenant, trêve de verbigération, épargnez-moi vos conseils de vieux baba con, vos vers essoufflés, vous ne tenez pas vos promesses stupides, pire, vous aggravez vot' cas : j'imagine que le trou du cul qui a reposté 2 des 4 extraits de mon best-of 5 c'est vous, ou un autre barbon fanatique illuminé au crac de ses souvenirs d'antan. Françoise, n'hésitez pas à "censurer" les deux derniers commentaires portant mon nom dans l'article 38 : le plagiat ne paie pas. Ca n'est pas un "message", mais du flood et de l'usurpation d'identité. Partant, c'est irrecevable, car profondément lâche et malhonnête. J'autorise (et je n'aurais pas à le rappeler dans le meilleur des mondes) tout jugement, tout commentaire, toute citation encadrée par un discours, même insultant, même mal écrit et aigri, quelqu'il soit, pourvu qu'il soit signé courageusement, ou d'un nom, ou d'un pseudo parmi d'autres, ou du pseudo qu'avait la personne qui souhaite s'exprimer lors de son échange laborieux et pénible avec moi, par le passé. Je ne cautionne pas cette pratique, et j'espère, chère Françoise, que votre grâce fera honneur à ma requète tout à fait juste : il existe la censure de l'effacement, et la censure de l'ajout fallacieux de commentaires attribués à d'autres. Visiblement, cher Alain, j'ai un nom déjà important. Si ça n'est pas vous, ce que je conçois toutefois, ne pouvant le prouver (attendu que des hyènes et des M-e-R-d-E-s factices dans vot'genre, sans authenticité, il en existe tout un TAS, par définition), si ces deux reprises de mon best-of n°5 dans l'article "38" ne sont pas de vous, sachez qu'elles auraient été votre meilleure prouesse à mon encontre, le rapport stupidité/lâcheté/malhonnêteté/efficacité n'ayant jamais été poussé aussi loin, en aussi peu...Je n'ai pas la possibilité ni la chance d'affirmer ma suprématie dans des articles intouchables, que je pourrais remplir en surplomb des commentaires qu'ils inspireraient ou accueilleraient. Non, cet espace de commentaires est ouvert à tous, mais pas à personne : c'est là la limite du droit à la censure. La liberté des uns s'arrête ou commence celle des autres, et réciproquement. Supprimez donc, svp Françoise, les deux derniers commentaires signés de mon nom, dans l'article "38", comme vous ne sauriez toléré des lignes ajoutées ou insérées dans votre article 38, n'étant pas de vous, et nimbées au final de votre nom, de votre authenticité. Libres sont tous les internautes de me commenter, de m'ignorer, de me juger, de m'insulter, de m'aimer, de me citer, de me déformer, de me parodier, de me vouer un culte, de vouloir me tuer, de vouloir tout ce qu'ils veulent, de s'acharner, etc, Michael Flame leur répondra toujours, par des mots ou des silences, des artifices plus ou moins talentueux, originaux et perfectibles, c'est selon l'interlocuteur, mais jamais autrement. Bonne soirée à toutes et tous!

Rebondissement,

MF

http://fr.youtube.com/watch?v=FBgSJ4GfE98

Ecrit par : Michael Flame | 30.06.2008

 

-Alain,
Te pardonner n'est même pas nécessaire.

Dans la vie, il arrive que l'état de grâce engendre la grâce inconditionnelle et unique.

Françoise

Ecrit par : françoise b. | 30.06.2008

 

-Françoise

Le calme revenu
Je tenais à te faire part
De la félicité qui m’et offerte
Depuis le solstice d’été

Jours les plus longs
Les cycles profonds
Le mouvement de nos âmes
Nous apportent le crédit de nos vies

Amitiés

Alain

Ecrit par : Alain | 05.07.2008

 

-Alain,

Le solstice d'été est une merveille,
Oscillant entre ciel et terre.

L'enchantement est symphoniquement magistral.

Âmeitiés
Françoise

Ecrit par : françoise b | 06.07.2008

 

 

 

-(sources : http://francoisebachmann.hautetfort.com/archive/2008/07/08/rock-me-baby.html )

 

-08.07.2008

Rock Me Baby

BB KIng - Eric Clapton - Buddy Guy - Jim Vaughn

 

-Dites donc, un vrai air de vacances ! Fantastique, ces vieux messieurs... !

Ecrit par : MV | 08.07.2008

 

-Encore une passerelle bleue entre nos deux rives
Que des grands messieurs dans une posture simple
Sans faux semblant
Que du bonheur naïf
Merci Dame Françoise
Alain

Ecrit par : Alain | 08.07.2008

 

 

 

 

5)Entracte/pause clop ! ! http://fr.youtube.com/watch?v=yuiA2j52rP8&feature=related

 

 

(sources : http://villemain.canalblog.com/archives/2008/07/01/9779346.html#c16064296 )

 

-Désolé de m'incruster dans une si conviviale ambiance, je voulais juste féliciter Marc Villemain pour ses articles dans le dernier "Magazine des Livres", notamment ses analyses de l'évolution de Richard Millet. Du reste, je me trompe peut être, mais il me semble que le Magazine des Livres "nouvelle formule" est de plus en plus riche et intéressant (et ne sombre pas dans le dégoulinage consensuel de "Lire"...)

Posté par Marco, samedi 5 juillet 2008 à 12:11

 

-A "Marco"

Eh bien voilà un message plutôt agréable à lire - il est vrai que les derniers, sur ce blog, me laissaient plus dubitatif...

Je transmets vos félicitations à Joseph Vebret, rédac'chef et big boss de l'auguste Magazine...

MV

Posté par MV, samedi 5 juillet 2008 à 13:05

 

 

 

 

6)(sources : http://villemain.canalblog.com/archives/2008/07/07/9840092.html#c16134963 )

 

-Les deux acteurs, Anne Priol et Pascal Thoreau ne sont pas mauvais, ils se donnent, essaient d'y croire, d'habiter autant que faire se peut un texte hilare, parfois même semblent y chercher autre chose, jusqu'à éprouver une émotion sincère ; aussi la chute est-elle un peu plus tenue, le texte prend enfin le dessus sur la grimace. Mais voilà : d'un texte un peu sot et mal mis en scène, il est difficile de tirer autre chose que des soupirs. Jusqu'à l'exaspération pour ceux qui ne supportent pas que Proust fasse l'objet d'un tel simulacre ludique ; avec un peu plus d'indulgence si l'on accepte que Proust a aussi le droit d'être mal interprété.

 

-Après les livres de vulgarisation scientifique dite ludique, voici venu le temps des livres de vulgarisation littéraire (ludique, forcément). Je pense qu'il s'agit d'une niche éditoriale qui va être de plus en plus exploitée.
On pourra lire le dossier du numéro d'été du Magazine Littéraire, consacré à l'humour, et en quoi l'humour n'est pas le rire (gras) et le comique (cf. l'entretien de Finkielkraut, intelligent sans vouloir trop l'être).

Posté par Thibault Malfoy, lundi 7 juillet 2008 à 19:10

 

-Sans doute, même si le phénomène est tout de même loin d'être nouveau. Le problème, c'est quand le registre n'est pas assumé : on veut faire rire pour pas cher, et en même temps on voudrait faire chic. Je ne déteste pas rire gras, c'est aussi une dimension de l'humain (nous ne sommes pas des anges), mais pour peu que j'entende le second, voire le troisième degré ; or, de plus en plus, le vulgaire se mêle à la matière noble ; résultat : cela enlaidit le noble, et rend le vulgaire simplement pornographique. Personne n'y gagne.

Oui, j'ai parcouru le dossier sur l'humour, où il y a pas mal de choses à prendre, ainsi que le propos de Finkielkraut ; il lui est certes difficile de nous surprendre, puisqu'il dit à peu près la même chose depuis quinze ans, mais, sur cette question précise, je suis plutôt d'accord avec lui, en effet.

Posté par MV, lundi 7 juillet 2008 à 20:55

 

-Si vous me permettez cette alliance...lol

" Du mécanique plaqué sur du vivant, voilà une croix où il faut s'arrêter, image centrale d'où l'imagination rayonne dans des directions divergentes. " in Le Rire, de Bergson

Mais surtout, il faut préciser que :
http://fr.youtube.com/watch?v=EpWfwdgRlUU
Ca fonctionne également!

Voilà, mes commentaires touchent à leur fin, bonnes vacances à toutes et tous!

Noblement et pornographiquement,

MF

PS : finesse...

Posté par Michael Flame, mardi 8 juillet 2008 à 20:40

 

 

 

 

Voilà, à bientôt pour la suite du BEST-OF!!

Publicitairement,

MF

 

http://fr.youtube.com/watch?v=2AAhc4auA7A

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Catégorie : Non spécifié
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